Posté le 11.02.2008 par habari
Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi a régagné Moroni ce lundi matin après avoir effectué une visite de près de 48 heures à Mohéli. Selon notre correspondant sur place, le président a rencontré la population de l'île et a passé en revue les troupes de l'And sur place pour la préparation du débarquement. Il s'est également entretenu avec le chef de l'état-major. "Aucune force sur terre ne pourra pas empêcher l'armée comorienne de rétablir l'ordre à Anjouan", a-t-il martelé. Et de préciser: "Nous nous employons pour éviter le maximum de dégâts. Nous devrons déployer les efforts nécessaires pour empêcher la FGA de riposter".
Le président de l'Union des Comores s'était rendu, samedi dernier à Mohéli, où sont massés des militaires en vue d'une intervention militaire à Anjouan sous les mains du pouvoir illégitime de Mohamed Bacar depuis plusieurs mois.
A noter que la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma est attendue à Moroni, ce lundi, en compagnie de son homologue tanzanien et de diplomates américain et français dans le cadre d'une mission diplomatique, pour tenter d'éviter le débarquement. Cette mission qualifiée de "dernière chance" intervient dans un climat très tendu entre les autorités de Moroni et les rebelles dirigés par Mohamed Bacar.
Dans le pays, un sentiment antifrançais commence à émerger. Beaucoup critiquent la position de l'ancienne puissance coloniale dans ce dossier anjouanais et l'accusent d'avoir déjà choisi son camp, à savoir celui des rebelles.
source: kweli
notre commentaire:
SAMBi continue de faire de la propagande quand il continue de déclarer: " Aucune force sur terre ne pourra pas empêcher l'armée comorienne de rétablir l'ordre à Anjouan". pourquoi alors mentir? IL sait qu'il n 'a pas à l'heure actuelle le soutien de ces 3 grandes puissances ( sud afrique, etats unis, france) qui restent opposés à la guerre .Il faudrait leur compréhension, à défaut de leur soutien pour qu'il puisse envoyer la force à anjouan.N'oublions pas que c'est très étonnant mais on nous a présenté aucun plan de le l'après guerre ..est ce normal? de toutes façon l'après guerre sera géré ( sur le plan économique et de l'aide à apporter aux victimes) si la guerre devrait avoir lieu par la communauté internationale . alors peut on laisser un pays pauvre se détruire aussi indépendant soit il , un pays pauvre qui vit que sous perfusion de la communauté internationale , un pays pauvre qui sera obligé de demander cette même communauté internationale de l'aide pour l'après guerre. Ne nous voilons pas la face, je ne crois pas à un débarquement sans la compréhension ou sans le "laisser faire " de la communauté internationale !! Et actuellemnt il faut le dire SAMBi n'a même pas cette "compréhension".. je crois que dans cette affaire il y a un echec assez grave de la diplomarie comorienne dans ce dossier car c'est bien mohamed bacar qui est bien un président " illégal" , et que malgré les efforts de sambi pour isoler politiquement les autorités d'anjouan en coupant tout dialogue possible , pou la communauté internationale , les autorités d'anjouan restent de partenaires de négociation et de dialogue
notre analyse nous pousse à croire que l'objectif de la communauté internationale dans cette crise est de faire partir mohamed bacar ( pas forcément les cadres qui travaillent avec lui) ,d'organiser des élections libres. nous pensons également que cette même communauté internationale n'a aucune envie de laisser anjouan sous contrôle exclusive de sambi. se mefie t il de lui à cause de ses positions iraniennes?
équipe : habari centerblog
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Posté le 10.02.2008 par habari
je vous fait part de cette reflexion interessante
Au moment où une horrible tragédie se déroule aux portes des Comores, au
Kenya, on ne peut soudain s´empêcher d´avoir des doutes et se poser des
questions sur les objectifs, les ambitions de nos gouvernants, et de certains
politiques concernant la situation d´Anjouan et des conséquences qui peuvent
en découler.
Certes, comparaison n´est pas raison, mais force est de constater des
similitudes troublantes et angoissantes avec ce qui se passe actuellement au
Kenya : voilà un opposant, (ici c´est un président élu,) qui conteste les
résultats d´une élection, et qui pour cela, arrive à mettre le pays à feu
et à sang.
Dans ce cas, peut-être que Raila Odinga a bel et bien perdu les élections,
grâce à la fraude organisée par le président Mwai Kibaki et c´est même
probable, mais cela justifie-t-il de jeter le pays dans une guerre fratricide et
de résoudre un mal par une solution cent fois pire.
C´est cela ce que nous appelons « le syndrome du Kenya » : résoudre un mal
par un plus grand mal encore...et c´est peut-être ce que nous prépare Aha.
