Posté le 09.02.2008 par habari
Cent cinquante. Tel est le nombre de déplacés anjouanais à Mohéli. Ce sont souvent des adultes d'entre 30 et 65 ans qui fuient la répression du régime Bacar. La plupart résident à Fomboni. ''Ils sont repris par des familles d'accueil. Il y en a qui manquent de tout'', nous a déclaré le président du Collectif des déplacés anjouanais à Mohéli, Bastoine Soulaimane que nous avons rencontré au siège local du Croissant rouge (Cr). C'est ici qu'ils se retrouvent régulièrement. Le CR vient, en effet, de mettre à leur disposition une salle pour tenir leurs réunions. Il a également procédé à un recensement de tous les déplacés. ''C'est grâce à la générosité des Mohéliens que certains sont encore vivants'', a dit M. Soulaimane.
Lors de son denier déplacement sur l'île, le président Sambi avait offert au collectif une enveloppe de 500 000 francs pour l'aider à assurer l'essentiel de ses missions. ''Cet argent nous sert à acheter des médicaments pour ceux qui sont vraiment dans le besoin …'', précise celui qu'on appelle à Mohéli ''Monsieur le président''. Il regrette, cependant, que le don de vivres accordé à Moroni aux réfugiés anjouanais ne parvienne pas jusqu'à Mohéli. ''C'est inacceptable. Nous avons posé la question, mais la réponse qui nous a été donnée est loin d'être suffisante'', s'emporte-t-il.
Au départ, le Cr a voulu installer des tentes pour accueillir les déplacés, mais il a rencontré l'opposition de certains d'entre eux qui, par pudeur, refusent d'être des ''objets de contemplation''. La plupart ont vite rejoint Moroni et grossi le bataillon de déplacés déjà sur place.
On craint que la situation ne dégénère à Mohéli une fois que l'armée nationale intervient à Anjouan. ''Des proches de Bacar vont sûrement tenter de fuir et de gagner les autres îles. Il ne faut pas exclure qu'il y ait un choc entre ces pro-Bacar et ceux qui ont été victimes du système'', estime un membre du Croissant rouge en déplacement à Mohéli
notre commentaire:
Même al watawan ne peut s'empêcher de raconter des mensonges sur les réfugiés..il ya un minimum d'honneur à avoir en tant que journaliste
contrairement à ce que ALWATWAN affirme , les déplacés sont des habitants assez "aisés" des grandes villes qui fuient premiièrement le débarquement et ses conséquences incalculables ( pertes humaines, tragédies pour les enfants,....) et deuxièmement les conditions économiques qui se sont dégradées dans l'île . A anjouan aux dernières nouvelles qu'on a eu en milieu de semaine car les lignes sont coupées , il n y a pas de répression contrairement à ce qu 'on entend par ici , par là .. La FGA est sur les dents , les gens sont quotidiennement sous la crainte du débarquement ( ou fuire , ou se cacher en cas de conflit ?)
INstaller des tentes à moheli pour les réfugiés , mais on se moque de qui ??? vous pensez que ce sont les pauvres de " nyoumakélé qui sont partis à moheli pour fuire la guerre? sûrement pas ,car cette région ne connaitra pas la guerre s'il y a un débarquement .. quel homme ou femme digne des grandes villes accepterait d'aller dans une tente? arretez vos mensonges , trop c'est trop!!!!
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Posté le 09.02.2008 par habari
Mohéli
Bruits de botte à Fomboni
Mercredi 6 février. Il est 14h 05 mn, à l'aéroport de Bandarsalama, à Mohéli. Le temps est clément. Rien de vraiment différent par rapport à ma dernière mission sur l'île en novembre dernier, sauf cette présence massive et inhabituelle de l'armée nationale. C'est ici, en effet, que depuis trois semaines, l'état-major de l'And règle les derniers détails avant son intervention à Anjouan.
A la descente de l'avion, un soldat entraîne les passagers dans une petite salle passablement aménagée où chacun est prié de prendre sur le champ un comprimé de couleur rose, histoire de se prémunir contre le paludisme. Je m'y suis résolu sans trop de résistance. A Mohéli, la maladie fait des ravages énormes, surtout chez les enfants. Parmi les passagers, un grand juriste de la place refuse de se plier à la consigne. Le médecin a beau tenter de l'en convaincre, rien n'y a fait.
