message à nos amis et frères grand comoriens
Posté le 22.02.2008 par habari
Très souvent revient dans les blogs ,cette idée qui a été avancée dans les années 97 lors du mouvement de sécession de l'île d'anjouan selon laquelle les grands comoriens sont responsables des malheurs qui frappent l'île d'anjouan. Le raccourci est rapide , tout le monde le comprend. mais tout le monde a compris également que les grands comoriens ont toujours bénéficié des avantages liés au fait que la capitale de l'union des comores soit sur leur île. cela est incontestable et ne peut être contesté; le peu d'aide que l'Ex RFI des comores bénéficiait était investi à la grande comore .la plupart des sociétés d'état ( SNPT, la poste, hydrocarbures comores, ex EEDC...) étaient dirigés par des grands comoriens . la plupart des ambassadeurs à l'extérieur etaient pratiquement tous des grands comoriens. Tel est le bilan de l'ancien RFI DES comores.
Le pire dans tout ça a été également de constater qu'on trouvait dans ces sociétés des grands comoriens qui n'ont que le bac ou même qui ne savaient pas écrire,promus PDG ou directeur général de ces boites et que le "pauvre anjouannais" qui travaille souvent dans ces boites depuis des années avec souvent des compétences reconnues par tous n'arrive jamais à acceder à de tels postes. Cela n'était pas normal , et cette frustration accumulée depuis des années a été à l'origine de la sécession d'anjouan.
il faut le reconnaitre , maintenant je ne suis pas de ceux qui pensent que les maux d'anjouan sont dus aux grands comoriens , cette idée balancée de cette façon est évidemment fausse.
dans le mouvement de sécession de 1997 il y avait 3 grands groupes :
les "rattachistes " menés par Chamasse et alliés
les "indépendantistes pures et dures" menés par ABEID et le cercle proche du pouvoir actuel ( mohamed nafioun...)
les autonomistes qui réclamaient une confédération menés par de nombreux intellectuels anjouannais et dans lequel MOhamed bacar a par la suite pris la direction...
le premier groupe a échoué mais garde encore des élements actifs marginaux à anjouan
le Deuxième groupe s'est disloqué et certains d'entre eux soutiennent le président SAMBI actuel ( au nom de quelle légitimité peuvent ils qualifier les dirigeants actuels d'anjouan de foussoyeur de l'unité nationale et donner des léçons aux autres?) , d'autre ont rejoints MOHAMED BACAR....
le troisième groupe a actuellement rejoint MOHAMED BACAR de façon stratégique et (même après des combats politiques contre ce MOHAMED BACAR accusé depuis déjà des années mal gouverner anjouan et surtout d'avoir profité pour s'enrichir!! je parle par exemple DE CAMBI, de NASSUF, de mjamawé, d'abdallah bacar combo,de dhakoine.. ) ils ne partagent pas toutes les idées de mohamed bacar mais ils sont d'accord sur un point:
SAMBI est un fossoyeur des acquis actuels d'anjouan, SAMBI est un président incompétent même si il a du charisme et a une certaine éloquence reconnue par tous. SAMBI n'a pas du tout pris en compte l'avis de la notabilité des différentes villes d'anjouan les premiers mois suivant son élection.SAMBI a commis beaucoup d'erreur a anjouan sans les reconnaitre , Bref que sambi aurait envie de modifier la constitution actuelle pour se donner plus de pouvoir et surtout pour rester président pour un 2ème mandat...
C'est donc ce manque de confiance à sambi qui a poussé beaucoup d'autonomistes à soutenir MOHAMED BACAR ces derniers mois , car jurent ils les acquis actuels d'anjouan ne seront pas baffoués!! Il est fort probable que MOHAMED BACAR partent du pouvoir dans les prochains mois , mais ses acquis d'anjouan persisteront.
Anjouan n' a pas obtenu ce qu'elle réclamait: une confédération d'état avec un pouvoir de l'union strictement limité aux symboles, aux affaires étrangères et à la défense extérieure . tout le monde est tombé sur un compromis qui n'est pas parfait , mais qui doit être préservé et amélioré pour echapper aux conflits de compétence qui minent l'état actuel des comores.
