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Analyse,description et enjeux de la crise politique comorienne une actualité libre et indépendante
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16.01.2008
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déploiement de troupes de l'UA

Posté le 12.03.2008 par habari
[SIZE=7][FONT=Times]Des soldats de l'Union africaine (UA) ont commencé à se déployer aux Comores pour soutenir une offensive imminente contre l'homme fort de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, a annoncé mercredi la radio publique comorienne.

Selon Radio Comores, l'armée comorienne a déployé jusqu'à 300 hommes sur une île située près d'Anjouan, où Mohamed Bacar affirme avoir remporté l'an dernier une élection présidentielle, dont le gouvernement comorien et l'UA contestent la légitimité.

Le lieutenant-colonel Ismail Mognidaho a précisé à Radio Comores que des avertissements enjoignant les habitants d'Anjouan à rester chez eux après le déclenchement de l'opération seraient lancés dans les prochaines heures par l'armée.

Des soldats tanzaniens et soudanais appartenant à une force de l'UA ont été déployés dans l'archipel afin de participer à l'assaut visant à chasser Bacar. Radio Comores a également précisé que des soldats sénégalais étaient attendus mercredi et que la force déployée par l'UA devait compter au total 1.700 hommes.

Depuis Dakar, le commandant Prospere Basse, porte-parole adjoint de l'armée sénégalaise, a toutefois indiqué que le Sénégal n'avait envoyé que trois hommes, "membres d'une cellule de planification", et ne comptait pas mercredi envoyer d'autres soldats aux Comores.

La France, ancienne puissance coloniale de l'archipel, s'est dite prête lundi par la voix du Quai d'Orsay à apporter son aide "pour le transport de soldats tanzaniens jusqu'aux Comores", ce qu'elle pourrait commencer à faire dans les prochains jours, a précisé mercredi un diplomate français.

Selon ce responsable ayant requis l'anonymat, 150 soldats tanzaniens sont arrivés à Moroni, la capitale comorienne, à bord d'avions tanzaniens mardi et mercredi, et un autre vol transportant des militaires tanzaniens était attendu dans l'archipel mercredi. Il a indiqué ne pas avoir d'information sur l'imminence d'une attaque à Anjouan.

Des soldats fidèles à Mohamed Bacar ont pris le contrôle de la capitale d'Anjouan en mai dernier. Bacar, qui était devenu pour la première fois président d'Anjouan en 2002, cherche à obtenir l'indépendance de l'île.

Chacune des trois îles principales des Comores possède un président régional. L'UA soutient le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, dans sa volonté de préserver l'intégrité territoriale de l'archipel.

Le mois dernier, José Francisco Madeira, émissaire de l'UA aux Comores, a indiqué que Bacar avait refusé une proposition visant à organiser une nouvelle élection sous l'égide de l'UA. Depuis son indépendance en 1975, l'ancienne colonie française, qui compte 700.000 habitants, a connu une série de coups d'Etat. AP

lma/v353/com/tl[/FONT]
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Comores: Incursion de l'armée à Anjouan

Posté le 12.03.2008 par habari
L'armée comorienne a mené mardi une brève incursion dans l'île rebelle d'Anjouan, capturant trois membres d'une milice fidèle au dissident Mohamed Bacar, a-t-on appris mercredi de source militaire dans l'archipel de l'océan Indien. Des centaines de soldats comoriens se sont rassemblés sur l'île voisine de Mohéli en prévision d'une intervention probable, avec l'appui de l'Union africaine à Anjouan pour renverser Bacar qui tient tête depuis plusieurs mois au pouvoir central. "Un groupe de soldats (comoriens) est entré le 11 mars dans la région de Sima, à Anjouan, et a capturé trois membres de la milice de Mohamed Bacar", a déclaré mercredi de Mohéli le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, sans fournir d'autres détails de l'opération. Les trois miliciens ont été conduits à Mohéli pour y être interrogés. Des troupes de l'Union africaine ont commencé à arriver aux Comores pour appuyer un assaut contre l'île séparatiste.