Difficile ces temps-ci de s'arracher une chambre d'hôtel à Mohéli. Les militaires ont investi les lieux. Avis donc aux candidats au départ. Je ne m'en suis sorti que très laborieusement. Impossible de faire deux pas à Fomboni sans rencontrer un groupe de militaires en treillis, le visage toujours fermé.
L'hôtel Akmal, où résident certains d'entre eux, ressemble à un camp militaire, le drapeau en moins. ''J'affiche complet. Veuillez voir ailleurs'', dit fièrement M. Akmal, son gérant, à trois agents de l'Etat en mission dans l'île.
Ici, comme à Ngazidja et à Anjouan, on ne parle que de l'intervention militaire. Jusque dans les bureaux administratifs. On commente la dernière sortie du président Sambi au sommet de l'Union africaine où, prié de raccourcir son discours jugé malvenu, il s'est entêté à aller jusqu'au bout. ''C'est un homme Sambi (mtru mme). Il n'a peur de personne s'il s'agit de défendre les intérêts de notre pays'' dit Ali, un des soutiens zélés du président. C'est aussi l'avis de M. Abdillah, fonctionnaire grand-comorien affecté à Mohéli depuis trois ans. ''Je ne comprends pas comment on peut s'opposer aujourd'hui à cette intervention de l'And. Nos hommes politiques ne pensent qu'à leurs propres intérêts. Pour certains, la libération d'Anjouan ne fera pas leur affaire et il faut boycotter à tout prix'', argumente-t-il.
Rumeurs...
Cette présence imposante de l'armée nationale à Mohéli n'en a pas moins troublé la sérénité des Fomboniens, qui ont commencé à sympathiser avec eux. Les militaires font désormais partie du décor de la capitale. Les plus gradés (officiers et autres), eux, se font plus discrets et quittent rarement leur ranch du Relais de Singani. C'est ici qu'ils ont rendez-vous chaque jour à 8h 30mn pour le petit déjeuner et pour faire le point sur la situation de la veille. Autour du colonel Salimou, chef d'Etat major, ils analysent et décortiquent la situation. Malgré la gravité de ces moments, il leur arrive aussi de rire aux éclats, comme lorsqu'ils ont appris qu'à Moroni, la population danse et pour cause : l'And aurait arrêté Mohamed Bacar. Une autre rumeur circule, cette fois au sein de l'état-major. Certains militaires sont chargés de vérifier l'information : le ministre Mohamed Abdou Madi serait en fuite à Mayotte. ''Pour passer inaperçu et tromper toute vigilance, il a ordonné la coupure des liaisons téléphoniques'', croit savoir un membre du Comité de libération d'Anjouan.
A Mohéli, si l'intervention militaire est présente dans les esprits, les gens vaquent normalement à leurs occupations. De nombreux journalistes de la presse nationale sont sur place. L'Ortc qui n'émettait pas voici deux semaines sur l'île, est largement suivie depuis hier. Des émissions interactives sur le débarquement ont lieu régulièrement, histoire de doper le moral des troupes de l'And
source: alwatwan
Posté le 09.02.2008 par habari
comorienne de Presse (HZK-Presse)
Comores / Politique & institutions
Débarquement d’Anjouan :
L’armée nationale affine ses derniers préparatifs
Moroni, vendredi 8 février 2008 (HZK-Presse) – Alors que les milieux
diplomatiques de la capitale semblent encore croire à une probable sortie de
crise « négociée » avec le colonel Mohamed Bacar, l’armée nationale poursuit et
intensifie ses préparatifs pour être prêts à passer à l’acte ultime le jour « j
».
Deux bateaux ont quitté hier jeudi le port de Moroni, en début de soirée pour
Mohéli, avec à bord de nombreux militaires de l’Armée nationale de développement
(AND). Un départ qui a occasionné l’attroupement d’une foule de curieux aux
alentours du port, venus constater qu’effectivement l’opération de débarquement
sur Anjouan, annoncée depuis des semaines, est entrée dans sa phase de mise en
oeuvre.
Il ne s’agit pourtant pas de navires de guerre, mais des bateaux civils qui
assurent généralement le trafic maritime inter-îles, notamment le 13 Rajab.
