Posté le 05.02.2008 par habari
Les étudiants comoriens de l'université d'Antananarivo(Ankatso) ne pourront peut-être pas se réinscrire à la faculté cette année.
Certains étudiants, ceux de la faculté de sciences, se sont retrouvés dans des problèmes à cause tout simplement de leurs noms de famille.
Leurs dossiers font l'objet d'une vérification sur l'authenticité de leur civilité; et sont donc envoyés aux Comores pour une vérification. Jusqu'à cette date personne n'est capable de dire quand est-ce qu'ils pourront les recevoir afin de pouvoir procéder à leur réinscription.
D'après un étudiant de la faculté de Sciences es-Mathématiques(lui même se trouvant dans le même panier), l'Etat malgache s'estime prêt à prendre des décisions, mais ces étudiants ignorent de quelles décisions s'agit-il. N'est-ce pas un moyen pour les Malgaches de faire signe à notre gouvernement qu'il en a marre de supporter les charges sur son dos? Les étudiants sont delaisés! Selon lui, le gouvernement comorien veut leur cacher quelque chose qu'ils espèrent bien découvrir!
C'est à se demander pourquoi toutes ces méfiances sur leur civilité? Est-ce que l'Etat malgache ne sait pas qu'un comorien porte le prénom et non pas le nom de son père? Le père lui-même n'a pas de nom de famille. Est-ce que les passeports comoriens présentent les mêmes normes, dans l'ordre de l'appellation, que les Européens et autres pays ?
Donc effectivement, il se cache des choses et notre gouvernement est un gouvernement incapable de mener de vrais négociations même avec son voisin malgache! Quel domage et quel gachis! Voir un pays baffoué juqu'à ce point!? Il faut dire que l'Etat comorien veut laisser la charge et toute responsabilité de ses étudiants au gouvernement malgache qui, lui-même, a ses propres charges et responsabilités! Voyons donc! Soyons honnêtes!
--
Posté le 05.02.2008 par habari
Nous publions ci-dessous un article paru sur le quotidien " Les Nouvelles de Mayotte " de ce lundi 4 février 2008.
Comores : La France prête à agir
Débarquement ou pas débarquement à Anjouan ? Voilà la question que tout le monde se pose, alors que la tension continue de monter entre l'île séparatiste et le colonel Bacar et l'Union des Comores du président Sambi qui de plus en plus a envie de faire donner l'armée pour, comme il l'avait promis avec l'appui de l'UA « faire regretter » à Mohamed Bacar de n'avoir pas cédé à l'ultimatum qui est dépassé depuis maintenant plusieurs mois. Mais un débarquement sur l'île d'Anjouan risquerait de tourner au drame car visiblement le colonel Bacar n'est pas décidé à se laisser faire et la riposte armée risque d'être sanglante.
Cette affaire comorienne est toutefois suivie de près par la France qui à Mayotte se tient prête à venir en aide à ses ressortissants le cas échéant. Ce n'est sans doute pas un hasard si le « Prairial » est arrivé vendredi pour une escale « classique » et si la « Boudeuse » arrivée vendredi à Diego Suarez en provenance de Mayotte a appareillé le lendemain pour les Seychelles alors que sa mission était plutôt de descendre vers son port d'attache à la Réunion. Reste à savoir comment dans les prochains jours évoluera la situation sur l'île voisine...
source: comores4skyrock
notre commentaire sur cet article vous sera donné demain, car cette information est assez interessante à analyser
Posté le 04.02.2008 par habari
La nouvelle équipe est composée de 7 ministres et 14 collaborateurs à la présidence.
