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Analyse,description et enjeux de la crise politique comorienne une actualité libre et indépendante
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16.01.2008
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des militaires à moheli en masse

Posté le 08.02.2008 par habari
COMORES - 8 février 2008 - XINHUA
Le chef d'état-major de l'Armée nationale de développement (And), le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, a déclaré jeudi que tous les préparatifs avaient été bouclés, ce qui signifie l'imminence de l'intervention de l'armée comorienne pour rétablir l'ordre constitutionnel dans l'île autonome de l'Union des Comores, Anjouan.

Depuis plus d'une semaine, l'essentiel des troupes se trouvent à Mohéli, l'autre île de l'Union des Comores la plus proche d'Anjouan à une distance approximative d'une soixantaine de km.



Les derniers éléments des troupes sont arrivés à Mohéli jeudi. Selon le chef d'état-major, l'opération sera menée conjointement par la gendarmerie, la Force comorienne de défense ( FCD) et le service de santé militaire. Des sources dignes de foi font croire que quatre pays africains en l'occurrence le Soudan, la Libye, le Sénégal et la Tanzanie, pourraient envoyer des troupes militaires en appui à l'armée nationale. Ils ont déjà fait part de leur disponibilité à accompagner le président Ahmed Abdallah Sambi dans sa volonté de libérer l'île d'Anjouan des griffes du colonel Mohamed Bacar. Des tractations sont actuellement en cours pour déterminer le genre de concours dont l'And a réellement besoin.

Il est admis que l'appui des ces quatre pays amis fait suite à l'intervention du chef de l'Etat au sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba, du 31 janvier au 3 février, où il a justement regretté la non-effectivité des mesures de l'UA et montré sa détermination à recourir à la force pour en finir, une bonne fois pour toutes, avec la crise anjouanaise.

C'est à partir d'Itsamia, une célèbre plage située au sud-est de Mohéli, où stationne une unité de l'armée nationale que partira probablement l'And dans sa croisade contre les autorités séparatistes d'Anjouan.

Reprendre le contrôle de l'île d'Anjouan et neutraliser la milice de Mohamed Bacar c'est une question de jours. Deux jours nous suffiront pour maîtriser la situation. Mais, il y a, après, un long travail à faire pour stabiliser l'île. Cela peut, par contre, prendre des mois a indiqué le chef d'état-major.

Sur place à Anjouan c'est la panique générale depuis quelques jours. La population urbaine déplace massivement vers l'intérieur de l'île surtout des vieilles personnes et des enfants. Cette population qui attend avec impatience l'intervention de l'armée pour la libérer des souffrances du régime Bacar.

Cependant, les communications entre Anjouan et les autres îles sont interrompues depuis des jours et les informations n'arrivent qu'au compte-gouttes.[/SIZE][/COLOR]




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PLus de 600 militaires sur Mohéli

Posté le 08.02.2008 par habari
A l'heure où nous vous informons, plus de 600 militaires armés de materiel de guerre sont descendus sur l'île de Mohéli. Le dernier convoi est arrivé hier. A noter, que cette force armée se serait composée de véritables machines de guerre!!

Une conversation téléphonique que je viens d'avoir avec une habitante de Fomboni me confirma que Président Sambi n'attend plus que quelques heures pour donner le feu vert, et les mohéliens mêmes en trembleraient!!

Nous vous tiendrons au courant sur l'évolution de ce débarquement d'ici quelques instants!!

vers un débarquement bientôt?

Posté le 08.02.2008 par habari
Désormais il semble que le débarquement à Anjouan par l'armée régulière comorienne ne soit plus qu'une question d'heures. Cela fait un moment déjà que les préparatifs d'un débarquement militaire sur Anjouan est prévu mais il semblerait quand même que le président Sambi s'entoure avant de partir à la guerre, de toutes les précautions, notamment au niveau de l'UA, mais aussi des pays voisins dont la France qui se trouverait du coup « aux premières loges » de ce conflit avec tout que cela peut supposer de drames humains. On se souvient que les « Accords du Rocher » ont été signés en octobre dernier à la préfecture entre les autorités de l'Union des Comores et de l'UA sous le regard de la France. Cette valse diplomatique première du genre pour l'Union des Comores avait permis de se rendre compte qu'enfin l'Union considérait la France comme l'Etat souverain à Mayotte, jetant aux orties les velléités d'indépendance et du retour dans le giron comorien revendiqué depuis des lustres par Moroni. Un ultimatum avait d'ailleurs été fixé par l'UA pour que le colonel Bacar retrouve le « droit chemin » et organise des élections démocratiques.
Seulement voilà : l'ultimatum a expiré depuis novembre et Bacar en est sorti renforcé estimant que ces gesticulations n'avaient pas de sens pas plus qu'un éventuel débarquement militaire où il était prêt à défendre chèrement son île.
Depuis le début de la semaine ce n'est plus un secret, la Marine Nationale croise dans nos eaux avec pas moins de deux frégates «Floréal » et « Nivôse » avec à leur bord un hélicoptère Panther (photo), ainsi que la fidèle Boudeuse le P 400 bien connue à Mayotte.
Le CHM en alerte
Si cette armada se trouve dans le coin ce n'est sans doue pas un hasard d'autant que les militaires stationnés à Mayotte et la légion en particulier sont en état de pré alerte. Toutes ces choses prouvent que « quelque chose » se prépare et d'heure en heure la situation semble évoluer vers le choix des armes car depuis hier, le CHM vient d'être mis en alerte, les personnels étant prés de garder leur GSM en veille, tandis que des équipe médicales pourraient monter à bord de la Boudeuse pour aller au devant des réfugiés éventuels et des blessés pour les amener dans un poste médical de campagne qui serait monté dans le port de Longoni. Si le débarquement se produit les moyens de la France seront mis en oeuvre pour prendre en charge les blessés, mais aussi la populations voulant fuir les combats et qui n'auront d'autre choix que de mettre le cap sur Mayotte à bord de tout ce qui flotte. Bien entendu les militaires français interviendront pour exfiltrer les ressortissants français se trouvant à Anjouan

