Posté le 10.03.2008 par habari
Comores : les services de sécurité ont la presse à l'œil
Le journaliste et le photographe de l'Agence France Presse (AFP) venus couvrir la crise anjouanaise garderont un mauvais souvenir de la Direction nationale de la surveillance du territoire (DNST) et de la Direction nationale de la documentation et de la protection de l'Etat.
Arrivés aux Comores après avoir averti le ministère des Affaires extérieures, dont l'un des conseillers leur a fourni une autorisation de se rendre à Mohéli dans le cadre de leurs reportages, ils ont débuté leur séjour par une querelle avec le Directeur de la surveillance du territoire, qui estimait que l'autorisation aurait dû émaner du ministère de l'Information.
Ayant finalement obtenu leurs visas, ils ont ensuite été convoqués par téléphone, vendredi, par le Directeur de la documentation et de la protection de l'Etat, un service de renseignement du cabinet militaire directement rattaché à la présidence. Etonnés de devoir s'expliquer sur leur présence alors qu'ils étaient déjà passés par le ministère des Affaires étrangères et les services de l'immigration à la DNST, ils ont eu droit à un entretien de 45 minutes, "juste pour les emmerder", estime un collègue comorien.
Le commissaire Mfoihaya, Directeur de la documentation et de la protection, reconnaît qu'il n'existait "aucune charge contre ces journalistes. Ils étaient bel et bien connus au sein de la machine gouvernementale". Pourquoi alors les avoir à nouveau interrogés ? "Il y eu un retard au niveau de l'Etat. Ils nous ont dit qu'ils avaient une autorisation mais il était 13 ou 14 heures et ça a pris du temps de vérifier auprès du ministère." Pourquoi, enfin, ne pas avoir téléphoné directement au ministère ? "Nous sommes des flics, et un simple agent préfère faire patienter la personne pour une petite chose qu'il pourrait faire en une fraction de seconde…"
Cafouillage administratif ou acharnement? Aboubacar Mchangama, le président de l'Organisation comorienne de la presse écrite (OCPE), en profite en tous cas pour fustiger dans un communiqué l'attitude des services de sécurité. "Ce n'est pas la première fois que des journalistes, comoriens ou étrangers, subissent les tracasseries de la DNST pour avoir cherché à se rendre dans l'île d'Anjouan dans le cadre de leur travail", écrit-il. "L'Organisation comorienne de la presse écrite (OCPE) s'inquiète du traitement dont les journalistes font l'objet depuis quelques temps en Union des Comores de la part de la DNST. Au lieu de faciliter leur travail et garantir l'exercice libre et serein de leur métier, la DNST, voulant sans doute justifier ses errements, s'en prend à la profession. Empêcher les journalistes de se rendre à Anjouan est devenu systématique."
Et de citer les cas d'Ibrahim Youssouf, cameraman de RFO-Mayotte et photographe à Al-Watwan, obligé de se rendre à Anjouan en kwassa "au péril de sa vie" après avoir été interdit de prendre l'avion à Hahaya, et de Elhad Said Omar, directeur de La Gazette des Comores et de HZK-presse, "retenu des heures durant au bureau de la DNST pour quelques lignes parues à la Gazette des Comores". "Souvent, des journalistes ont eu à passer des heures dans les locaux de la DNST pour des interrogatoires flous, souvent futiles, mais qui portent atteinte à l'image de notre pays", conclut le directeur de L'Archipel.
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Posté le 10.03.2008 par habari
Les ministres de la défense des pays contributeurs de troupes viennent de valider les recommandations de leurs experts militaires qui avaient effectué récemment à Moroni une mission d'évaluation et de programmation de l'opération de rétablissement de l'ordre à Anjouan, suite à l'échec de la dernière médiation internationale. Il s'agit des ministres de la Défense de la Tanzanie, du Sénégal, du soudan et de la Libye.