notre commentaire: réalité ou propagande? aucun moyen de vérifier ces affirmations.d'autant plus qu'on ne voit aucun intérêt pour l'arméee comorienne d'aller enlever 3 supposés miliciens de mohamed bacar pour faire quoi. le lieutenant colonel salimou reprend bien son rôle de propagandiste , un rôle qui lui va si bien , que le rôle de chef d'état major. Souvent il parle pour ne rien dire , n'oublions pas que c'est lui qui a annoncé depuis janvier un débarquement militaire imminent sur anjouan , en disant que l'AND n'avait pas besoin de soutien extérieur .Aujourd'hui on dirait qu'il a changé radicalement de discours en déclarant que oui l'and a besoin de l'UA pour minimiser les pertes . quel crédit faut il apporter à sa parole?

d'un autre côté on a aucune idée sur l'identité des "supposés" miliciens de mohamed bacar arrêtés à sima . Si l'AND veut montrer par là qu'il a tapé fort en faisant des incursions à anjouan , il aurait fallu arrêter quelqu'un d'important , pas des miliciens.. Permettez moi d'en douter car des miliciens pro mohamed bacar à sima , j'en doute ... les habitants de SIMA sont très majoritairement anti mohamed bacar... allez poser la question à SIMA .. C'est encore probablement de la propagande!!!!

Les troupes de l’Ua se préparent à débarquer à Anjouan

Posté le 12.03.2008 par habari
Une cinquantaine de soldats tanzaniens et 75 militaires sénégalais sont arrivés ces dernières 24 heures aux Comores pour préparer une opération militaire, soutenue par l’Union africaine, contre le président d’Anjouan, a-t-on appris hier de sources officielles.

Moroni - "Une cinquantaine de soldats tanzaniens viennent d’arriver à Moroni. Nous attendons deux rotations aujourd’hui en provenance de Tanzanie, soit une centaine de troupes", a déclaré le chef d’état-major comorien, le lieutenant-colonel Mohamed Amiri Salimou.

Soixante-quinze soldats sénégalais sont en outre arrivés lundi à Moroni, a indiqué une source proche de l’Union africaine (Ua). Au total, le Sénégal entend envoyer 200 soldats aux Comores. Deux autres pays africains (Soudan et Libye) devraient fournir des troupes pour l’intervention, également soutenue par la France qui avait proposé de transporter des troupes de l’Ua. L’armée comorienne comprend 1.060 troupes (gendarmes et militaires), dont environ 400 se trouvent déjà à Mohéli, à une heure de mer d’Anjouan. L’opération - troupes étrangères incluses - rassemblerait entre 1.000 et 1.500 hommes, selon des sources militaires. "Dès que toutes les troupes africaines seront rassemblées, elles seront transportées à Mohéli", l’île où se prépare l’intervention de l’armée comorienne, a indiqué le chef d’état-major. "Nous nous rapprochons du jour J. L’opération amphibie n’est plus qu’une question de jours", a ajouté le colonel Salimou.

Les forces comoriennes disposent de deux hélicoptères de transport non-armés et de trois bateaux civils reconvertis en barges de débarquement. "Nous allons travailler avec les troupes africaines pour assurer l’aguerrissement et la cohésion de nos éléments et bien travailler ensemble," a-t-il ajouté.

Le directeur de Cabinet du président comorien, Mohamed Bacar Dossar, qui fait office de ministre de la Défense, a déclaré hier que cette intervention n’était "qu’une question de jours".

"L’invasion d’Anjouan (...) va intervenir très rapidement, surtout avec le début de l’arrivée des premiers contingents de l’Ua. Ce n’est plus qu’une question de jours", a-t-il affirmé depuis Fomboni, capitale de Mohéli.

L’Ua a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l’Union pour démettre le colonel Mohamed Bacar, qui dirige Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juillet 2007 n’est reconnue ni par l’Union des Comores, dirigée par Ahmed Abdallah Sambi, ni par l’Ua.

Les soldats tanzaniens et sénégalais ont été mandatés par l’Ua dans cette opération. L’Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de leurs propres institutions et l’Etat fédéral. Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.

AFP

Comoros tries to salvage unity

Posté le 12.03.2008 par habari
MORONI - As it prepares to forcefully regain control of rebel Anjouan, the Comoros Federation is struggling to salvage its fragile unity, torn between independence dreams and the lure of life under its rich former colonial ruler.