source: comores 4 skyblog ..article paru dans nouvelles de mayotte de vendredi 08/02/08

des pays africains prêts à aider moroni?

Posté le 08.02.2008 par habari
Selon des sources sûres et dignes de foi, quatre pays africains sont prêts à envoyer des troupes à Moroni pour combattre aux côtés de l’armée nationale. Il s’agit du Soudan, de la Libye, de la Tanzanie et du Soudan. Le soutien de ces Etats fait suite à l’intervention du président Sambi au sommet de l’Union Africaine au cours de laquelle il a regretté la non effectivité des mesures de l’UA et réaffirmé sa détermination à recourir à la force pour régler la crise anjouanaise.
A en croire le chef d’état-major de l’And, que nous avons rencontré hier jeudi à l’hôtel Relais de Sigani (Mohéli), tous les préparatifs sont bouclés. L’on attend d’une heure à l’autre l’arrivée du chef de l’Etat sur l’île pour accélérer le processus d’intervention à Anjouan. Ici, à Mohéli, la presse massive des militaires de l’And ne passe pas inaperçu. Fomboni semble en état de guerre.

source: inoussa blog

[COLOR=red][SIZE=14]notre comentaire:Comme on ne cesse de le dire , aucune intervention à anjouan ne pourrait être réalisée par l'AND seule.IL faut techiniquement l'apport d'un ou d'autres pays externes ..C'est la seule possibilité que nous pouvons "souhaiter" si un tel débarquement serait décidé pour éviter un bain de sang.. L'AND tout seul ne fait pas peur à la FGA même si il faut le reconnaitre Mohamed bacar est très impopulaire à anjouan , c'est également le cas de SAMBI qui a perdu beaucoup et beaucoup de sa ppularité. le peuple comorien n'attend plus grande chose de sa part.et surtout rien de ses promesses démagogiques .Jusqu'à maintenant personne n'avu ce qu il appelait lors de la campagne " lumière de mroutoutou"!!! affaire à suivre

la BCC râle et pour cause...

Posté le 08.02.2008 par habari
Moroni, mardi 5 février 2008 (HZK-Presse) – Dans un communiqué de presse datée du 31 janvier dernier, la Banque centrale des Comores (BCC) met en garde l'opinion contre la prolifération « d'officines non bancaires se prévalant de détenir une licence les autorisant à exercer une activité off-shore de banques, de sociétés financières ou d'établissements financiers, délivrée par l'Ile d'Anjouan ».

Une alerte qui révèle notamment la création de sites Internet utilisant le nom d'Anjouan (tels que anjouan.org, anjouan.net, anjouan.gouv.km) et qui sont supposés domiciliés à Anjouan. Ces pratiques frauduleuses probablement initiées de l'extérieur par des réseaux de banditisme financier, consistent à proposer la délivrance de licences de banques, de sociétés financières et d'établissements financiers à des clients virtuels, difficilement identifiables par les autorités comoriennes, faute de moyens adéquats de lutte contre ce phénomène.
Les premiers sites connus sont apparus depuis 1999, à un moment où le pays ne disposait pas d'une réglementation spécifique. Or depuis janvier 2003, l'Union des Comores s'est doté d'une ordonnance fixant le cadre du dispositif de lutte contre le blanchiment, complété par le décret du 18 février de la même année définissant la composition et les missions du service des renseignements financiers (SRF).
Un instrument juridique jugé utile mais non encore suivie d'une activité conséquente dans sa mise en œuvre. Le rapport 2006 de la Banque centrale rappelait « qu'il est prévu d'adopter un budget de fonctionnement, dont l'exécution serait confiée à BCC, et d'élargir la composition de cette cellule aux îles autonomes ».

Ces banques off-shore dont le nombre atteindrait la centaine, violent la réglementation bancaire de l'Union des Comores, car au regard de la loi bancaire, seule la BCC est habilitée à délivrer des licences bancaires.