C’est aussi dans une ambiance surchauffée et sous les cris d’encouragement de
jeunes amassés le long de la route du port que les soldats revêtus de leur
uniforme ont pris le large, dans une mer agitée, vers l’île de Djoumbé Fatima où
est installé le quartier général du détachement de l’AND chargé de la mission de
“rétablissement de l’ordre” à Anjouan.
“Une mission à haut risque”, selon un officier, mais pour laquelle le chef
d’état-major lui-même s’est engagé à mener avec ses hommes, sur l’ordre du
président de la république, afin de “défendre l’unité nationale et l’intégrité
territoriale du pays”, déclarait le colonel Salimou Mohamed Amiri.
Si les préparatifs ont duré plusieurs semaines, nul ne sait encore quand et
comment les éléments de l’AND interviendront à Anjouan pour pacifier l’île.
Depuis trois jours, les communications téléphoniques avec Anjouan sont quasi
interrompues, et le déplacement des journalistes n’est pas facilité. Certains
confrères ont pris le risque de s’y aventurer par des embarcations de fortune.
Pour tenter de temporiser les ardeurs du président Sambi dans sa volonté d’en
découdre militairement avec la rébellion anjouanaise, trois pays viennent de
relancer l’idée d’une possible « médiation de la dernière chance », en demandant
au chef de l’Etat comorien d’ajourner son intervention militaire, en contre
partie d’un accord qui pourrait être arraché au colonel Bacar. L’initiative
viendrait de l’Afrique du Sud, en concertation avec la France et les Etats-Unis
d’Amérique.
El-Had Said Omar
080208/eso/hzkpresse/6h00
Posté le 09.02.2008 par habari
aux dernières nouvelles l'AND dispose de 600 hommes aptes à faire le débarquement à anjouan. C'est à notre humble avis une force suffisante pour planifier un tel débarquement . le président sambi espère le soutien de ses partisans à anjouan pour aider l'AND dans sa mission éventuelle de guerre à anjouan.. mais est ce que cela est suffisant pour la victoire?
Pour effectuer un débarquement reussi dans une île il faudra 2 types d'équipements:
des hélicoptères ou au moins 1 hélicoptère: pour non seulement servir de guide aux troupes , mais aussi pour préparer le terrain en terre hostile en pouvant effectuer un bombardement aérien des camps militaires ou de troupes . l'armée comorienne n'en dispose pas et cela est une faiblesse énorme!!!! Sans hélicoptère on ne peut éviter les combats de rue qui malheureusement risque de tuer beaucoup de civils et d'endommager beacoup de biens matériels
l 'autre chose il faudra un bateau de guerre pour ravitaillement , pour repli et pour soigner les blessés , et pour rediriger les opérations éventuelles ..c'est en quelque sorte "une cellule d'organisations des opérations militaires"...malheureusement l'AND n'en dispose pas ..
que dispose l'and? de mitraillettes , de vedettes , d'armes lourdes pour combats de terrain c'est tout...
On voit bien par cette analyse que le spectre d'une guerre sale s'annonce à l'horizon et c'est cela qui est condamnable , ca va engendrer destruction , un bain de sang et dégâts incalculables...
si un tel débarquement ait lieu dans les conditions actuelles et sambi et mohamed bacar quelque soit l'issue du débarquement , de même que les colonels responsables des combats devront être traduits en justice au niveau d'une cour pénale pour "crime contre l'humanité".. si un débarquement doit avoir lieu , qu il soit un débarquement propre avec le peu de dégats possibles et cela necessite l'aide de pays extérieurs et voisins , autrement ce débarquement ne sera que "non assistance à peuple en danger" car dans cette affaire SAMBI et mohamed bacar au fond ,ce sont 2 pures égoistes qui ne pensent qu'à leur interêt et surement pas aux intêret du peuple anjouannais qui souffre depuis des mois à cause de leur incompétence notoire!!!
source: habari centerblog
Posté le 09.02.2008 par habari
Moroni, mardi 5 février 2008 (HZK-Presse) – « J’ai été touché par la confiance qu’a manifesté à mon égard le président de l’île autonome de Ngazidja », soupire le tout nouveau ministre de la Fonction publique, Assoumani Saandi qui accueille cette promotion comme une reconnaissance après plus de 15 ans au service des institutions nationales et internationales.