Ci-dessous la composition du nouveau gouvernement :
- M. Youssouf Saïd Soilihi Ministre des Finances, du Budget, de l'Economie, du commerce, du plan et de la coopération décentralisée, Porte parole du Gouvernement
- M. Assoumani Saandi Ministre de la Fonction Publique, de l'Emploi, du Travail du développement institutionnel et de la Communication
- M. Abdou Saïd Ministre de la Justice, de la Sécurité intérieure et de l'administration pénitentiaire
- M. Soilihi ADABI ALI Ministre de l'Education, de la Formation Professionnelle et Technique, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports
- Mme Fatima SAID ALLAOUI Ministre de la Santé, de la population et de la cohésion sociale
- M. Ali Issa Moindjié Ministre des Transports des Postes et Télécommunication, du Tourisme et des Affaires Islamiques, Chargé de la Diaspora
- M. Saïd Soilihi Saïd Abdillah Ahmed Ministre de la Production, de l'Energie, de l'Equipement, de l'Industrie, de l'Artisanat, de l'Habitat, de l'Environnement et du Développement durable
Cabinet présidentiel:
- M. Ahmed Saïd Islam : Directeur de Cabinet du Président
- M. Abdou El-Ghafour : Abdou Chef des Cabinets à la présidence
- Mme Amina Ali Cheikh : Secrétaire Générale de la présidence
- M. Saïd Ahmed Saïd Toihir : Secrétaire Général du Gouvernement
- M. Mohamed Taki Mboreha : Conseiller Privé
- M. Mohamed Saïd Mouigni : Conseiller économique et financier chargé de la communication, Porte parole du Président
- Mme Soilha Saïd Mdoihoma : Conseillère aux investissements
- M. Toiouilou Mmadi : Conseillère aux affaires sociales et religieuses
- M. Moussa Abderemane : Conseiller juridique
- M. Bacar Mdoihoma : Conseiller politique
- M. Saïd Soilih Charif : Conseillère aux infrastructures
- M. Abdou Mbechezi Mohamed : Conseillère à la promotion du secteur privé
- M. Salim Youssouf Moudhoiffar Dine : Conseiller à la sécurité
- M. Saïd Mouigni : Chef protocole.
Posté le 04.02.2008 par habari
Nous avons pu contacter dans la soirée d'hier un membre proche du gouvernement d'anjouan. Nous avons pu l'interroger sur la situation actuelle dans l'île.. voici grosso modo ce qu 'il nous a expliqué: le gouvernement d'anjouan s'attend tous les jours à un éventuel débarquement militaire ordonné par Sambi .Le gouvernement d'anjouan pense que même si on a tiré les oreilles à sambi sur un éventuel débarquement risqué et dangereux , il est quand même du genre à provoquer un tel conflit ..ne serait ce que pour son "égo" .. ils se méfient donc tous les jours.
LA situation sociale sur l'ile est stable , iln'y a pas de trouble comme on pourrait le craindre. le problème majeur actuellement c'est la détérioration des conditions économiques qui frappe l'île aggravé par l'isolement politique et économique mis en place...
Pas un mot sur le message clair et net délivré recemment par L'OIF ,et ce que L'OIF et la FRANCE attend des autorités de l'île.. On tient encore une fois à nous expliquer que le devenir des autorités d'anjouan dépend de PARIS, D'ADDIS ABEBA ....
équipe centerblog
Posté le 04.02.2008 par habari
A la veille d’une probable offensive militaire de l’armée comorienne dans une partie du territoire national (Anjouan), j’ai en mémoire ce fameux discours de Dominique de Villepin, alors ministre français des Affaires étrangères, à la tribune des Nations Unies. Un discours qui lui a valu une salve d’applaudissements, mais aussi l’animosité des néo-conservateurs américains, pressés d’en découdre avec Saddam Houssein. En voici un extrait éloquent qui, j’espère bien, parlera aux autorités comoriennes : « L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Iraq, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. Face à de telles perspectives, il y a l'alternative offerte par les inspections, qui permet d'avancer de jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'Iraq. Au bout du compte, ce choix là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide ? » Plus loin, le futur Premier ministre français s’est fait plus convainquant encore : « Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est toujours la sanction d'un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ? ». Il a ensuite poursuivi : « L'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité. »
Enfin, Dominique de Villepin, avec un art consommé de la rhétorique, a conclu son discours en ces termes, jugez-en vous même : « c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes».