Il faut surtout espérer que les autorités judiciaires donneront à cette affaire la suite qu'elle mérite, pour éviter à notre pays le risque de perdre toute crédibilité vis-à-vis de ses partenaires extérieurs, auprès desquels la BCC a déjà sollicité un appui dans sa lutte contre ce fléau, tel que le GAFI qui est un organisme intergouvernemental spécialisé dans les mécanismes répressifs et préventifs de lutte contre le blanchiment d'argent sous toutes ses formes.
El-Had Said Omar-050208/eso/hzkpresse


pénurie de médicament à ELMAAROUF

Posté le 08.02.2008 par habari
Moroni, lundi 4 février 2008 (HZK-Presse) – La pharmacie de l’hôpital El-Maarouf est confrontée depuis déjà une semaine à une pénurie de médicaments essentiels dont des sérums, des génériques, des DCI (domination commune internationale). Une situation qui laisse à désirer à la commission de direction de l’hôpital. Ainsi les patients de l’hôpital national commencent à en vouloir aux responsables de la pharmacie.

Face à cette situation, la commission de direction déclare qu’elle n’est impliquée en rien dans cette pénurie. Elle rejette cependant la responsabilité à la pharmacie nationale autonome des Comores (Pnac) son principal fournisseur. Pour la commission de direction, elle attend l’autorisation de la vice-présidence en charge du ministère de la santé pour réaliser des commendes à l’extérieur.

Interrogé sur les moyens que dispose la commission de direction, M. Filbert affirme qu’avec les moyens dont dispose le centre hospitalier, il peut assurer son propre stock en médicaments essentiels. Il citera entre autres les ressources humaines constituant l’équipe de la pharmacie de l’hôpital national et d’une capacité budgétaire de 1 million de francs par semaine pour assurer le renouvellement du stock de la pharmacie.

A en croire la gestionnaire, l’hôpital a effectué deux missions vers la Tanzanie respectivement en mai et août 2007 pour couvrir à ses besoins en produits pharmaceutiques. Après le décompte, les missions réalisées seraient moins onéreuses par rapport aux coûts de livraison de la Pnac.

De l’autre côté, c'est-à-dire à la Pnac M. Ali Soilih, chargé de la communication, explique qu’il n’y a plus de rupture de stock dans son dépôt. Mais si l’hôpital El-Maarouf se plaint d’une pénurie, c’est bien de sa faute, il est mauvais payeur.

L’hôpital national doit à la Pnac la bagatelle de 25 millions de nos francs, des cumuls d’arriérés. Dès lors que la commission de direction de l’hôpital, notre client, a décidé de se passer de la Pnac pour faire ses propres commandes ailleurs, la direction de la Pnac a réagi en en exigeant à la pharmacie de l’hôpital El-Maarouf le règlement de toutes ses factures en souffrance, et de surtout de payer cash toute nouvelle commande.

M. Ali Soilih précisera que l’hôpital El-Maarouf n’est pas le seul concerné par ces mesures, d’autres centres hospitaliers sont frappés par les mêmes sanctions, tel le centre hospitalier de Fomboni (Mohéli), Foumbouni… C’est dire que la Pnac ne peut plus faire d’exception.

L’hôpital El-Maarouf ajoute le chargé de la communication de la Pnac doit débourser pour ses provisions en médicaments essentiels entre 10 à 12 millions de francs. Il est de loin le premier client de la pharmacie nationale autonome des Comores, conclut le chargé de communication.

La PNAC est un établissement public doté de l’autonomie administrative et financière, créé au début des années 1990, pour produire et distribuer sur l’ensemble du pays des médicaments génériques, à des coûts plus accessibles à la population.

une réforme sur le déroulement du bac

Posté le 08.02.2008 par habari
Moroni, lundi 4 février 2008 (HZK-Presse) – Les examens nationaux de fin d’année subissent régulièrement des réformes. La grande nouveauté de cette année se situe au niveau des enseignants. Désormais, les professeurs n’auront pas seulement à composer un sujet et attendre la correction pour évaluer les élèves. A partir de cette année 2008, les correcteurs vont devoir traiter le sujet qu’ils vont corriger, au même moment que les candidats

« Le correcteur va composer la même épreuve dans les même conditions et dans le même état d’esprit que les élèves. A travers ce système, nous visons la performance. Nous allons constater si le professeur mérite, si il maîtrise le sujet », indique Nourdine Bourhani, directeur de l’office national des examens, qui gère en moyenne 700 personnes en période d’examen. Cette mesure vise entre autre à améliorer le sérieux des enseignants et des surveillants dans les examens de fin d’année.

Dans ce sens, une commission de discipline est mise en place pour contrôler le déroulement des épreuves, mais aussi surveiller les surveillants. « Il s’agit de mettre des garde-fous pour éviter au maximum les erreurs ou les fautes des examinateurs. Il se passe ou se dit beaucoup de choses dans les centres d’examen alors que le ministère n’a aucun moyen de prévention de ces bavures ».

C’est donc pour éviter la prise de mesures inappropriées de la part de l’administration centrale que cette institution a vu le jour. La commission doit identifier les erreurs et fautes en établissant un procès verbal. Sur la base de ce rapport le ministère va se prononcer », explique le directeur l’Onec, en place depuis 2006.