La réunion ministérielle s'est tenue à Dar-Es-Salam, capitale de la République de Tanzanie qui assure la coordination. Après la fin de cette importante rencontre, bénéficiant de l'appui de l'Union africaine et du soutien de nombreux pays partenaires des Comores, notamment la France et les Etats-Unis, une délégation spéciale de haut niveau, conduite par le ministre tanzanien des affaires étrangères, s'est rendu hier dimanche à Moroni où elle a été reçue en audience par le président de la République, Ahmed Abdallah Sambi.
L'on apprend par ailleurs que le gouvernement mauricien souscrit à l'option militaire décidée par Moroni, avec l'appui de la communauté internationale, estimant que c'est le seul moyen pour régler la crise à Anjouan, a déclaré vendredi, un officier gouvernemental à Port-Louis, qui a ajouté que cette décision a été prise à l'issue d'un Conseil des ministres. « Le ministre des Affaires étrangères suit la situation à Anjouan de près », a-t-il dit.
A Mohéli, les préparatifs s'accélèrent, en attendant l'arrivée des contingents de près d'un millier de militaires en provenance des quatre pays engagés aux côtés de l'armée comorienne, alors que sur le terrain à Anjouan, des rumeurs persistantes font état d'une possible fuite en préparation du colonel rebelle Mohamed Bacar et de quelques dignitaires au pouvoir dans l'île, vers une destination encore « inconnue », via Mayotte.
El-had Said Omar
Source : La Gazette des Comores N°692 du lundi 10 mars 2008
Posté le 10.03.2008 par habari
ORGANISATION COMORIENNE DE LA PRESSE ECRITE
DECLARATION
Deux journalistes de l'Agence France Presse (AFP) ont été retenus pendant vendredi soir dans les locaux de la DNST (Direction nationale de la surveillance du territoire) pour une simple histoire de visa dont les conventions signées entre la France et les Comores ont réglé les procédures.
Ce n'est pas la première fois que des journalistes, comoriens ou étrangers, subissent les tracasseries de la DNST pour avoir cherché à se rendre dans l'île d'Anjouan dans le cadre de leur travail.
S'il est vrai que l'OCPE est inquiète des dérapages éditoriaux de certains médias, elle se félicite, en revanche, de la bonne tenue rédactionnelle de la plupart d'entre eux. L'OCPE souligne les efforts inlassables déployés chaque jour par les journalistes pour rendre compte des réalités quotidiennes dans l'île d'Anjouan où les arrestations, les tortures et les viols sont monnaie courante. Ces atrocités vécues n'auraient jamais pu être connues sans le courage de ces journalistes qui, aux risques et périls de leur vie, se rendent à Anjouan.
L'Organisation comorienne de la presse écrite (OCPE) s'inquiète du traitement dont les journalistes font l'objet depuis quelques temps en Union des Comores de la part de la DNST.
Au lieu de faciliter leur travail et garantir l'exercice libre et serein de leur métier, la DNST, voulant sans doute justifier ses errements, s'en prend à la profession. Empêcher les journalistes de se rendre à Anjouan est devenu systématique.
Ibrahim Youssouf, cameraman de RFO-Mayotte et photographe à Al-Watwan, a été interdit de se rendre à Anjouan par une décision de cette même DNST. Ibrahim Youssouf s'y est rendu en Kwassa-Kwassa au péril de sa vie et a réalisé un travail formidable. Grâce à ses reportages diffusés sur RFO, le monde entier a découvert les tortures inhumaines infligées aux opposants du colonel Mohamed Bacar à Anjouan.
Avant lui, Elhad Said Omar, directeur de « La Gazette des Comores » et de « HZK-presse », a été retenu des heures durant au bureau de la DNST pour quelques lignes parues à la Gazette des Comores où il s'est interrogé sur l'identité réelle d'un des responsables de cette direction. Il sera traité de tous les noms et n'a dû sa libération des locaux de la DNST qu'au directeur de cabinet du chef de l'Etat.