Au risque de m’attirer les foudres de certaines bonnes âmes, je crois que le départ de Mohamed Bacar et de sa clique n’est pas une fin en soi. Encore faudra-t-il réussir à enterrer définitivement le séparatisme et à assurer durablement la stabilité à Anjouan. L’erreur du gouvernement serait de vouloir réduire l’irrédentisme anjouanais à une personne, aussi exécrables et attentatoires que puissent être ses actes. Le séparatisme ne s’en est pas allé avec Abdallah Ibrahim, ni avec le colonel Abeid. De la même façon, il survivra à Mohamed Bacar, Dieu fasse que je me trompe. Ce n’est pas l’emploi de la force à Anjouan qui ébranlera les fondements du séparatisme, à mon humble avis.
Qu’on se rappelle : lorsque Sambi avait choisi, en mars dernier, de confier la transition anjouanaise à M. Dhoihirou pour, dit-on, ses liens de parenté avérés avec lui, on a vu pire que sous Bacar. Dhoihirou est un personnage hautement dangereux au langage cru et cruel. En novembre dernier, je l’ai rencontré dans les allées de Daru Najah, siège de la présidence de l’île. Il m’a entraîné dans une salle joliment aménagée, à deux pas du bureau de M.Bacar, pour m’assener des propos très durs contre l’Union, le président Sambi et l’ambassadeur Madeira. Il ne s’embarrasse pas de formules rondes pour taper sur les autorités centrales dont chacune en avait alors pris pour son grade. Aujourd’hui, à Anjouan, voire à Moroni, il n’y a aucune personnalité qui se pose en alternative fiable après Mohamed Bacar. Ceux qui devraient normalement assurer le service inspirent moins confiance parce qu’ils ont, à un moment donné, mangé la soupe avec le diable.
Les instigateurs du mouvement séparatiste ont réussi à répandre la haine à Anjouan. On a bien appris aux frères anjouanais que les Grand-Comoriens sont leurs pires ennemis et que s’ils sont encore pauvres, c’est surtout la faute aux autorités politiques de Ngazidja. Un tel discours a été savamment instillé dans l’île ; il continue de faire des ravages énormes. La crise séparatiste est perçue, dans certains milieux anjouanais, comme la réponse légitime à cette domination inacceptable qu’exerce Ngazidja sur les deux autres îles. Pour tordre le coup à ces préjugés et autres truismes très ancrés dans la mémoire de certains Anjouanais, il faudra bien plus qu’un débarquement militaire.
Au même moment, il se développe à Ngazidja des courants séparatistes qui échappent complètement à la vigilance du gouvernement. Ce sont parfois des jeunes cadres, jusque-là très attachés à la République, qui disent en avoir marre de la « danse du ventre » des Anjouanais. Cette dérive de l’île de Ngazidja, qui était jusqu’ici épargnée par ces velléités séparatistes, n’est pas prise au sérieux au plus haut sommet de l’Etat alors qu’elle peut, à terme, sonner la glas d la nation comorienne.
Il est de l’intérêt de tous de préserver l’unité nationale. A l’heure où les grandes nations cherchent à se regrouper, les Comores, ce minuscule archipel de moins d’un million d’habitants, ne peuvent se payer le luxe de se diviser. Personne n’en sortira grandi. A bon entendeur,…..
source: inoussa blog
notre commentaire: une analyse interessante de notre collègue "blogueur" inoussa .. la question du fond du problème est bien posé. Lui comme moi juge qu'il faut une unité pour les comores.les comores qui est un petit pays ne peut effectivement pas se payer le luxe de 3 îles indépendantes. Cependant ne nous voilons pas la face , il faut de l'autonomie pour chaque île!! Nous partageons tous entre comoriens des valeurs communes: origine, réligion, une langue avec des variations inter iles...