Pour assurer la transition entre l’ancien et le nouveau système, l’office national des examens envisage d’organiser prochainement un séminaire sur les techniques de correction.
Les reformes ne concernent pas seulement les enseignants, loin s’en faut. Les candidats au brevet des collèges vont souffler lors des oraux.

Une réforme est venue alléger au bonheur des élèves les épreuves du deuxième groupe. Lorsque ils sont admis au deuxième tour, le français et la langue vivante II sont obligatoires mais les enfants auront deux autres matières au choix. Ils ont la faculté d’enlever la mauvaise note en choisissant l’une des deux matières.

« Il s’agit de faciliter le passage en seconde qui est conditionné par le brevet. Beaucoup d’élèves quittent le public pour le privé parce qu’ils ont raté le BEPC. Comme le brevet est devenu indispensable pour être candidat au bac, nous voulons qu’un maximum d’élèves le réussissent », ajoute le directeur de l’Onec.

Le baccalauréat a connu aussi des nouveautés durant l’examen de cette année. Contrairement aux années précédentes, tous les sujets seront différents d’une série à l’autre. Les épreuves de français ou philosophie qui étaient avant identiques pour toutes les séries seront conçues différemment. « On a remarqué que certaines séries étaient pénalisées par rapport à d’autres.

Ensuite, cela va nous amener à augmenter les le nombre de concepteurs, cela valait la peine vu l’objectif que nous visons. A en croire Nourdine Bourhani, ce système va aussi réduire les risques car en cas de fuite de sujet nous auront à changer seulement la série défaillante ». Ces reformes associées à un secrétariat rigoureusement verrouillé, les résultats méritent d’être proches de la réalité. Au niveau de la surveillance et du dépouillement des copies la sécurité est élevée.

Cette batterie de mesures intervient suite à la tenue, du 11 au 14 janvier dernier, d’un atelier national sur l’évaluation des examens et concours nationaux. Des assises organisées par l’Onec, avec l’appui des partenaires extérieurs, notamment le Programme d’appui au secteur éducatif (Pasec) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Le diagnostic faisait état d’un faible taux de réussite ne dépassant pas les 35% pour le BEPC et le BAC, et 45% au concours d’entrée en 6ème.

Un constat d’échec alarmant et qui ne laisse personne indifférent, Etat, corps enseignant et parents d’élèves. L’objectif recherché étant de doter le pays d’une nouvelle réglementation plus adapté au contexte actuel et qui « sécurise et crédibilise nos examens », selon les organisateurs.


Source : Ahmed Abdallah - 040208/aa/hzkpresse/9h00

en attendant le débarquement

Posté le 07.02.2008 par habari
Le débarquement ne fait pas peur au pouvoir… ni au peuple
Alors que le gouvernement de Bacar parle d'indépendance en cas d'attaque et affirme sa volonté de résister par les armes, la population est impatiente.



Les images passent en boucle sur les ondes de la Radio Télévision d'Anjouan (RTA), l'organe de propagande du régime Bacar : des dizaines de femmes, d'enfants et de vieillards –peu d'hommes- manifestent dans le Nyumakele contre un débarquement. Des pancartes anti-Sambi sont soulevées, alors que Brazza, le président du mouvement des sans-papiers qui réclame un retour des Comores dans le giron français, mélange dans un discours endiablé la question de la traversée mortelle vers Maore et celle du président Sambi qui veut les « agresser ». Certainement montées de toute pièce par le régime –Brazza est un partisan de Bacar-, ces images ne représentent pas la volonté de la grande majorité des Anjouanais. « Je ne connais pas un habitant de Mutsamudu, de Mirontsy, de Ouani, de Sima, à part les Bacaristes, qui ne souhaite un débarquement de l'armée nationale », indique un étudiant.
Si la population ne craint pas les conséquences d'un conflit armé, de nombreux responsables et intellectuels ne cachent pas leur malaise. « Cela va être un bain de sang », craint un médecin. « Je préfèrerai que Sambi tente une dernière fois de résoudre la crise par la négociation », dit un enseignant. Rencontré dans la rue au sortir d'une réunion interministérielle « de crise », Caabi el-Yachourtui nous exprimait mardi son malaise : « Encore une fois, c'est la population qui va en payer le prix. Cela va être un carnage. Mais Sambi est tellement imprévisible… » Il disait aussi craindre pour sa vie. « J'ai peur, oui. J'ai peur que l'on n'en finisse avec nous par les armes. Je préfèrerai être arrêté et jugé, mais quels seront les ordres de Sambi ? » Un ami à lui, opposant à Bacar, lui a proposé de fuir vers Maore en cas d'attaque. Il a refusé…