Avec son 1m 60, Saandi considère ses nouvelles fonctions comme un tremplin pour toucher encore plus haut. Appartenant au cercle fermé des comoriens experts internationaux, cet enfant de la région de Mbadjini, né à Nyoumalima il y 40 ans, a très tôt basculé dans le domaine de la gestion des institutions. Après un brevet d’informatique de gestion à l’académie de la Réunion, le jeune diplômé n’a pas chômé en obtenant rapidement un contrat de consultant avec les Nations Unies aux Comores.
Avec son 1m 60, Saandi considère ses nouvelles fonctions comme un tremplin pour toucher encore plus haut. Appartenant au cercle fermé des comoriens experts internationaux, cet enfant de la région de Mbadjini, né à Nyoumalima il y 40 ans, a très tôt basculé dans le domaine de la gestion des institutions. Après un brevet d’informatique de gestion à l’académie de la Réunion, le jeune diplômé n’a pas chômé en obtenant rapidement un contrat de consultant avec les Nations Unies aux Comores.
Au sein de l’équipe qui a opéré les premières réformes de l’administration comorienne en 1993, Saandi n’intègre pas la fonction publique pourtant à sa portée. « On nous a proposé d’être recruté par l’Etat mais on a refusé. On était deux et nous avons jugé utile de faire une autre carrière », dit-il entre deux coups de fil, son téléphone ne cesse de sonner à un rythme infernal pour des interminables félicitations. Cette carrière qu’a choisi ce père de 3 enfants, n’est autre que l’expertise dans le développement institutionnel.
C’est dans ce milieu qu’il a été repéré par le pouvoir putschiste du colonel Azali pour occuper le poste de conseiller du chef de l’Etat en matière de d’assainissement des finances publiques et des réformes administratives. « Je suis à l’origine de tous les assainissements opérés dans la période d’Azali », lance t-il avec beaucoup de fierté.
Tout en exerçant son sport favori, les consultations pour les institutions internationales, Saandi occupe aussi des fonctions dans l’administration et revient à la présidence mais cette fois en qualité de conseiller en communication du président. C’est en cette qualité qu’il crée en 2002, le premier quotidien du pays, le Matin des Comores [le journal a cessé de paraître depuis 2003].
Après ses expériences dans l’administration notamment comme secrétaire général du ministère de la fonction publique, Saandi relance une nouvelle fois son cabinet d’expertise qui compte actuellement un employé. Il est sollicité par le Pnud pour réformer une énième fois l’administration comorienne dans le cadre de la mise en place des nouvelles institutions de l’Union des Comores.
Malgré la conjoncture économique que connaît le pays, l’expert désormais titulaire d’un diplôme d’étude approfondi en entreprenariat ne faiblit pas. Au contraire, il étend ses consultations au delà des frontières. Recruté en tant que consultant, il dépose ses valises au Bénin pour l’élaboration d’un plan de formation au ministère des travaux publics et des transports.
Auteur de plusieurs études sur les réformes administrative publiées dans des revues spécialisées, Saandi se fait connaître au grand public par la publication d’un livre intitulé « Un plaidoyer pour des Comores nouvelles » en 2003. Cet ancien militant du Front démocratique et cofondateur avec Abdou Soefo du Mouvement pour une démocratie sociale (MDS), s’était présenté en candidat indépendant aux législatives de l’Union de 2004.
Depuis, l’expert est resté dans l’ombre de ses consultations jusqu’à ce 4 février 2008, où il fait une entrée inattendue au deuxième gouvernement insulaire du président Abdouloihabi, en héritant outre la fonction publique, le portefeuille de la communication. « Je suis convaincu que des bons résultats sont possibles », conclut t-il.