The tiny Indian Ocean archipelago of around 710,000 inhabitants has survived 19 coups and coup attempts since it acquired independence from France in 1975.

"Comoros as a nation exists, but not the idea of a state," said Damir Ben Ali, an anthropologist and the vice chancellor of the University of Comoros. "The basis of Comoran society is the same in the four islands, but there has never been an acquisition of modern structures of government," he told AFP.

The archipelago, which lies off the coast of Mozambique and north of Madagascar, is made up of four isles. Grande Comore, Moheli and Anjouan form the Union of Comoros, while the fourth - Mayotte - opted to remain French.

"Anjouan’s independence drive, launched in 1995, has lasted so long because of Mayotte, where the standard of living is quasi-European. This has stoked the myth of accessible wealth," Ben Ali explained.

The federation is overwhelmingly Muslim and half of its inhabitants live in abject poverty, prompting thousands to attempt the perilous crossing to Mayotte each year.

Under a power-sharing constitution adopted in 2001, the federation has a rotating presidency between the three islands, which is currently held by Anjouan’s Ahmed Abdallah Sambi.

The islands also elect local presidents who each run local governments and parliaments in the confederal arrangement.

However, since he held "illegal" local elections last year in defiance of an order by the union government and the African Union (AU), Anjouan leader Mohamed Bacar has been at loggerheads with Sambi, who has vowed to use force to regain control of Anjouan. The pan-African bloc and western powers are backing a military offensive against Anjouan.

"Mohamed Bacar has toughened his stance and can only buy time because if he flees now, his men, who have committed abuses, will kill him," said Mohamed Djaanfari, who ran against Bacar in the election.

Libya, Senegal, Sudan and Tanzania - which chairs the AU - have offered to supply troops for the offensive to oust Bacar.

Bacar, who faces trial for war crimes if arrested, has consistently refused to bow to foreign pressure and said he wanted to negotiate. Bacar sees Anjouan’s port - which serves the whole archipelago - as a strategic asset.

The port handles around 30,000 containers every month through an "illegal" contract between Bacar and the British-Kenyan firm SpanFreight, said Mourad Taiati, the AU’s representative to the Comoros.

"Only 1.5 percent (of the containers) are destined to the Comoros, the rest are dispatched," Taiati told AFP. "The deal Bacar has negotiated is worth 2,400 dollars per container, yet nothing goes to the isle’s coffers, let alone the union’s. That is why he is clinging on. He has his interests to safeguard," Information Minister Mmadi Ali said.

In addition, a long-standing rivalry between Anjouan’s more affluent residents with Arabic origins and the poorer ones of African ancestry has fueled the crisis between Bacar and Sambi, a local journalist told AFP. "Sambi is of Arabic ancestry, while Bacar pretends to represent the others," said the journalist, on condition of anonymity.

The conflict has stifled efforts to unify the three-island country, notably attempts to better define whether the island and the federation has jurisdiction on many key administrative issues.

"After the military restores constitutional order in Anjouan, a lasting stability can only be achieved by Sambi, who can overcome traditional divisions thanks to his moral and religious authority," Ben Ali argued.



notre commentaire: un très bon article en anglais qui aborde les différents aspects de cette crise politique et qui met bien relief le combat inadmissible que se livre mohamed bacar et sambi au dépens du peuple pris en otage
l'éternel combat entre wamassaha et wagoina!!!!!!!


[COLOR=red]

vers une démission obligée de mohamed bacr d'ici la fin de la semaine

Posté le 11.03.2008 par habari
Il semble en effet inéluctable le départ de mohamed bacar. Cela se fera soit par voie diplomatique , soit par les armes .Dans tous les cas comme on ne cesse de le dire dans nos analyses, lson avenir politiques'annonce sombre . Sa retraite politique risque de sonner bientôt.Il lui reste encore quelque jour pour trouver une solution de sortie sinon ca sera le naufrage pour tout son bateau ...