Certes Mohamed Bacar n´est pas défendable à plus d´un titre : il est
arrivé au pouvoir par un putsch, après il s´est donné une honorabilité
pseudo-démocratique, en organisant des élections contrôlées par lui-même,
enfin il a gouverné Anjouan en roitelet incompétent, en reproduisant à
Anjouan ce qui était reproché jadis aux pouvoirs de Moroni : incompétence,
favoritisme, clientélisme, détournement des biens publics, brutalité du
pouvoir, absence de toute considération des intérêts présents et futurs du
peuple ...au point que Mohamed Bacar est honni de la grande majorité des
Anjouanais.
De plus, très peu d´Anjouanais sont satisfaits du déroulement et des
résultats des dernières élections présidentielles anjouanaises, puisque
c´était tout simplement bis repetita en cortège de malheurs.
En résumé, Mohamed Bacar est mauvais, mais pourquoi Aha veut-il sa peau ? Par
souci de développement d´Anjouan et du pays ? Par souci de la situation
économique et sociale d´Anjouan ? On peut en douter, à voir comment il en a
fait une question personnelle, en se disant « humilié, bafoué » etc. Tout se
passe comme si ce qui lui importait c´était de satisfaire son ego, son
orgueil démesuré en sauvant la « face ».
Il risque donc de produire le syndrome Kenyan.
Déjà demandez aux Anjouanais vivant dans la crainte quotidienne d´une
invasion armée, si ils portent tous Aha dans leur coeur ; crainte, angoisse,
difficulté aggravée dans leur quotidien, avec les pénuries organisées des
denrées de 1ère nécessité, du pétrole, de l´électricité ; si c´est
cela le prélude d´une libération, Aha finira par être maudit dans tous les
coeurs des Anjouanais.
Et la guerre ? Qui peut prédire l´issue d´une guerre et ses conséquences
?
Si c´est un même pays et que les gens ne peuvent pas se parler, cela veut
dire que la faille qui les sépare est déjà vaste et ce ne sont pas les
destructions, les mutilations et les morts d´une guerre qui peuvent contribuer
à réduire la faille ; tout au contraire, elle ne peut que s´aggraver.
Et c´est le syndrome kényan....
Bien sûr, il se trouve les innombrables partis de la Grande-Comore (parfois
composés d´une ou deux personnes) avec leurs chefs autoproclamés pour crier
haro sur Anjouan.
Car pour eux, bien sûr c´est Anjouan, l´origine de tous les maux
économiques et sociaux des Comores ; le coupable c´est le séparatisme et
s´il n´y avait pas Anjouan, ce serait Mayotte le problème.
N´est-ce pas cela qui empêche les dirigeants comoriens à être des
dirigeants honnêtes, dévoués à leur pays et à leur peuple, prêts à les
servir corps et âme ? ; n´est -ce pas à cause d´Anjouan qu´une
trentaine d´années d´indépendance n´ont fait qu´enfoncer le pays dans
la pauvreté et la misère grandissantes ?
On évacue les vrais problèmes, on occulte la réalité en faisant passer les
effets pour les causes.
Les vraies questions restent : comment faire pour faire émerger des dirigeants
qui peuvent vraiment porter le pays ? quelle démocratie ? Quel projet
politique, économique et social peut mobiliser toutes les forces vives du pays
pour le sortir du gouffre actuel ?
Quel projet reflétera les aspirations fondamentales de tous ?
Espérons que le syndrome kényan ne nous fasse pas commettre l´irréparable,
car tous les va-t-en guerre devront porter la responsabilité de tous les
dommages collatéraux de cette aventure, à commencer par le préjudice porté
à l´unité nationale mais aussi les pertes en vies humaines qui pourraient en
découler. AHA en tête...
Collectif de réflexion sur la vraie unité nationale
Posté le 10.02.2008 par habari
Quelle position ont adopté les partis politiques comoriens par rapport à la décision du président Sambi de soumettre Mohamed Bacar par la force ? Revue de détail.
Les "contre"
Dès le 27 novembre, l'opposition réunie autour de la CRC (Convention pour le renouveau des Comores, CRC), de Chuma, le parti du prince Said Kemal, et du Ridja de Said Larifou, organisait une conférence de presse commune pour "rejeter toute idée de débarquement militaire" et s'opposer aux sanctions imposées par l'Union africaine. "Il n'y a pas d'autre alternative que la voie du dialogue", déclarait Mohamed Abdou Soimadou, ancien cadre du régime Azali, tandis Said Abdallah Saroua, alias Chabouhane, qui fut candidat à la présidentielle de Mohéli, estimait qu'il "faut donner aux autorités de fait d'Anjouan le droit de se prononcer clairement et librement sur le devenir de nos institutions", ajoutant que "l'unité du pays ne se réalisera pas par les armes, et tout débarquement se soldera par un échec car la majorité de la population y est opposée". A noter également la présence au sein de cette coalition ponctuelle de Mohamed Fazul, l'ancien président de l'île de Mohéli.