Souvent, des journalistes ont eu à passer des heures dans les locaux de la DNST pour des interrogatoires flous, souvent futiles, mais qui portent atteinte à l'image de notre pays, connu pour être une terre de liberté.
L'OCPE dénonce avec fermeté ce comportement indigne d'un Etat de droit. Elle en appelle à la vigilance des autorités nationales pour que les journalistes, comoriens et étrangers, puissent exercer leur profession en toute liberté et sans contrainte aucune.
Le Président
Aboubacar M'CHANGAMA
Posté le 10.03.2008 par habari
Des soldats de l'Union africaine doivent arriver d'ici 24 heures aux Comores pour soutenir l'opération militaire du gouvernement fédéral sur l'île d'Anjouan, visant à faire partir son président Mohamed Bacar. L'UA va déployer au total environ 1 500 soldats, essentiellement des Tanzaniens, des Soudanais et des Sénégalais. La France reste disposée à assurer le transport de ces troupes jusqu'aux Comores. Le déploiement devrait débuter ce lundi pour se terminer le 15 mars. Ce samedi déjà, l'ambassadeur des Etats-Unis aux Comores avait déclaré dans un communiqué que « Les Etats-Unis soutenaient toute action prise par le président Sambi, les partenaires de l'UA ou la communauté internationale pour restaurer l'unité comorienne », en rappelant que le colonel Mohamed Bacar, au pouvoir à Anjouan avait refusé les propositions de la médiation.
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Le compte à rebours de l'intervention militaire contre le colonel Bacar à Anjouan a commencé.
Hier dimanche, le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Kamilius Membe, et l'ancien chef de la diplomatie libyenne, Ali Triki, ont effectué une visite éclair de deux heures à Moroni pour rencontrer le président comorien à ce sujet. Au menu des discussions, le déploiement des troupes africaines qui vont participer à cette opération.
Aucun chiffre n'est avancé officiellement, mais des sources diplomatiques parlent d'environ 1 500 soldats, essentiellement des Tanzaniens, des Soudanais et des Sénégalais. « Le Soudan serait prêt à fournir à lui seul 1 000 hommes », confie un fonctionnaire du ministère comorien des Affaires étrangères. Seule certitude, le déploiement devrait débuter ce lundi pour se terminer le 15 mars. Toujours selon les mêmes sources, la France reste disposée à assurer le transport de ces troupes jusqu'aux Comores.
Malgré la pression internationale, le colonel Bacar ne montre pas de signe de fléchissement, même s'il n'a plus d'échappatoire. Kamilius Membe a lancé un dernier avertissement au colonel rebelle : si Bacar et ses hommes tirent sur des militaires de l'Union africaine, ils seront poursuivis pour crime de guerre.
source:rfi
Posté le 09.03.2008 par habari

Il apparait clairement au fur et à mesure que les jours passent que la fin du pouvoir du colonel autôproclamé président s'approche. Tout le monde est entrain de le lacher , à commencer par la communauté internationale .Dans son entourage les bruits de couloir vont bon train. Les dissenssions au sein du pouvoir même s'ils ne sont affichées publiquement commencent à apparaitre , car le devenir de l'île commence à inquièter la notabilité et les cadres des autorités. On craint surtout que la stratégie affichée de prouver à la communauté internationale que la crise actuelle est née du non respect de la constitution par le président SAMBI (, en reportant de façon unilatérale le report des élections à anjouan alors même que ce n'était pas à lui de le faire) .cette statégie qui donne raison sur le fond aux autorités d'anjouan a malheureusement connu ses limites par l'intransigeance sur certains points de la part de mohamed bacar . a t il été mal conseillé ou a t il choisi délibérement cette option sachant que s'il avait accepté de nouvelles élections, il aurait été de toute façon battu. aime t il tellement le pouvoir qu'il est prêt à se battre jusqu'à la dernière seconde non pas pour les anjouannais qui vivent dans la misère , mais pour lui même ? l'idée d'un exil forcé pendant des années sans possibilité de retourner à anjouan lui semble cruelle?