Naufrage d'un ravitailleur: le pompage du gazole impossible

Posté le 11.03.2008 par habari
Les autorités de l'archipel des Comores n'ont pas l'équipement nécessaire pour pomper le gazole des soutes d'un navire ravitailleur de l'armée qui a fait naufrage devant Moroni, menaçant de polluer le littoral, ont indiqué mardi les autorités portuaires comoriennes.
Affrété par le gouvernement fédéral de l'archipel pour ravitailler en carburant les troupes préparant une attaque contre l'île autonome d'Anjouan, le Taurus a coulé le 2 mars après un incendie à bord, avec 60.000 litres de gazole dans ses soutes.
"Nous n'avons pas l'équipement nécessaire" pour pomper les soutes, a expliqué à l'AFP le commandant du port de Moroni, Affane Said Mchangama, ajoutant: "autant arrêter et demander de l'aide pour ne pas prendre le risque de polluer la zone".
"Nous allons proposer au gouvernement de solliciter l'aide de l'ambassade des Etats-Unis, afin de pouvoir bénéficier de l'aide des garde-côtes américains", a indiqué M. Said Mchangama.
Le commandant du port souhaite en outre que l'épave soit déplacée, pour des questions de sécurité. Une partie de l'épave du Taurus est encore visible, à 80 mètres de la côte.
Samedi, Mohamed Said Salim Dahalani, directeur des ports de l'île de Grande Comore, où se trouve Moroni, avait jugé qu'il y avait un "risque d'une pollution énorme si le gazole se libérait de lui-même et se répandait sur des kilomètres de côte".
Les causes du naufrage n'ont pas été établies jusque présent. Pour le ministre des Finances de Grande Comore, Youssouf Said, "la guerre a commencé. Cet acte ne peut-être que criminel". Mais la gendarmerie, chargée de l'enquête, n'exclue pas un probable accident.
L'Union des Comores prépare depuis plusieurs semaines une intervention militaire à Anjouan, une des trois îles de l'archipel, pour déloger l'homme fort de l'île, Mohamed Bacar, réélu président en juin 2007 à la suite d'une élection rejetée à la fois par l'Union africaine (UA) et l'Etat fédéral.

arrivée des premiers soldats africains aux Comores

Posté le 11.03.2008 par habari
MORONI (AFP) — Une cinquantaine de soldats tanzaniens et 75 militaires sénégalais sont arrivés ces dernières 24 heures aux Comores pour préparer une opération militaire, soutenue par l'Union africaine, contre le président d'Anjouan, a-t-on appris mardi de sources officielles.

"Une cinquantaine de soldats tanzaniens viennent d'arriver à Moroni. Nous attendons deux rotations aujourd'hui en provenance de Tanzanie, soit une centaine de troupes", a déclaré à l'AFP le chef d'état-major comorien, le lieutenant colonel Mohamed Amiri Salimou.

Soixante-quinze soldats sénégalais sont en outre arrivés lundi à Moroni, a indiqué à l'AFP une source proche de l'Union africaine (UA). Au total, le Sénégal entend envoyer 200 soldats aux Comores.

Deux autres pays africains (Soudan et Libye) devraient fournir des troupes pour l'intervention, également soutenue par la France qui avait proposé de transporter des troupes de l'UA.

L'armée comorienne comprend 1.060 troupes (gendarmes et militaires), dont environ 400 se trouvent déjà à Mohéli, à une heure de mer d'Anjouan.

L'opération - troupes étrangères incluses - rassemblerait entre 1.000 et 1.500 troupes, selon des sources militaires.

"Dès que toutes les troupes africaines seront rassemblées, elles seront transportées à Mohéli", l'île où se prépare l'intervention de l'armée comorienne, a indiqué le chef d'état-major.

"Nous nous rapprochons du jour J. L'opération amphibie n'est plus qu'une question de jours", a ajouté le colonel Salimou.

Les forces comoriennes disposent de deux hélicoptères de transport non armés et de trois bateaux civils reconvertis en barges de débarquement.

"Nous allons travailler avec les troupes africaines pour assurer l'aguerrissement et la cohésion de nos éléments et bien travailler ensemble," a-t-il ajouté.

Le directeur de cabinet du président comorien, Mohamed Bacar Dossar, qui fait office de ministre de la Défense, a déclaré mardi à l'AFP que cette intervention n'était "qu'une question de jours".

"L'invasion d'Anjouan (...) va intervenir très rapidemment, surtout avec le début de l'arrivée des premiers contingents de l'UA. Ce n'est plus qu'une question de jours", a-t-il affirmé depuis Fomboni, capitale de Mohéli.