cependant n'oublions pas que chaque île a des caractéristiques propres , qui font notre richesse.il faut pas chercher à opposer ces caractéristiques, bien au contraire il faut les compléter. chaque île avait avant la colonisation un sultan...ce qui montre que chaque île a besoin d'un pouvoir local doté de moyens. et nous avons besoin d'être ensemble pour nous représenter à l'extérieur.. Trouvons donc tous ensemble la meilleure formule pour chacune des îles. Il ne sera pas possible de centrer tous les pouvoirs à moroni c'est pas possible.. la meilleure formule pour les comores est à mon humble avis le modèle canadien. c'est le modèle qu'il faut aux comores!!!!
on a besoin d'un état fédéral ( union des comores ) et de 3 iles autonomes qu'on peut appeller provinces.. chaque île ayant un gouvernement et des pouvoirs autonomes.c(est à dire les universités, les écoles, la santé, la police,l'éducation doivent relever strictement du pouvoir de chaque île et absolument pas de l'union!!!
je pense qu'il est interessant de changer le nom de chaque dirigeant de chaque île. il vaut mieux adopter le titre de premier ministre ou de gouverneur.. En un mot un varia pouvoir pour chaque dirigeant de chacune des 3 îles , et la suppression de "président de l'île" , titre il faut l'avouer mégalomaniaque!!!
Posté le 03.02.2008 par habari
Une panne ayant affecté le réseau des communications de l'île d'anjouan et de l'île de mohéli a pris fin dans la soirée d'hier. Nous pourrions donc à nouveau vous donner des renseignements et des informations venant de ces îles..
Selon les toutes dernières informations venant de mohéli , les militaires sont entretenus sur place et le débarquement est toujours d'actualité. A signaler qu'il y a effectivement des anjouannais ayant trouvé refuge à MOHELI mais contrairement à ce qu'on pourrait penser , ce sont pas des populations pauvres .Ce sont bien souvent des habitants assez aisés venant essentiellement de la région de MUTSAMUDU qui fuit une "éventuelle guerre" en cas de débarquement à ANJOUAN car selon toute vraisemblance , les combats se dérouleront essentiellement entre ouani et mutsamudu...
affaire à suivre !!!
Posté le 02.02.2008 par habari
Il y avait bien un projet de communiqué ‘‘mais il n’avait pas été examiné par les ministres pris dans les préparatifs du sommet des chefs d’Etat qui démarre jeudi’’. Selon un diplomate. Une autre source familière de la diplomatie comorienne croit savoir néanmoins que les ministres n’ont pu que réitérer leur position à savoir qu’il faut rechercher une solution pacifique. ‘‘Sans doute, nos partenaires doivent penser à la gestion de l’après intervention, puisqu’il faudra gérer les conséquences avec eux’’, explique la même source.
Les hésitations manifeste de l’Ua dans cette crise et la modération de l’Afrique du sud devant les postions de Mohamed Bacar surprennent la classe politique comorienne. Au cours d’une réunion d’information au bureau de liaison de l’Union africaine à Moroni, regroupant l’émissaire de l’organisation panafricaine et des ‘‘sages’’ dont Saïd Hassane Saïd Hachim, Abbas Djoussouf, Mouhtar Ahmed Charif, Mahamoud Mradabi, Sitou Raghadat, Kassim Said, Ali Mroudjaé, Abdallah Halifa, ‘‘la déception du peuple comorien à l’égard de l’Ua a été clairement exprimée’’.
Quelle est l’aide que l’Union africaine pourrait apporter aux Comores si elle laisse dans les faits la rébellion anjouanaise remettre en cause jusqu’à l’existence du pays? s’est-on demandé.
‘‘Les décisions de l’Union africaine ne sont pas prises par les fonctionnaires’’, mais par les instances s’est efforcé d’expliquer l’émissaire de l’Ua qui a négocié et parrainé en 2001, un système institutionnel complexe prévoyant une présidence tournante entre les îles et conférant à chaque île son propre gouvernement et son propre président avec au dessus un président des îles.