Posté le 09.02.2008 par habari
La France, l’Union Africaine et les Etats-Unis pourraient envoyer, lundi prochain, une mission de médiation pour éviter une intervention militaire de l’armée nationale à Anjouan. Cette mission tentera de convaincre le colonel Mohamed Bacar de se retirer du pouvoir pour organiser ensuite une élection présidentielle sur l’île. Pendant ce temps, à Mohéli, l’And se prépare à gagner le village de Itsamia d’où elle partira probablement pour son expédition anjouanaise. Le chef de l’Etat est attendu ce samedi après-midi à Fomboni (Mohéli). Il s’entretiendra avec l’état-major de l’armée nationale et visitera ensuite le camp militaire de la Force comorienne de défense (FCD). Son déplacement sur l’île signifierait l’imminence de l’intervention militaire. Son arrivée à Mohéli, initialement prévue le jeudi, a été repoussée à vendredi, puis à samedi. Ces ajournements seraient dus à la volonté exprimée par certains pays africains de prendre part aux opérations de libération d’Anjouan.
source: inoussa blog
notre commentaire :on en a parlé dès hier sur notre blog de cette information. Il faut espérer que cette délégation puisse trouver une solution pacifique. La guerre est par définition génératrice de destruction , de haine .. Il faut absolument que les comoriens évitent de s'entretuer . la france , L' UA et les états unis doivent faire l'essentiel même si cela passe par le départ de mohamed bacar..et l'organisation bien évidemment comme tout le monde le souhaite d'élections libres !! après les élections , il faudra organiser une conférence inter comorienne pour régler les points de la consitution qui posent problème , pour régler le conflit de compétences. les îles doivent rester autonome c'est un acquis sur lequel personne ne peut revenir.. à notre avis il faudrait que notre constitution ressemble au "modèle canadien" . nous croyons qu'il serait préferable d'appeller chaque président des îles , un premier ministre . chaque île doit gérer de façon autonome la santé, l'éducation, sa force de gendarmerie,les médias , les entreprises locales !!! l'union des comores doit gérer la nationalité , les affaires étrangères et les quelques entreprises d'état! nous aurons l'occasion d'y revenir
Posté le 09.02.2008 par habari
La France, l’Union Africaine et les Etats-Unis pourraient envoyer, lundi prochain, une mission de médiation pour éviter une intervention militaire de l’armée nationale à Anjouan. Cette mission tentera de convaincre le colonel Mohamed Bacar de se retirer du pouvoir pour organiser ensuite une élection présidentielle sur l’île. Pendant ce temps, à Mohéli, l’And se prépare à gagner le village de Itsamia d’où elle partira probablement pour son expédition anjouanaise. Le chef de l’Etat est attendu ce samedi après-midi à Fomboni (Mohéli). Il s’entretiendra avec l’état-major de l’armée nationale et visitera ensuite le camp militaire de la Force comorienne de défense (FCD). Son déplacement sur l’île signifierait l’imminence de l’intervention militaire. Son arrivée à Mohéli, initialement prévue le jeudi, a été repoussée à vendredi, puis à samedi. Ces ajournements seraient dus à la volonté exprimée par certains pays africains de prendre part aux opérations de libération d’Anjouan.
source: inoussa blog
notre commentaire :on en a parlé dès hier sur notre blog de cette information. Il faut espérer que cette délégation puisse trouver une solution pacifique. La guerre est par définition génératrice de destruction , de haine .. Il faut absolument que les comoriens évitent de s'entretuer . la france , L' UA et les états unis doivent faire l'essentiel même si cela passe par le départ de mohamed bacar..et l'organisation bien évidemment comme tout le monde le souhaite d'élections libres !! après les élections , il faudra organiser une conférence inter comorienne pour régler les points de la consitution qui posent problème , pour régler le conflit de compétences. les îles doivent rester autonome c'est un acquis sur lequel personne ne peut revenir.. à notre avis il faudrait que notre constitution ressemble au "modèle canadien" . nous croyons qu'il serait préferable d'appeller chaque président des îles , un premier ministre . chaque île doit gérer de façon autonome la santé, l'éducation, sa force de gendarmerie,les médias , les entreprises locales !!! l'union des comores doit gérer la nationalité , les affaires étrangères et les quelques entreprises d'état! nous aurons l'occasion d'y revenir
Posté le 08.02.2008 par habari
PARIS, 8 February 2008 (IRIN) - Cyberspace is the new frontier in the simmering Comoros conflict, with a surge in blogs by Comorians venting their opinions on the dispute between the semi-autonomous island of Anjouan and its renegade leader, and a Union government determined to bring him to heel.