L'UA a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union pour démettre le colonel Mohamed Bacar, qui dirige Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juillet 2007 n'est reconnue ni par l'Union des Comores, dirigée par Ahmed Abdallah Sambi, ni par l'UA.

Les soldats tanzaniens et sénégalais ont été mandatés par l'UA dans cette opération.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de leurs propres institutions, et l'Etat fédéral.

Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.

des négociations toujours en cours

Posté le 11.03.2008 par habari
selon des informations receuillies de source crédible, on nous apprend que le débarquement ne serait pas imminent, au plus tôt ,il interviendrait la semaine prochaine. Cependant l'on pense qu'une issue pacifique sera peut être trouvé d'ici la semaine prochaine.une sorte de compromis faisant la part belle au président de l'union des comores , et une sorte d'échapattoire pour mohamed bacar , lui permettant de quitter le pouvoir sans donner l'image d'un président chassé. Tout ceci est à prendre au conditionnel , car cette source ne vient pas directement des autorités d'anjouan ...
à suivre

Les Comores se préparent à une opération à Anjouan

Posté le 11.03.2008 par habari
Moroni. Franck Berruyer, envoyé spécial de FRANCE 24 aux Comores, est allé à la rencontre des victimes du régime du colonel Bacar, qui sévit sur l'île d'Anjouan.
Mardi 11 mars 2008, par FRANCE 24 avec agences.

A Moroni, capitale de la Grande Comore, les préparatifs continuent pour une opération militaire que compte lancer prochainement le gouvernement fédéral des Comores contre les autorités de l'île autonome d'Anjouan défiant son pouvoir.
A l'hôpital de la capitale, on peut rencontrer des victimes du régime qui sévit sur l'île d'Anjouan. Comme un professeur de sport, rencontré par Franck Berruyer, envoyé spécial de FRANCE 24 aux Comores : "ils m'ont fouetté sur le dos. J'ai eu chaud. Je me suis retourné pour protéger ma tête et parer les coups. Ils m'ont cassé les deux cubitus, les trois os le long de la main, et les pieds."
Comme lui, des dizaines d'habitants d'Anjouan ont fui cette île des Comores qui a fait sécession. La plupart condamne les exactions du régime en place, comme un autre homme, rencontrée sur un marché à Moroni : "ils ont pris nos frères en otages. C'est très difficile de rester à Anjouan. Je suis donc venu ici pour chercher une autre vie. Et aujourd'hui, c'est très difficile."
Anjouan est dirigée, depuis mars 2002, par le colonel Mohamed Bacar. Il a été réélu en juillet 2007 lors d'un scrutin que n'ont reconnu ni l'Union des Comores, dirigée par Ahmed Abdallah Sambi, ni l'Union Africaine (UA).
Le gouvernement fédéral des Comores a obtenu le 20 février le soutien de l'UA, des Etats-Unis et de la France à une opération militaire contre les autorités "illégales" de l'île autonome d'Anjouan qui défie le pouvoir fédéral depuis l'été 2007. Quatre Etats africains (Tanzanie, Sénégal, Soudan, Libye) doivent fournir des troupes.
Cette perspective ne laisse pas la population indifférente. Sur la place de la mairie, la question d'une intervention militaire agite les palabres. Les sages auraient préféré une solution pacifique. Ils le précisent clairement à FRANCE 24. "J'aurais préféré le dialogue de la bouche que celui des armes", annonce l'un des protagonistes de la conversation. "Parce qu'il y aura des victimes."
Sur la côte de la capitale comorienne, la première victime de cette crise est un ravitailleur pétrolier échoué, et détruit par un incendie. Il devait approvisionner les militaires comoriens.
La crise comorienne, entamée en 1997, est marquée par les volontés indépendantistes des autorités de l'île d'Anjouan, mais aussi par l'attrait de l'Eldorado européen, avec l'île française de Mayotte située à seulement quelques encablures.
Repère de pirates avant la colonisation française, les Comores, situées à l'embouchure nord du canal du Mozambique, sont peuplés de descendants d'Arabes et d'Africains estimés par la CIA américaine à plus 710.000 habitants pour la partie non française, dont 98% de Musulmans.
Il s'agit d'une des régions les plus instables du continent: depuis l'indépendance, ce petit pays de 2 235 km2 a connu 19 coups d'Etat, la plupart sans effusion de sang, mais marqués, notamment dans les années 80 et 90, par l'activité de mercenaires, dont le Français Bob Denard.