En tous cas , son régime s'isole de plus en plus avec les jours qui passent .S'il avait démissionné il y a 1 mois il aurait pu bénéficier de la possibilité de se représenter aux élections qui seront à organiser de se représenter. Sincèrement On a du mal à apprécier sa stratégie, lui qui a passé plus de 5 ans au pouvoir , n'a pas compris que la politique veut dire stratégie et contournement pour éliminer ses adversaires . Le refus du dialogue qu'on ait oui ou non raison est en soi une stratégie non productive .l'homme politique doit toujours montrer qu'il est prêt au dialogue , même si il ne lâche pas grande chose .
.car au fond on se dit une chose :sa seule stratégie possible est d'attendre l'arrivée des troupes de l'union africaine pour prendre la fuite ? Qui croit une seconde que la FGA pourrait gagner une guerre contre l'union africaine et l'AND?
Posté le 09.03.2008 par habari
MORONI - Des troupes africaines sont attendues dans les prochaines 24 heures aux Comores en vue d'une offensive militaire contre le dirigeant jugé "illégal" de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernement fédéral comorien à Moroni.
"Dans les prochaines 24 heures, nous verrons des soldats et du matériel militaire arriver sur nos aéroports", a déclaré à l'AFP le porte-parole, Abdourahim Said Bakar.
L'Union africaine (UA) a prévu de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre le colonel Bacar, qui dirige Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juillet 2007 n'est reconnue ni par l'Union des Comores, dirigée par Ahmed Abdallah Sambi, ni par l'UA.
Le président comorien - Ahmed Abdallah Sambi- et le gouvernement fédéral avaient obtenu le 20 février le soutien de l'UA, des Etats-Unis et de la France à une opération militaire contre les autorités "illégales" d'Anjouan.
Quatre Etats africains d'un groupe de contact (Tanzanie, Sénégal, Soudan, Libye) doivent fournir des troupes. Ces pays "sont déterminés à soutenir l'Union des Comores à rétablir l'ordre à Anjouan", a ajouté le porte-parole.
Dimanche, le ministre libyen chargé des Affaires africaines, Ali Triki, et le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, ont "rendu compte" à Moroni au président comorien des conclusions d'une réunion des ministres du groupe de contact tenue à Dar es Salaam (Tanzanie), a ajouté M. Said Bakar.
"Les ministres ont réitéré leur plein soutien aux efforts entrepris par le gouvernement de l'Union des Comores pour rétablir son autorité à Anjouan et préserver l'unité et l'intégrité territoriale de l'Union", ont précisé les ministres dans un communiqué publié à l'issue de cette réunion.
"Toute tentative de la part des autorités illégales d'Anjouan de résister à l'intervention militaire planifiée sera assimilée à un acte criminel et sera traitée en conséquence", ont-ils encore averti.
Depuis l'indépendance, les Comores ont connu 19 coups d'Etat, la plupart sans effusion de sang, mais marqués, notamment dans les années 80 et 90, par l'activité de mercenaires.
L'Union, née en 2001, comprend la Grande Comore, Mohéli et Anjouan, qui jouissent chacune d'un statut d'autonomie.
(©AFP / 09 mars 2008 19h05)
Posté le 09.03.2008 par habari
Les Etats-Unis soutiennent ouvertement l'option militaire contre le colonel Bacar. Washington apporte son appui officiel à l'intervention préparée par la fédération des Comores et l'Union africaine. Les Etats-Unis rejoignent ainsi ceux qui depuis juin dernier contestent la réelection de Mohamed Bacar.
Les Etats-Unis haussent le ton contre le colonel Bacar, au pouvoir sur l’île d’Anjouan. Un communiqué de l’ambassadeur américain aux Comores, repris par l’hebdomadaire gouvernemental El Watan, soutient clairement l’intervention militaire décidée par Moroni, contre le chef séparatiste.