Officiellement toutefois, le discours du gouvernement est moins nuancé. Abdou Madi, porte-parole du gouvernement, est clair : « Nous n'avons pas peur. Nous nous battrons. Moi-même je mettrai l'uniforme et me battrai. Je veux mourir debout, et non en me cachant ». Selon lui, nous en sommes à un point de non-retour. « Soit on gagne, soit on meurt ». Surtout, « dans cette guerre, il n'y aura pas de prisonniers », menace-t-il. « Soit on sort vivant, soit on meurt. De notre côté en tout cas, nous n'emploierons pas la méthode de l'encerclement pour faire des prisonniers. Nous tuerons ! »
Il voit quatre cas de figures : « Le premier, le plus improbable : Sambi tire les conséquences de son échec et au lieu de bombarder Anjouan, il démissionne. Le deuxième : l'AND en a marre de ses tergiversations et surtout ne perçoit pas l'intérêt d'une intervention militaire sur Anjouan, et elle dépose Sambi. Le troisième : Sambi attaque et il perd ; il s'en va et trouve un pays d'accueil. Le quatrième : Sambi attaque et il gagne ; il devient alors un président fort quitte à transformer le pays en son royaume ». De toutes ces hypothèses, Abdou Madi et Caambi ne croient vraiment qu'aux deux dernières. « Il ne peut plus faire marche arrière », affirme le porte-parole du gouvernement, même s'il pense « qu'il n'a pas les moyens d'attaquer l'île », car « il se sent vexé ». En cas de victoire, « il est certain qu'Anjouan quitterait les autres îles et deviendrait indépendante », affirme-t-il, « même si Sambi part », car « les autres partis grand-comoriens l'ont soutenu ».

De fait, l'indépendance est un mot redevenu à la mode dans les sphères du pouvoir. En coupant régulièrement les télécommunications à Ndzuani, le président de l'Union a provoqué la colère des dirigeants anjouanais, qui ont du coup envisagé de se détacher de la tutelle de Comores Telecom et de gérer leur propre réseau téléphonique. « Il sera opérationnel sous peu », jure Abdou Madi. « Déjà, nous avons coupé le réseau qui nous relie à Moroni et nous allons louer un satellite ». Depuis mardi midi, l'île est coupée du monde…

Au niveau du carburant aussi, le régime a décidé de s'approvisionner lui-même –c'était géré auparavant depuis Moroni. Du gazole est arrivé dimanche 3 février, permettant la reprise des rondes des taxi et le retour de l'électricité ; de l'essence et du pétrole lampant devraient suivre dans les prochains jours, promet M. Madi.

« Le comportement de Sambi ne laisse aucune possibilité de discuter », poursuit-il, balayant d'un revers de main l'impopularité de Bacar. « C'est l'usure du pouvoir. Sambi aussi est devenu impopulaire », veut-il faire croire, alors que la rue dit le contraire. Rejetant le qualificatif de « rebelle » pour le régime Bacar –« il a été élu » dit-il, oubliant les conditions du scrutin- et niant les accusations portées à l'encontre des Forces de la gendarmerie anjouanaise, Abdou Madi semble être sur la même longueur d'onde que celui qui, dans le passé fit brûler sa maison. « Nous nous sommes retrouvés », lâche-t-il. Sur le plan humain, mais surtout sur le plan des idées. Tous deux semblent en effet privilégier désormais une plus forte autonomie que celle prévue actuellement par la Constitution. « On a bien vu que parmi les domaines de compétences exclusifs de l'Union, la diplomatie et les télécommunications, Sambi les a utilisées contre nous. On doit donc en conclure que les îles doivent demander plus d'autonomie encore ». Ceci dans le cas, bien sûr, où il n'y aurait pas d'attaque militaire. Ce que personne n'envisage, à Mutsamudu… Mardi 6 février, un tract émanant de La Voix de la Résistance Anjouanaise, proche de Sambi, annonçait le débarquement pour bientôt, et demandait aux Anjouanais de ne pas sortir de chez eux lorsque les combats commenceront. « Les rebelles sont surexcités et peuvent s'en prendre à vous », indique le document

source: malango

situation socio économique difficile à anjouan

Posté le 07.02.2008 par habari

COMORES : A Anjouan, en attendant le débarquement
Depuis quelques jours, Ndzuani revit péniblement.

Dimanche 3 février, une cargaison de gazole est arrivée. « Cela faisait plusieurs jours qu'on n'avait quasiment plus d'électricité. Il n'y avait quasiment plus de taxi aussi », dit un étudiant. Mardi 5 février, les taxi avaient repris leur cirque –moins nombreux qu'à l'accoutumée cependant-, et les coupures d'électricité étaient rares, mais il n'y avait toujours pas d'essence ni de pétrole lampant. Dans les foyers, on cuisine au feu de bois ; dans les rues, on marche. Jamais Mutsamudu n'a paru aussi calme que ces derniers jours. Il y a bien quelques commerçants qui proposent du pétrole et de l'essence achetés à Mohéli ou à Grande Comore, mais les prix en rebutent plus d'un : le litre du pétrole est à 1.000 francs comoriens, contre 250 en temps « normal » ; l'essence peut monter jusqu'à 1.500 fc… Conséquence : le prix du poisson (les pêcheurs utilisent du pétrole lampant pour leurs vedettes) a plus que doublé, passant de 500 ou 600 fc à 1.250 voire 1.500 fc. « On n'avait jamais vu ça à Anjouan », dit un habitant de Mirontsy. Même la viande congelée a légèrement augmenté. Seul le riz est stable. « Pour ça, il n'y a rien à redire », affirme un Mutsamudien. « Si sur certains produits les commerçants en profitent, sur le riz, on n'est pas lésés. » Eternel optimiste, Abdou Madi, porte-parole du gouvernement, promet dans les jours qui viennent l'arrivage d'une cargaison d'essence et de pétrole.