chronique d’un débarquement annoncé sur l’île d’Anjouan

Posté le 10.03.2008 par habari
ne partie des troupes de l’Union Africaine est déjà en route

L’Union Africaine a annoncé le débarquement imminent de ses troupes, lundi, sur le sol comorien de l’île d’Anjouan pour contrer Mohamed Bacar. Le président, contesté depuis les dernières élections en 2007, ne veut pas quitter le pouvoir. La communauté internationale soutient le gouvernement d’union des Comores mais l’information pourrait bien être, une fois de plus, une tentative d’intimidation. Ultime tentative ?


lundi 10 mars 2008, par Natalie Forite

Les troupes de l’Union Africaine s’apprêtent à débarquer sur Anjouan, l’une des quatre îles de l’archipel des Comores. Au total, 1500 soldats, tanzaniens, soudanais et sénégalais, devraient se déployer sur le territoire d’ici le 15 mars. « Une partie des troupes est déjà en route, dans les prochaines 24h, il y aura 300 militaires en provenance du Soudan et 200 en provenance de la Tanzanie sur l’île d’Anjouan » déclarait ce matin, sur RFI, le Porte-parole du gouvernement fédéral comorien à Moroni, Abdourahim Said Bakar.

Présidée par le très contesté Mohamed Bacar, Anjouan est en proie à un conflit diplomatique depuis les élections de juin 2007. Les îles d’Anjouan, Grande Comore et Mohéli ont chacune un gouvernement autonome, mais elles sont soumises à l’autorité du Gouvernement de l’Union des Comores. La régularité de la campagne électorale sur Anjouan est contestée par ce gouvernement et par l’Union Africaine qui reprochent notamment au président Mohamed Bacar d’avoir intimidé son électorat. Les deux instances décident alors de reporter les élections, mais le président passe outre l’injonction et organise le scrutin. Il remporte les élections avec 90% des voix.

L’intervention militaire en dernier recours

Malgré les tentatives de négociations répétées pour l’évincer, le président Bacar n’a jamais voulu remettre son élection en jeu, ni quitter ses fonctions. « Toutes les formes de médiations auront été menées et elles ont échouées. Etant donné l’intransigeance et l’entêtement de Bacar, toute la communauté internationale n’a pas d’autre alternative qu’une intervention militaire. » affirme Abdourahim Said Bakar.

La communauté internationale fait bloc pour tenter de restaurer l’union comorienne. « Le Soudan serait prêt à fournir à lui seul 1 000 hommes » affirme le ministère comorien des Affaires étrangères, et la France est prête à assurer le transport des troupes tanzaniennes jusqu’aux Comores. Niels Marquardt, ambassadeur des Etats-Unis aux Comores, approuve l’intervention militaire de l’Union des Comores : « le gouvernement des Etats Unis soutient complètement le gouvernement démocratiquement élu de l’Union des Comores ainsi que le président Ahmed Abdallah Sambi (…) Le colonel Bacar doit maintenant accepter la pleine responsabilité pour le conflit militaire qui s’avère nécessaire pour réunifier l’Union des Comores »

Pourtant, selon le journal mahorais Malango actualité, « l’imminence du débarquement n’est, elle, pas une certitude. L’avertissement lancé à Mohamed Bacar ressemble plus à une nouvelle tentative de régler le problème sans en passer par les armes, qu’à une déclaration va-t-en-guerre. Il y aurait encore des médiations en cours. »

Mohamed Bacar a tout de même été prévenu par Ali Triki, le ministre libyen chargé des Affaires africaines, et Bernard Memba, le ministre tanzanien des Affaires étrangères, qui étaient de passage ce week-end à Moroni : si ses hommes et lui tiraient sur les militaires de l’Union africaine, ils seraient poursuivis pour crime de guerre. Et, il est une certitude, les troupes de l’Union Africaine sont de plus en plus nombreuses sur le sol comorien.
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