Sur un autre plan, la crise d’Anjouan pose la question de l’utilité de l’organisation panafricaine. Car si l’Ua ne peut rien contre un rebelle comorien on se demande ce quelle pourrait aller chercher dans les conflits du Darfour et de la Somalie. Le diplomate cité s’attend à ce que les chefs d’Etats, huis clos, essaient de dissuader le président Sambi de tout recours à la force.
Au final, les Comores seront bien seuls au moment où le président devra prendre la décision la plus importante de son mandat à savoir donner l’ordre à l’armée de réduire Mohamed Bacar par la force alors que parallèlement le gouvernement français annonce un référendum à Mayotte dans les douze mois pour ériger l’île en ‘‘département-région’’
source: alwatwan
Posté le 02.02.2008 par habari
Ce rappel d’une importance capitale n’a, jusqu’ici, reçu le moindre écho de son destinataire qui n’a encore rien fait savoir à la Haute juridiction même s’il faudrait nuancer, compte tenu du débat de cette question par le conseil des ministres de la semaine dernière.
Ne perdant pas de vue les articles 40 et 26 des constitutions respectives des îles autonomes d’Anjouan et de Mohéli, le gouvernement réfléchirait à la question. Une question suffisamment complexe qu’une tenue globale des élections législatives insulaires dans tout l’archipel demande un remake de la constitution.
En Grande-Comore, le mandat de ses élus arrive à terme en mars 2009. Celui des députés de l’Union touche à sa fin en avril 2009. ‘‘Nous réfléchissons à une tenue globale des élections législatives en 2009’’, a confié à Al-Watwan un membre du gouvernement se disant conscient des difficultés constitutionnelles actuelles dues à l’inégalité des mandats entre les îles.
Selon lui, une session extraordinaire de l’Assemblée de l’Union pourrait être convoquée pour un examen de la question. Un examen qui, d’emblée, s’annonce difficile. Rien ne dit, en effet, que cette option serait celle des députés, détenteurs avec le chef de l’Etat, de l’initiative de la révision. ‘‘L’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de l’Union et au moins un tiers des membres de l’Assemblée de l’Union’’, précise l’article 37 de la Constitution. En supposant que le chef de l’Etat ait la volonté de réviser la constitution, il lui faudrait réunir, au moins, 11 députés pour prendre l’initiative.
Dans l’hypothèse où Sambi réussisse à gagner cette première manche de ce qui ne serait qu’une dure bataille constitutionnelle, il aura à affronter toutes les assemblées : de l’Union et des îles sans lesquelles pas de révision possible. Et les difficultés ne faisant que s’amonceler, il aura à travailler en direction de toutes les assemblées qui ne lui sont pas forcément favorables. ‘‘Pour être adopté, le projet ou la proposition de révision doit être approuvé par les deux tiers du nombre total des membres de l’Assemblée de l’Union ainsi que par les deux tiers du nombre total des membres des assemblées des îles ou par référendum’’. Ni à l’assemblée de l’Union ni aux Assemblées des îles, le chef de l’Etat ne dispose d’aucune majorité.
Le président Ahmed Abdallah Sambi ne rate aucune occasion pour rappeler qu’il ne s’appuie sur aucun parti et n’est membre d’aucune formation politique.
A l’assemblée de l’Union, même si le débat n’est pas encore posé, rien ne dit que tout ira comme sur des roulettes. ‘‘Nous ne sommes pas encore saisis pour une éventuelle révision de la constitution’’, a dit un membre du bureau de l’assemblée sous l’anonymat.
‘‘La question de la révision de la constitution est très complexe’’, a dit le député qui n’a rien exclu. ‘‘Le gouvernement dispose en son sein d’hommes capables de cogiter pour trouver la voie lui permettant de faire comme il l’entend’’, a ajouté l’homme qui reste, cependant, sans concession à l’égard du gouvernement.