« Le colonel Bacar et lui seul, doit maintenant accepter la pleine responsabilité du conflit militaire qui s’avère nécessaire », précise le communiqué. Washington tire ainsi les conséquences du refus du chef rebelle anjouanais qui a rejeté l’offre d’une sortie de crise qui lui a été faite le 27 février par l’Union africaine.
Les Etats-Unis, la France et la Ligue des Etats arabes s’étaient associés à cette ultime médiation. Cette prise de position américaine marque un tournant dans ses relations avec Moroni. Il y a un mois, le Premier secrétaire de l’ambassade américaine aux Comores avait annoncé que : « Son pays était prêt à ouvrir l’accès des Comores aux marchés américains ». Il avait par ailleurs qualifié le président comorien de « président sérieux qui a la confiance du peuple et qui mérite d’être aidé ».
source:rfi
notre commentaire: les portes se ferment une par une pour mohamed bacar ..encore une fois à quoi joue t il? cette photo de rfi quelle honte pour notre pays , au lieu de passer du temps à nous detester et à se faire la guerre , investissons dans le développement et la proprété
Posté le 09.03.2008 par habari
Selon des informations dignes de foi, des élements cagoulés de la garde présidentielle du président Sambi ont passé à tabac un jeune homme originaire de la Grande comore et une jeune femme anjouanaise dans la
nuit de jeudi. Motif de ce passage à tabac en régle? Délit d'opinion. Les hommes de Sambi veulent-ils imposer la terreur à la Grande comore ou Sambi ne controle plus ses hommes? Et pourquoi ce silence devant cet
acte ignoble? Les droits de l'homme c'est seulement à Anjouan? A suivre............
source:comorobeach
Posté le 09.03.2008 par habari
Quand, comment et de quelle ampleur?
Le plan de restructuration de l'armée peut-il intervenir avant les réformes constitutionnelles sensées prévenir les velléités sécessionnistes, qui, de l'avis de tous, puisent leur énergie dans l'importance de la force de frappe de l'île telle que prévue par les lois organiques? Al-watwan ouvre ce débat qui, au vue des évènements de cette dernière décennie, est crucial pour l'intégrité du pays et son avenir.
Le débarquement militaire à Anjouan s'accompagne d'un plan de restructuration des forces armées comoriennes élaboré par l'Union africaine et largement inspiré des dispositions constitutionnelles de l'Union des Comores et des lois organiques. Ce plan, cité plusieurs fois
dans les communiqués de l'Union africaine, du conseil de sécurité et des réunions ministérielles, prévoit trois phases. Il sera mis en œuvre dans le cadre de l'organisation des élections présidentielles de l'île d'Anjouan, une fois matée la rébellion sur cette île.
En un premier temps, l'Union africaine prévoit le cantonnement des forces de la gendarmerie. Mis à l'écart dans le processus de retour de l'île à l'ordre républicain, ces forces se contenteront d'attendre sagement au camp. Leur dispersion après la désintégration des Fga peut être une bombe à retardement qu'il est impératif d'éviter.
Les élections programmées à Anjouan seront sécurisées par la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'Union africaine aux Comores (Maes). Une fois la phase élective achevée, commencera alors le lourd programme de l'insertion des éléments de la Force de la gendarmerie anjouanaise (Fga), au sein de l'armée nationale de développement. C'est cette incorporation qui ouvrira la voie à la création de la force de sécurité de l'île d'Anjouan, telle que préconisée par les lois organiques et c'est là que le gros problème réside. Le plan de restructuration devra-t-il être engagé avant d'entamer les réformes constitutionnelles sensées prévenir les velléités sécessionnistes, qui, de l'avis de beaucoup, puisent leur énergie dans la force de frappe de l'île, telle que prévue par les lois organiques?