Donc ceci pour dire les vrais "séparatistes " ne sont pas ceux qui sont à anjouan et qui ont toujours affirmé qu'ils veulent l'autonomie d'anjouan dans le respect de la constitution de l'union des comores. N'avaient ils pas accepté le retour progressif de l'union à anjouan avec l'installation d'une force de l'AND , d'un palais présidentiel dédié au président de l'union???
Ceux qui ont été séparatistes en ayant souhaité la fin des comores et un " anjouan indépendant" sont actuellement dans le cercle proche de SAMBI. Il est fort à parier qu'une fois que SAMBI aura été obligé de quitter le pouvoir après son mandat, ces mêmes individus retourneront à anjouan pour vouloir prendre le pouvoir la bas. peut être qu'ils sont tout simplement entrain de préparer le terrain car le mandat de SAMBI expire bien dans 2 ans+++
équipe habaricenterblog
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message à nos amis et frères grand comoriens
Posté par
Ahmed Mohamed le 22.02.2008
Je ne suis pas d'accord avec vous sur plusieurs points. Peut-être que le fait que la capitale des Comores soit à Moroni ouvre des opportunités économiques aux habitants, mais il ne faut pas oublier que par ce fait tout le monde en a profité et en profite, pas seulement les Wangazidja: rappelles-toi qu'après les Sociétés d'Etat, il n'y avait que les Ets Mohamed Ahmed et les Ets Abdallah (des Anjouanais) et enfin Kalfane un indien. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui où le marché économique de l'île est partagé entre Gd-comoriens et Anjouanais.
Par ailleurs beaucoup d'investissements publics qui ont coûté des milliards ont été réalisés à Anjouan notamment dans la formation professionnelle, l'électrification dont les coût revenaient plus cher qu'à Ngazidja à cause du relief montagneux d'Anjouan. Il y a le port en eau profonde dont l'essentiel du remboursement du prêt a toujours été assuré par les activités commerciales de Ngazidja. Le pays avait 3 ambassades (Paris, Ryad et le Caire) dont les patrons étaient de Ngazidja et Ndzouani.
Une chose est sûr: L'aspiration a plus d'autonomie n'est pas l'apanage de la seule île Anjouan. A Ngazidja, de part la taille de l'île par rapport aux autres, l'autonomie s'impose pour assurer une véritable décentralisation.
Je pense que c'est simplifier le débat que de dire que la raison de nos problème c'est le partage des postes.
Si je reconnais qu'à Anjouan il y a des théoriciens du séparatisme comme les Dr Zaïdou (basé à La Réunion), je constate par contre que sa pratique n'a fait qu'agraver la situation du quotidien des Anjouanais. D'où l'exode massif vers Mayotte, Mohéli et Ngazidja.
Quant aux acquits, j'aimerai bien les toucher en terme d'amélioration des conditions de vie de la population. La réalité de la crise anjouanaise a 2 facettes:
- Le contrôle de l'argent par un groupe: Port et opérations mafieuses de type banque offshore
- Les manipulations des réseaux français, en rapport avec le statut de Mayotte.
Le mauvaise gouvernance du pouvoir central ne vient qu'en dernière position.
C'est pour avoir compris cela que les politciens de Ngazidja se sont abstenu jusqu'ici de jouer le jeu de Mohamed Bacar, à savoir la remise en cause de l'unité du pays, même si quelques esprits malsains veulent amener l'île vers des avantures incertains.
L'après-Bacar
Posté par
adrami le 26.02.2008
Si une grande majorité des Comoriens souhaitent le départ de Mohamed Bacar, ils pensent que également ceci doit être une opportunité pour enterrer définitivement le séparatisme, lequel d'ailleurs est entrain de gagner Ngazidja, jusqu'ici épargnée. Ce que beacoup n'ont pas compris c'est que les enjeux de la situation ne sont pas que politiques: ils sont d'abord d'ordre financier car il s'agit d'une prise en otage des ressources financières (hydrocarbures et port) par des individus pour qui le bonheur des Anjouanais reste le dernier des soucis. Les Anjouanais n'ont rien contre le reste de leurs compatriotes. Quant aux enjeux politiques, ils ne sont pas d'ordre intérieur mais plutôt géo-stratégique voire une simple question de réseaux d'influences. Des réseaux qui manipulent certains Comoriens pour qu'ils oeuvrent dans la l'instabilité de leur pays au profit d'un statut définitif de Mayotte dont la finalité est de laisser les 3 autres îles à la traine du développement.