Pas de quoi raviver la flamme cependant, et ce, même si un porte-conteneurs a accosté mardi au port de Mutsamudu. C'est que la crise économique se fait de plus en plus violente. Les fonctionnaires n'ont pas été payés depuis le mois de juillet. Les commerçants vendent peu. « C'est la récession comme on n'en avait pas connu depuis longtemps », affirme l'un d'eux. Surtout, la chape de plomb imposée par le régime Bacar est oppressante. Il est quasi impossible de discuter sereinement avec des gens dans la rue. On nous invite à se retrouver plus tard, dans un bureau, une maison… « Mais pas ici ». Et la nuit si possible… Quoi qu'en disent ses dignitaires, le régime Bacar fait peur et s'est attiré la haine d'une grande partie de la population. « Je ne connais pas une personne qui ne soit en faveur du débarquement - à part les quelques Bacaristes, mais ils ne sont pas nombreux », dit un étudiant. « Les gens sont prêts à payer le prix d'un conflit sanglant. Ils sont prêts à prendre le risque de se faire tuer, pour voir Bacar disparaître », regrette un médecin, qui préfèrerait une issue diplomatique. Pour lui comme pour d'autres intellectuels –Caambi el-Yachourtui, membre du gouvernement Bacar en fait partie-, « c'est encore une fois le peuple qui va en payer le prix fort »…



Avec impatience pour les nombreux « sans-grade », dans la crainte d'un bain de sang chez certains responsables administratifs, « sereinement » parmi les dirigeants, Ndzuani est une île qui se prépare à la guerre. Il suffit de se brancher sur la Radio Télévision d'Anjouan (RTA), l'organe de propagande du régime Bacar, pour s'en persuader. Entre chaque programme, des slogans sont censés développer, chez le téléspectateur, des sentiments divers. Anti-guerre : « Allumer un brasier à Anjouan / Générera un pogrom / Généralisé aux Comores ». Anti-Sambi : « Le volcan Comores sera en éruption / S'ensuivra alors un séisme institutionnel / C'est la loi de la nature ». Séparatistes : « Anjouan sait ce qu'elle veut / Anjouan aura ce qu'elle veut / Et le pardon ne signifie pas l'oubli ». Ou simplement belliqueux : « Plus de 600 morts au Kenya (…) / Ne pensez pas que ça n'arrive qu'aux aurtes ». Ou : « Un tigre ne prononce pas sa tigrité ; il bondit sur sa proie sous réserve qu'elle n'est pas un rhinocéros ». Le tigre ici, c'est Sambi…



Si la population s'amuse de ces écrits propagandistes, elle rigole moins quand il s'agit d'évoquer la présence policière. Tous les soirs, des descentes des Forces de la gendarmerie anjouanaise (FGA) sont organisées dans divers coins de l'île. Lundi soir, vers 23 heures à Mirontsy, des gendarmes ont « incité » ceux qui discutaient sur la place publique à rentrer chez eux. Mardi soir, plusieurs groupes ont patrouillé dans les rues de Mutsamudu. Certains en uniformes ; d'autres en civil. Quelques heures plus tôt, un camion chargé de soldats surexcités, a traversé à toute allure la capitale, aux sons des klaxons incessants et des chants menaçants. « Ils vont à Sima », affirme-t-on sur la corniche de Mutsa. Les récits d'intimidations et d'arrestations arbitraires sont légion. A Mirontsy, Mutsamudu, Bambao Mtsanga, Domoni, Sima, Bimbini, etc… On parle de dizaines de personnes emmenées, entre minuit et 3 heures du matin, dans un des camps qui « accueillent » les opposants, où ils seraient torturés…



Faire le tri entre la rumeur et l'information à Ndzuani est plus difficile encore que dans le reste de l'archipel –c'est dire ! Il n'est ainsi pas aisé de savoir où est le vrai, où est le faux. Sur Internet, on évoque des viols, des tortures. Sur place, les viols, personne n'en a entendu parler. « Sous Abeid, il y en a eu, mais pas actuellement, je ne crois pas » dit un partisan de Sambi. Abdou Madi peste pour sa part « contre ses rumeurs insultantes pour notre pays et pour les Anjouanaises ». « Par contre, il y a des tortures. Un ami à moi, un cousin de Sambi, s'est fait arrêté à 2 heures du matin. Les gendarmes avaient entouré sa maison. Pendant plusieurs jours, ils lui ont frappé le bout des pieds. Pas le corps ni le visage. Juste le bout des pieds. Il a été emprisonné deux semaines. Il ne pouvait plus marcher à sa sortie », affirme un autre partisan de Sambi, chez lui, tard dans la soirée. Sa faute : être de la famille du président de l'Union. Un autre cousin de Sambi, Omar Ahmed Galela, est lui toujours en prison, depuis bientôt un mois.