The cost and difficulty of accessing the internet had kept online traffic low in the Comoros, with chatter mainly among Comorians living in France, the former colonial power. However, the threatened invasion of Anjouan by the Union government of Ahmed Abdallah Sambi has got the keyboards working.
Inoussa Mohammed, news editor of a weekly government newspaper, Al Watwan, started blogging on political affairs on the Indian Ocean archipelago in August 2007. "It's better visited by people outside [the islands] than those living here, but recently people have started to react to my columns," he told IRIN.
The response has been often venomous, usually rumour-filled, but underlines the long history of secessionism and strife that has dominated the post-independence history of the three small islands of Grand Comore, Anjouan and Moheli.
"I hope Sambi will use his authority towards this handful of delinquents who are keeping the population of Anjouan in fear and insecurity," thundered one blogger.
"Can we know when the invasion will come? We want to finish with the AND [Union military forces]. We want to finish with Sambi. If you are close to him, tell him that the FGA [Anjouan military forces] are impatient for the war to begin," replied another.
The political standoff began in June 2007 when Sambi and the African Union (AU) tried to postpone elections on Anjouan, citing irregularities and intimidation in the run-up to the polls. A defiant island president Mohamed Bacar printed his own ballots on Anjouan, held polls anyway and claimed a landslide victory of 90 percent.
Neither Mohamed Bacar nor the Union government, which is demanding a fresh election on Anjouan, is prepared to compromise. Efforts by the AU to negotiate a deal have failed to break the deadlock, as have sanctions targeting the freedoms and financial assets of Anjouan's leadership, hunkered down on their island, just 80km of Indian Ocean away from Grande Comore, the seat of the Union government.
Seperatism
"I do not think the departure of Mohamed Bacar and his confederates is an end in itself," Inoussa Mohammed wrote in a recent blog. "The separatist crisis is perceived by some Anjouanese as a legitimate response to the unacceptable domination of Ngazidja [Grande Comore] over the two other islands ... this small archipelago of less than one million people has paid dearly for its divisions."
Comoros has been plagued by political strife, enduring 19 successful or attempted coups since independence from France in 1975. The islands of Anjouan and Moheli, complaining of neglect by successive governments in Grande Comore, declared unilateral independence in 1997.
Can we know when the invasion will come? We want to finish with the AND [Union military forces]
Protracted negotiations, brokered by the then Organisation of African Unity (now the AU) succeeded in securing a political agreement based on a power-sharing federal system, known as the Fomboni Declaration.
The agreement gave the individual islands their own semi-autonomous government and president, with a rotating Union presidency. The federal government controls security and financial matters, while the island authorities control local policies, in cooperation with an over-arching federal administration.
The system was designed to tackle the perception of Grande Comore's political dominance, but despite Sambi hailing from Anjouan, the perception has stuck: "This [separatism] is definitely about competences [the Union government's powers] and power-sharing problems, which were not well negotiated in Fomboni," wrote one blogger with the pen name of Habari.
It is a view also increasingly shared by the international community. A diplomat in Moroni, the national capital, situated on Grand Comore, told IRIN, "If the government regains control, they need to organise elections and then, when a legitimate [Anjouan] government is in place, authorities need to sit down together and have dialogue.
"They need to look at the current constitution and amend it. It is clear that it is not working - it leads to too much dispute - and having four governments [a union government and one for each individual island] is far too expensive."
notre commentaire:
article interessant , certes en anglais mais relatant les opinions diverses sur cette crise comorienne traitée dans les blogs ...les avis sont partagés entre pro et anti débarquement militaire à anjouan .
Posté le 08.02.2008 par habari
L’armée se prépare à attaquer Anjouan
Le gouvernement de l’Union des Comores prévient qu’un débarquement militaire est imminent sur Anjouan. Il reproche à l’Union africaine son inaction sur ce dossier épineux.
Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi excédé par les atermoiements de l’UA.
Excédé par l'inaction de l'Union africaine (UA), le gouvernement de l'Union des Comores semble décidé à intervenir militairement sur l'île comorienne d'Anjouan pour mettre un terme à l'aventure du colonel Mohamed Bacar dont la réélection en juin 2007 est rejetée par l'UA.