Priver pour toujours à l'Union d'une force dissuasive
Ces lois organiques, adoptées par l'opposition au colonel Azali, se sont inspirées de tout l'argumentaire du colonel Bacar et des Fga, pour créer des forces similaires à Mohéli et en Grande-comore. La logique serait d'opérer autrement, en installant au même titre qu'à Mohéli et en Grande-comore, des détachements de l'armée, largement supérieur en nombre et suffisamment équipés pour jouer le rôle de garant de l'unité et de l'intégrité du territoire. Dans les deux îles de Mohéli et de la Grande-comore, la gendarmerie et les forces comoriens de défense, bien que confondues dans l'armée nationale de développement (AND), sont distinctes par leur mission propre et leur type d'armement. A Anjouan, Mohamed Bacar a rendu inexistantes ou presque les forces comoriennes de défense, pour constituer les forces de la gendarmerie d'Anjouan (Fga), en incorporant les éléments des Fcd. L'objectif étant de priver pour toujours à l'Union d'une force suffisamment dissuasive dans l'île. Et il y est parvenu.
Cette situation a permis au président Bacar, contrairement aux deux autres îles, de défier en permanence, les lois de la République, de repousser les ordonnances du gouvernement de l'Union et les arrêts de la Cour constitutionnelle qui l'indisposaient. La suprématie des décisions de l'Union, sur l'ensemble du territoire s'est trouvée compromise à Anjouan. Ce passé récent démontre que le plan de restructuration de l'armée, telle que conçue par l'Union africaine, dans sa deuxième phase, devra peut être attendre les réformes institutionnelles projetées.
Ne serait-il pas sage de cantonner les forces de la gendarmerie d'Anjouan dans leur camp, d'implanter l'armée nationale sur l'île et de lancer simultanément une réflexion profonde sur la restructuration des forces armées, qui conduira nécessairement à l'adoption des nouvelles lois organiques sur les forces de sécurité intérieure?
Le seul inconnu dans ce débat est le plan du colonel Salimou, le chef d'Etat major de l'armée. Il ne l'a pas encore dévoilé, et il ne peut être différent du plan du président de l'Union, qui est constitutionnellement, le chef des armées
Posté le 08.03.2008 par habari
Faut il juger Mohamed bacar ?
Cette question rélève d’une importance capitale : poser déjà la question c’est déjà supposer qu’il aurait commis beaucoup de fautes de nature à le traduire en justice.
Que nous dit les autorités de l’union ? je cite les propos du porte parole du gouvernement de l’union :Nous voulons le juger « pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité ». je pense que les raisons présentées par l’union des comores ne sont pas fondées. Le juger pour crimes de guerre ? la guerre aurait déjà éclaté ? le juger pour crimes contre l’humanité ? les autorités de l’union savent ils ce que veut dire « crimes contre l’humanité » ? dois je rappeller que la notion de crime contre l’humanité fait référence à un génocide ? c'est-à-dire à une mise en place d’une organisation visant à éliminer délibérément ( assasiner) une partie de la population ? On a parlé de crimes contre l’humanité’ pour HITLER, de crime contre l’humanité pour milosevic (contre les albanais), on a parlé de crimes contre l’humanité pour SADDAM ( d’avoir gazefié des kurdes)… etc etc… comment peut on parler de crimes contre l’humanité contre les autorités d’anjouan ?
J’attends des explications.
Il apparaît clairement que les raisons évoquées par l’union des comores sont fumeuses et inappropriées .
Nous affirmons que :
oui mohamed bacar a des comptes à rendre !! oui mohamed bacar doit être jugé mais pas par pour les raisons évoquées par sambi. Il doit être jugé au moins pour les raisons suivantes :
Détournements de beaucoup de fonds, enrichissement personnels,
il doit rendre des comptes sur la gestion de ces 5 à 7 dernières années qu’il a été au pouvoir….
Exactions et bastonnades d’opposants politiques, et de nombreuses accusations de violations de droits de l’homme ( ce ne sont pas des crimes contre l’humanité) ,
Toute la clarté doit être faite sur sa gestion
Et pour cela il faudrait une cour internationale neutre , ou la cour constitutionnelle pour juger les deux premiers motifs
Et une cour civile et pénale pour juger les accusations de violations des droits de l’homme.les victimes doivent aller porter plainte !