D'autres récits font état de coups sur la tête et le dos. De piétinements. De footing imposé bien avant l'aube. De piqûres à l'aide de seringues. Un médecin qui a tenu à rester anonyme dit soigné une personne ainsi martyrisée, et avoir effectué des tests VIH et Hépatite B pour vérifier qu'il n'a pas été contaminé par ces piqûres. « A sa sortie, il est resté quatre jours alité. »



De nombreuses familles ont été touchées ; ont vu leur fils emprisonné à Ouani, au terrain d'aviation –certains sont parqués dans un conteneur, affirment des témoins-, à Patsy, à Domoni –où certains seraient emprisonnés dans une citerne, comme à l'époque d'Abeid… L'ont retrouvé plein de bleus et de contusions. Mais très peu acceptent de parler. Leur refus de s'exprimer ou de présenter leur fils, alité, est en soi une information. « On est désolé », me dit-on à plusieurs reprises. « Revenez après le débarquement, là on pourra vous parler ».



Un commerçant qui a passé un mois en prison pour une faute dont il n'a toujours pas eu connaissance –il a été jugé, mais ne connaît pas le verdict du Tribunal-, se souvient de sa détention, à la prison de Patsy. « Nous étions entre soixante et soixante-dix. Moi, j'avais le droit de sortir dans la cour la journée, mais les autres, non. Pour manger, on nous donnait un repas par jour. En tout, on avait 40 kilos de riz et un kilo de poisson. Ce n'était que de l'eau. » Dans un premier temps détenu au camp militaire de Sangani, dans un canal de 8 mètres de ling sur 2 de large sur 2 de hauteur, il a ensuite été placé dans une cellule individuelle durant neuf jours. Puis il a été envoyé à Patsy, où il se trouvait en présence d'autres détenus. Des anciens, prisonniers de droit commun. Et des récents, prisonniers politiques selon lui. « Ces derniers étaient parfois placés dans un petit canal comme celui où j'ai été mis les premiers jours, et on y jetait de l'eau. Il ne pouvaient pas s'y allonger et devaient rester debout… » Certains étaient parfois amenés ailleurs, « où ils étaient frappés à coups de bâtons sur le talon. Quand ils revenaient, leur talon était enflé ; ils ne pouvaient plus marcher. »



Le régime nie les tabassages et les incarcérations politiques. Abdou Madi, porte-parole du gouvernement, reconnaît que les arrestations se sont multipliées depuis l'« attentat » contre la voiture de Roukia –il parle d'« opérations de maintien de l'ordre »-, et qu'il peut y avoir eu « un durcissement des méthodes dans le but d'atteindre la vérité », mais, soutient-il, « on ne peut pas dire qu'ils ont été malmenés ». « L'opération a été déclenchée depuis l'incendie criminel. On ne va quand même pas nous reprocher d'ouvrir une enquête judiciaire alors que trois voitures ont été brûlées ! » Selon lui, l'enquête a permis de trouver des documents dans lesquels étaient programmés des opérations contre le pouvoir : incendies de maisons, enlèvement –« dont le mien ». Le témoignage de notre commerçant remonte cependant à la fin de l'année 2007, bien avant ce que le Parquet a qualifié d'« attentat ».



Les propos d'un autre membre du gouvernement, dont nous préférons taire le nom, sont plus nuancés. Il ne nie pas les arrestations arbitraires –des membres de sa famille en ont été victimes- et les tabassages. Il assure cependant que « c'était après l'incendie des voitures » et qu'aujourd'hui, « c'est en voie de normalisation ». Toujours selon ce ministre, « beaucoup d'exactions sont le fait d'éléments incontrôlables de l'armée. Les directives ne viennent pas forcément d'en haut, mais certains soldats croient bien faire en agissant de la sorte ».



Le reste n'est que propagande organisée depuis Moroni… C'est ce que soutient Abdou Madi. « Ils exploitent les nombreux départs ». Selon lui, « c'est vrai que les gens fuient, mais ce n'est pas parce qu'ils ont peur du régime Bacar. C'est parce qu'ils sont atteints psychologiquement par la possibilité de l'agression militaire de Sambi. » Dans la rue, le discours est bien différent. « Depuis quelques jours, Mirontsy et Mutsamudu sont des villes isolées », dit un habitant de Mirontsy, employant le mot « isolées » pour celui, plus juste, d'abandonnées. « Les gens fuient la répression politique. Ils ont peur car ça peut arriver à n'importe qui ». « Les récits des prisonniers nous sont parvenus et on ne veut pas vivre ça. Ceux qui sortent fuient vers Moroni ou Mohéli ou se cachent » dit un partisan de Sambi qui, depuis plusieurs jours, se fait discret. « Je sais qu'on me surveille, mais moi au moins je n'ai pas à me cacher. Même si je sais que mon jour viendra ». Ils seraient une dizaine aujourd'hui, à déménager chaque soir de cachette en cachette. Dans la médina de Mutsamudu, dans ses faubourgs, en brousse.