Le référendum serait-il une voie de salut pour le président de l’Union de pouvoir faire réviser la constitution? Peut-être, mais là encore, il n’est pas totalement libre car il lui faut toujours ce tiers des membres de l’assemblée de l’Union pour prendre cette initiative.
source : alwatwan
Posté le 02.02.2008 par habari
Le Chef de l’Etat au Sommet de l’UA : J’ai décidé de prendre mes responsabilités, en tant que garant de l’Unité et de l’Intégrité de mon pays, et je demande votre compréhension et votre soutien dans les efforts qui vont être entrepris incessamment pour restaurer, de manière durable, l’autorité de l’Etat Comorien sur une portion de son territoire
Intervention de
S.E.M AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI Président de l’Union des Comores, Au 10e Sommet Ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine
Excellences ; Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ; Excellence Monsieur le Président de l’Union Africaine ; Excellence Monsieur le Président de la Commission ; Messieurs les Ministres ; Messieurs les Ambassadeurs ; Mesdames et Messieurs les délégués ; Honorable Assistance.
Je voudrais tout d’abord remercier les autorités éthiopiennes, pour l’excellent accueil que nous béneficions depuis notre arrivée à Addis Abeba.
Monsieur le Président, je vous presente à vous ainsi qu’aux membres de votre bureau, les sincères félicitations de la délégation comorienne pour votre brillante élection à la tête de notre Organisation. Je peux vous assurer de l’entière disposition de mon pays à vous soutenir dans l’accomplissement de votre haute et noble mission.
Je voudrais également saisir cette heureuse occasion pour exprimer notre profonde gratitude à l’endroit de votre prédécesseur Son Excellence Monsieur John KUFOUR, Président de la République du Ghana, pour l’excellent travail accompli durant son mandat, au cours duquel notre Organisation continentale a fait entendre sa voix sur l’ensemble des sujets qui caractérisent les défis mondiaux.
Ce mandat, nous le savons, a beneficié de l’excellente et efficace collaboration de la Commission, sous la direction éclairée de mon ami et frère, le Président Konaré.
Monsieur le Président,
Je voudrais saluer ici la pertinence du choix du thème sur le dévelopement industriel en Afrique. Depuis longtemps, nous savons que l’exportation exclusive de matières premieres, et l’absence d’une diversification axée sur l’industrie, ne peut sortir l’Afrique de l’état de dépendance financière qui bloque la croissance et le développement de notre continent.
Bien sûr, les situations sont diverses selon les pays, mais je fais miennes les remarques pertinentes sur le sujet, faites par les Présidents Hosni Moubarak et Thabo Mbeki.
Pour ma part, je voudrais signaler que certains de nos pays, et notamment le mien, l’Union des Comores, connaissent des situations de conflit où le manque de stabilité politique et sociale empêche tout développement, et notamment la création d’un tissu industriel, gage de notre indépendance.
Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Honorable assistance,
Les questions relatives à la stabilité interne de nos pays constituent, à nos yeux, les grands défis de notre temps.
Ainsi, vous me permettrez, Monsieur le Président d’évoquer de manière succinte la situation qui prévaut aux Comores.
Mes chers frères, voici près de huit mois qu’une de nos îles, Anjouan, est prise en otage par des milices armées refusant l’appel fraternel des autorités comoriennes et méprisant les médiations répétées des pays de notre région et de l’Union Africaine, pour l’organisation d’élections libres et démocratiques.
La prise du pouvoir par les autorites illégales à Anjouan contraste avec l’election libre, transparente et democratique du Président de l’Union des Comores et des Chefs des exécutifs des deux autres îles.
L’Union des Comores a toujours voulu privilégier, depuis tous ces mois, l’approche par le dialogue dans la résolution de ce conflit.
Nous avons fait appel à vous tous à travers notre Organisation continentale et je rappelle ici que mon pays a toujours accepté toutes les recommendations et résolutions de l’Union Africaine et du Comité ministériel de notre région, pour sortir de l’impasse.