Les autorités comoriennes, du président Ahmed Abdallah Sambi au chef de l'armée, ont multiplié ces derniers jours les déclarations va-t-en guerre à l'encontre d'Anjouan, visiblement excédées par les atermoiements, selon elles, de l'UA sur le dossier.
Conflits de compétence
L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de leurs propres institutions, et l'Etat fédéral.
Le colonel Mohamed Bacar, réélu président d'Anjouan le 10 juin 2007 à la suite d'une élection contestée à la fois par l'UA et l'Etat fédéral, refuse depuis d'organiser de nouvelles élections.
Jeudi, une source proche de l'armée comorienne a jugé qu'un débarquement de l'armée comorienne était « imminent » à Anjouan.
« Il y a de nombreux soldats ici. Ils sont visibles dans les rues. Lorsqu'on les approchent, ils paraissent déterminés à en découdre avec le colonel Mohamed Bacar », selon Mohamed Nanssuri Riziki, président d'une association de protection des droits de l'Homme, joint par l'AFP à Mohéli.
Outre les préparatifs militaires visibles sur l'île de Mohéli, située en face d'Anjouan, le gouvernement de l'Union s'est efforcé de rallier le soutien de la population.
Depuis plusieurs semaines, la télévision et la radio nationale ont modifié leurs programmes pour diffuser des émissions de « sensibilisation »sur l'opération militaire en préparation.
M. Sambi a également obtenu le soutien de la plus haute autorité religieuse du pays, le grand Mufti Saïd Ahmed Saïd Toihir.
« Dans la mesure où le dialogue n'a pas donné de résultats, le président de la République a raison d'user de tous les moyens » pour régler la crise, a déclaré le grand Mufti en début de semaine.
La France, l'UA et l'Union des Comores avaient conclu début novembre un accord visant à résoudre la crise, passant par un embargo et un gel des avoirs financiers des plus hautes autorités de l'île. Mais ce blocus n'a pas fait plier l'homme fort d'Anjouan, faute de moyens maritimes suffisants.
© AFP
[SIZE=7][COLOR=red] notre commentaire:
je voudrais ne pas paritre comme manquant de respect aux réligieux mais le "grand mufti " ferait mieux de se taire ... quel réligieux peut pousser un président à la guerre sachant que le résultat sera un bain de sang ? est ce un sentiment digne de foi? ou
est ce qu" il se fait pervetir par shaytan????
que le réligieux fasse son travail!![/COLOR][/SIZE]
Posté le 08.02.2008 par habari
Des rumeurs font état d'une arrivée aux comores dimanche ,d'une délégation française et/ ou américaine pour une médiation de dernière minute !! cette délégation aurait pour objectif d'éviter une guerre comoro comorienne !!N'en doutez pas pas un débarquement de la seule AND à anjouan provoquera un bain de sang, non souhaitable pour personne .Non seulement un bain de sang mais une destruction probable des batiments et des maisons de particuliers..C'est sûrement pas ce qu 'on souhaite pour un pays aussi pauvre , sachant qu'elle n'engendrera après que haine et réglèments de compte.
l'autre point à souligner c'est le mutisme de mohamed bacar depuis déja 2 à 3 semaines..c'est pas son habitude.. Il doit sûrement se dire que quelque soit l'issue du réglèment par les armes ou par le dialogue , il aura à quitter le navire !!
Sambi n' a pas tout à fait les mains libres pour ce conflit , il montre sa détermination à aller jusqu'au bout pour surement pousser les pays alliés à lui donner un coup de main.. mais la question qu'on doit tous se poser que fait la france? ou plûtot que disent les services français de l'ombre qui suivent cette affaire , la france va t elle réellement laisser les comores se déchirer dans un conflit armé? sous quelles conditions est elle prête à accepter un tel débarquement ? s'il n y a débarquement disons le ,il faut le faire avec l'appui de L'UA .. dans une stratégie faisant penser qu'il y ait un déséquilibre évident au niveau des armements pour se combattre. L'AND est surement mieux équipée que la FGA mais elle ne dispose pas de véritables arsenals de guerre ...
comment débarquer dans une île sans bateau de guerre de repli , sans hélicoptères ?
sans possiblilité de repli c'est très risqué stratégiquement .d'autant plus que sur place , il faut maitriser le terrain , ce qui est loin d'être le cas de l'AND
prudence, prudence!!!
source: habariblog