Le départ de Bacar doit ouvrir des opportunités pour l'émergence d'une véritable classe politique: il faut que le débat politique, le pluralisme de l'information s'installent à Anjouan. Le temps des gourous type Abdallah Ibrahim, Chamasse, Ba Goulam et Mohamed Bacar, qui ont conduit Anjouan dans les âbimes, doit finir.
probleme d'Anjouan
Posté par
mohamed le 27.02.2008
le probleme d'Ajouan depend beaucoup des autorités français qui en semant la panique à Anjouan, les autorités comoriens oublieront le probleme de Mayotte.
On a tout compris.
probleme d\'Anjouan
Posté par
mohamed le 27.02.2008
le probleme d'Ajouan depend beaucoup des autorités français qui en semant la panique à Anjouan, les autorités comoriens oublieront le probleme de Mayotte.
On a tout compris.
Oui à l'autonomie mais dans l'intérêt de la popu
Posté par
kassim le 06.03.2008
Il faut être bête pour croire que les Comoriens sont contre l'autonomie des îles. Celle-ci reste un principe irréversible.
Et il faut être bête également pour croire que Mohamed Bacar défend une "autonomie" ou des "intérêts" d'Anjouan. Si c'était le cas, Anjouan serait aujourd'hui sur le point de devenir un Eldorado économique et un havre de paix et de démocratie. Or depuis 10 ans que l'île s'auto-gère c'est le contraire que nous vivons: La misère s'est aggravé et pousse la population à l'exode vers Maoré, Nagazidja et Mwali pendant que les dirigeants s'achètent des maisons en France, placent des milliards dans des banques étrangères ou font les courses à Maoré en hélicoptère !
Oui pour l'autonomie d'Anjouan (et celle des autres îles) dans l'intérêt de la population. L'autonomie ne veut pas dire empêcher les institutions nationales de fonctionner à Anjouan (ce qui n'est pas le cas à Mwali et Ngazidja) car cela n'est pas dans l'intérêt des Anjouanais. Non seulement cela place l'île en dehors de tout dynamique de développement initié par l'Etat, mais cultive chez les habitants de 2 autres îles un sentiment anti-anjouanais parce qu'ils estiment que les Anjouanais aspirent plutôt à une certaine indépendance vis à vis des lois et institutions nationales alors que celles-ci s'appliquent à Ngazidja et Moili. On fait souvent l'amalgame entre la population anjouanaise et ceux qui se sont accaparé illégalement du pouvoir dans l'île.
Moi je suis Anjouanais et affirme haut et fort que le principe de l'autonomie comme celui de la présidence tournante doivent être respectés. Mais parallèlement à cela l'Etat doit être partout car la constitution n'a pas donné un statut particulier à Anjouan.
A mi-mandat du Président Sambi, je crois qu'il est temps de remettre les choses à leurs places et accepter que ces 10 dernières années ont été synonyme de séparatisme institutionnel et non une période d'autonomie dont aurait dû profiter une relance économique et l'émergence de la démocratie dans l'île. Aujourd'hui Anjouan est une île-prison où la moindre contestation est sanctionnée par les détentions arbitraires et les tortures. Paradoxalement les images d'un Mohamed Bacar ou d'un Mjamawé, toujours sûrs d'eux-mêmes et arrogants, font la une de certains médias privés à Ngazidja, pendant qu'à Anjouan, seule l'organe de propagande de Mohamed Bacar (la RTA) a droit de cité.
Pour conclure, je reprendrai ce qu'un autre blogueur écrivait quelque part que pour soutenir Momaed Bacar aujourd'hui il faut être:
- Cynique en fermant les yeux devant la souffrance et les privations de la population.
- Un parent ou un membre du clan qui profite du pillage des ressources de l'île.
Je rajouterai aussi qu'il faut être un ennemi avéré de l'unité des Comores, car il y a des Comoriens qui agissent par manipulation, contre leur pays.
Que Vivent nos îles dans l'autonomie et la démocratie au sein d'un Etat unifié et solidaire.