En revanche, les rebelles à Anjouan, ont toujours rejeté, sans exception, toutes ces résolutions.
L’Union Africaine, à travers des rapports récents de son Envoyé Spécial, a indiqué que le dialogue avec le chef des rebelles n’avait plus de raison d’être et qu’il fallait recourir à des sanctions.
L’Union des Comores aurait préferé, sur la base des résolutions prises, une intervention à Anjouan pour écarter les rebelles et organiser, sous l’égide de la communauté internationale, des élections libres et démocrariques.
Cependant, l’Union Africaine a encore jugé utile de mettre en place une série de sanctions à l’encontre des rebelles, des sanctions qui, hélas, n’ont pas donné les résultats attendus.
Compte tenu de la détérioration de la situation à Anjouan, ou arrestations, tortures et même viols sont devenus monnaie courante, ce qui a entrainé un déplacement massif des populations d’Anjouan vers les deux autres îles, et eu egard aux pressions de la population dans son ensemble et de ses élus en particulier, j’ai pris sur moi de décider d’intervenir à Anjouan.
Dans ces conditions, une ultime tentative pour éviter l’usage de la force nous a été proposée, il y a quelques jours, par l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Celle-ci, malgré nos réticences, a proposé d’aller une dernière fois demander au chef des rebelles, soit de s’écarter soit d’accepter la présence souveraine de l’armée nationale et des forces de l’Union Africaine, pour l’organisation des élections du chef de l’éxécutif de l’Ile d’Anjouan.
Je suis au regret de vous indiquer que cette ultime tentative a été rejetée catégoriquement par le chef des rebelles.
Pour nous, cette absence de résultats liée à la crise anjouanaise vient de l’absence de moyens politiques de la Commission de l’Union africaine.
En effet, il est certain que si l’on avait mis en place le Gouvernement de l’Union avec une Commission renforcée, notre Organisation aurait pu resoudre cette crise de la manière la plus expéditive. Par ailleurs, un Gouvernement de l’Union serait le meilleur instrument pour faire progresser les propositions africaines concernant l’industrialisation du continent.
Désormais, l’Union des Comores, ne souhaite plus la continuation du cycle des réunions et conférences intenationales sur la crise anjouanaise, car ces dernières ont épuisées leur pertinence.
Tout en exprimant notre gratitude à l’endroit de la solidarité africaine exprimée par les efforts inlassables de l’Union Africaine, j’ai retenu que le Conseil Paix et Sécurité a indiqué que l’opton militaire n’était plus à écarter.
Dans ce contexte, durant ce Sommet de l’Union Africaine, le Président Konaré, apres avoir indiqué que la crise anjouannaise mettait en jeu la crédibilité de notre Organisation, a dit et je le cite « que si le Chef des rebelles ne voulait pas accepter les résolutions de l’Union Africaine, il fallait les lui imposer ».
J’ai donc decidé, mes chers frères, de prendre mes responsabilités, en tant que garant de l’Unité et de l’Intégrité de mon pays, et je demande votre compréhension et votre soutien dans les efforts qui vont être entrepris incessamment pour restaurer, de manière durable, l’autorité de l’Etat Comorien sur une portion de son territioire.
C’est à ce prix que mon pays pourra s’atteler, dans la stabilité retrouvée, à son développement économique et social.
Des que l’autorité de l’Etat aura été restaurée à Anjouan, et que des élections libres auront permis l’emergence d’élus légitimes, je m’engage solennellement devant cette auguste assemblee, à orgsaniser une conférence inter-comorienne pour aplanir nos difficultés institutionnelles ce qui permettra une décentralisation et une autonomie véritables des Iles, aux Comores.
Je vous remercie.