Kamal Ali Yahoudha est l'un d'eux. Joint par téléphone, le journaliste recherché depuis début décembre par les autorités anjouanaise affirme que la répression s'est intensifiée ces derniers jours. « Depuis l'incendie de la voiture de Roukia », dit-il –début janvier, la voiture de la directrice des Douanes, l'une des plus proches collaboratrice de Mohamed Bacar, a été incendiée, ce qui a provoqué la destruction de deux autres véhicules garés à proximité. Il fait selon lui l'objet d'une quête incessante. « Ils veulent à tout prix m'attraper. J'ai même dû cacher ma femme », dit celui qui a lancé un blog sur Internet, dans lequel il délivre des informations gênantes sur le pouvoir, mais parfois non vérifiées.



Récemment, il a lancé une rumeur selon laquelle l'hôpital de Hombo serait transformé en camp militaire. Des gendarmes y ont été vus en train de construire un bâtiment. Abdillah Sidi, le directeur du Centre hospitalier régional, qualifié par les opposants au régime de Bacariste et inscrit sur la liste des « interdits » diffusée par l'Union –lui se dit a-politique et affirme qu'il continuera à diriger l'hôpital comme il le fait depuis bientôt quatre ans- nie ces accusations. « Yahoudha a lancé cette information parce qu'on a vu des soldats au CHR, mais il n'a pas cherché à savoir pourquoi ils sont là. Il a dit que le pouvoir allait en faire un lieu de repli ». En fait, assure le directeur, « ils construisent une maison pour un coopérant chinois. Actuellement, nous avons trois médecins chinois, mais seulement deux logements. Ils ont exigé un troisième logement sous peine de partir ».



Au CHR, l'ambiance est morose. Outre les nombreux arriérés de salaire –les médecins se sont récemment fait payer leur mois d'août 2007- les services tournent au ralenti. « Depuis quelques semaines, il y a moins de monde. Cela ne signifie pas que les gens sont moins malades, mais qu'ils n'ont plus d'argent pour venir jusqu'ici. Depuis Mirontsy ou Mutsamudu, cela revient à 600 fc, bien plus depuis la brousse. Tout le monde n'a pas cette somme… » regrette Abdillah Sidi. Au service de pédiatrie, alors qu'auparavant, on traitait quinze à vingt cas par jours, on n'en compte pas plus de cinq actuellement. « Avant, à cette heure [11heures, ndlr], il y avait une file indienne ici. Regardez : il n'y a déjà plus personne aujourd'hui », indiquait mardi le docteur Rakilou Ahmed. Les enfants malnutris, qui étaient nombreux auparavant, ne viennent plus. « Cela ne signifie pas du tout qu'il n'y en a plus. AU contraire, vu la situation, il doit y en avoir beaucoup plus. Mais ce sont souvent des familles pauvres. Elles n'ont pas les moyens de les amener jusqu'ici… »



Ici, la perspective d'un conflit armé ne laisse pas insensible. Si pour l'heure, le directeur affirme n'avoir reçu aucune personne tabassée ou torturée –ce qui implique deux hypothèses : soit elles n'existent pas comme l'affirme le régime, soit elles se font soigner chez elles, comme le disent les opposants-, « nous ne serons pas capables d'accueillir un afflux massif de blessés. Nous n'avons aucun sang d'avance. D'habitude, nous demandons aux membres de la famille de la victime d'en donner. De plus, la pharmacie est presque vide ; nous avons peu de médicaments », indique le directeur. « Nous n'avons aussi que très peu de sérum. Pas assez pour assurer les conséquences d'une guerre. Il doit en arriver dans les prochains jours, mais je ne sais pas quand. Le problème, c'est que comme je fais partie de la liste des interdits de se déplacer par l'Union, je n'ai pas pu aller me réapprovisionner en Tanzanie comme j'en avais l'habitude ». Selon M. Sidi, « s'il y a beaucoup de blessés par balle, cela sera dramatique car nous n'avons pas les moyens de les sauver ». En ce sens, il continue de croire en la voie diplomatique.



Seul l'oxygène ne devrait pas manquer, « car nous avons suffisamment de cylindres », assure le directeur. « A mon arrivée à la tête de l'hôpital il y a quatre ans, il n'y en avait que huit. J'en ai fait venir trente. Donc c'est suffisant ». L'oxygène, c'est pourtant ce qu'il manque le plus aux Anjouanais…


source: malango



débarquement à anjouan dans 48H?

Posté le 05.02.2008 par habari
selon les dernières informations en provenance de MORONI , des rumeurs de débarquement d'ici 48 h circulent dans certains milieux bien renseignés.. Intox ? ou vraie information?
Il est il faut l'avouer difficile de croire à de telles affirmations d'autant plus qu'il y a aucun intêret de la part de l'union d'annocer par avance le jour de leur débarquement éventuel.. Ce qui est sûr les évènements actuels sont suivis de facon attentive par les autorités francaises à mayotte
affaire à suivre
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