Posté le 02.02.2008 par habari
En interdisant aux journalistes de se rendre à Anjouan, Abou Achirafi, le patron de la Direction nationale de la sûreté du territoire (DNST), ne commet-il la même erreur que Mohamed Bacar (restriction de la liberté de circuler à des personnes ciblées tout comme à Anjouan) ? S’agit-il d’un excès de zèle ou d’une consigne officielle ? Autant de questions que se posent certains journalistes à Moroni. Pourquoi empêche-t-on la presse nationale de rendre compte des exactions, arrestations arbitraires et autres viols qui se passent quotidiennement à Anjouan ? En agissant ainsi, c’est-à-dire en entretenant cette sorte de chape de plomb sur les nombreuses violations du régime Bacar, ne fait-on pas le jeu des séparatistes ? Le ministre de l’Information avoue n’avoir jamais eu connaissance d’une note officielle interdisant le séjour des journalistes à Anjouan. On aimerait bien donc savoir les motivations exactes de cette décision. Si c’est pour des raisons sécuritaires, l’argument parait trop léger. Le rôle du journaliste est d’aller sur le front de l’actualité. Et ceux qui ont choisi ce noble et ingrat métier en connaissent, plus que quiconque, les risques. La liberté de la presse est le principal instrument de mesure de la démocratie dans un Etat.
source: inoussa blog
[
SIZE=14]notre position:
Encore une fois un journaliste de plus est empêché d'aller à ANJOUAN.Ce n'est pas le premier et Ca ne sera pas le dernier pour le pouvoir SAMBI .Là ou je ne suis pas d'accord avec notre confrère INOUSSA la question ne se pose pas de savoir s'il s'agit d'un excès de zèle ou d'une consigne officielle car IL parait clairement que les ordres viennent de beit salam. combien de journalistes , voire de parlementaires de l'union des comores ont été empêché par le régime d'aller à anjouan? les exemples sont nombreux ..Si effectivement il s'agissait derreur ou d'unn excès de zèle pourquoi beit salam n'a pas corrigé le tir?
l'autre point que je ne supporte pas du tout c'est la démagogie ,l'information erronnée vehiculée par certains personnes pro SAMBI pour nuire à l'image du peuple anjouannais en particulier en parlant de viol
On nous parle d'arrestations arbitraires, de fonctionnaires limogés c'est vrai je n'ai pas à commenter car malheureusement ce sont des pratiques courantes dans les pays du tiers monde , des pratiques qu'appliquent également le régime sambi !! Mohamed bacar en est également adepte quand ca l'arrange . mais là ou je me révolte c'est quand j 'entends parler de viols répétés et aggravés concernant nos femmes
..Ca me scandalise surtout quand ca émane d'organismes soit disant défendant les droits de l'homme commme la 'FCDH' ( organisme fictif qui de temps en temps sort des bulletins d'information pour alerter la situation des droits de l'homme à anjouan , je dis bien uniquement à anjouan !! ) Dois je vous rappeller que le fonctionnement social de nos iles fait que dans les villes et villages chacun se connait , et que violer une femme est aux comores considéré par sa famille ou sa ville comme étant un crime ..et que dans ce genre d'affaire c'est pas que l'état qui rend justice mais bien souvent les villageois eux mêmes !!! On a beau critiquer la FGA à tort ou à raison mais la FGA ce sont des hommes et des femmes des villes et des villages d'anjouan...Pensez vous qu'ils seront excusés de violer des femmes ?
tôt ou tard si un tel fait s'est avéré vrai , ils savent qu'ils paieront le prix ( car pas de pitié pour ce genre de deshonneur )... Donc s'il vous plait ne propageons pas des informations qui sont pas compatibles avec nos valeurs comoriennes .qu'ils y aient des arrestations arbitaires, des limogeages abusifs certes il faut le signaler !!! mais arrêtons de mentir et de salir notre image ( elle est déjà négative en france en particulier , n'en rajoutons pas SVP) , car si les comoriens sont connus mondialement d'être des '' magouilleurs de papiers" ,d'être des'profiteurs' , on nous respecte pour nos valeurs familiales et sociales !
équipe habari centerblog[/SIZE]