Les "oui, mais"…Le 7 janvier, le Ridja adoptait une position plus mitigée. Si le débarquement s'avérait "irréversible, comme ultime recours pour mettre définitivement fin au séparatisme anjouanais, mon parti se rangerait derrière l'armée nationale", déclarait alors Said Larifou. L'avocat posait cependant des préalables qui, un mois plus tard, ne sont toujours pas satisfaits : "un sursaut national d'abord" impliquant la société civile, la participation de l'ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile au règlement de la crise, et "une caution morale de la communauté internationale".
Le Parti de l'entente nationale fondé début janvier par Fahami Said Ibrahim ne s'est, quant à lui, pas mouillé. "Il appartient au seul président de la République, qui jouit de la légitimité nécessaire, d'apprécier l'opportunité des actions possibles, en sa qualité de garant de l'unité nationale pour résoudre la crise actuelle", s'est contenté de commenter l'avocat.
Mohamed Said Abdallah Mchangama, leader du Kasiya, estimait de son côté le 31 janvier que "le président Sambi a le pouvoir constitutionnel de rétablir l'ordre sur n'importe quelle partie du territoire", mais que l'opération soit envisagée "sans obtenir l'accord de la communauté internationale et sans que l'on sache par quels moyens budgétaires et logistiques" elle serait menée. Et de demander "des garanties pour la protection des populations civiles de l'île." "Notre armée est-elle suffisamment préparée ? A-t-on réfléchi à l'après débarquement ? Qui dirigera Anjouan après le renversement de Mohamed Bacar ? La Cour constitutionnelle et l'Assemblée nationale sont-elles consultées ?" a-t-il lancé aux journalistes.
Les pour
Si leur position commune est pour l'instant peu concrète et que chacun d'entre eux défend sa propre vision de la situation, les onze partis signataires du "pacte pour la République une et indivisible" constituent manifestement le courant le plus favorable à la gestion de la crise adoptée par Sambi. Parmi les signataires, les deux partis historiques "de gauche" du pays, sur le déclin depuis les années 80 : le Parti socialiste des Comores (PA.SO.CO), et le Front démocratique (FD). A noter également l'adhésion du parti islamiste Front national pour la justice (FNJ). Les autres signataires sont le PSNRDD, l'UNDC, le Mouroua, Mwanantsi, Maesha Boro, Msada, Espoir 2000 et Nouroulhouda. Le pacte, qui affirme un "soutien à toute action efficace, rapide et à toute initiative susceptible de résoudre la crise à Anjouan", a été soumis le 6 février à Sambi, qui a reçu pendant trois jours notables et organisations pour des consultations concernant l'imminence du débarquement. "Un accord d'adhésion à ce pacte est intervenu entre les partis signataires et le chef de l'Etat", précisent les mouvements concernés.
LG, avec La Gazette des Comores
Posté le 10.02.2008 par habari
le séjour aux comores de cette délégation internationale reporte de facto cette intervention militaire jugée imminente depuis déja plus d'un mois.. On imagine très mal un débarquement militaire dans l'île d'anjouan pendant le séjour des diplomates
équipe centerblog
Posté le 10.02.2008 par habari

On vous faisait part dès hier de la confirmation de cette mission. Pour la première fois une mission reunissant l'UA , la france et les états unis conduite par la ministre sud africaine des affaires étrangères Mdme Nkosazana Dlamini-Zuma , va bientôt séjourner aux comores pour obtenir une solution pour éviter un conflit armé nuisible pour tout le monde . c'est en quelque sorte une médiation de dernière chance . Il faut rappeller que ces 3 pays restent opposés à une intervention militaire et voient d'un mauvais oeil cette démarche individuelle de SAMBI pour résoudre par les armes ce conflit qui est assez complexe.
leur non opposition à la guerre ne doit pas pour autant être interpreté comme étant un soutien à MOHAMED BACAR. Ces 3 pays savent très bien l'effet néfaste d'un débarquement qui à l'heure actuelle s'annonce être un conflit de rue étant donné que l'AND n'a aucun soutien aérien et maritime pour maitriser la situation. Il est fort probable que l'AND sort gagnant de cette confrontation , mais à quel prix pour les habitants d'anjouan et les infrastructures en général? d'autant plus que ca sera ces 3 états qui seront sollicités pour l'après guerre , une reconstruction éventuelle, et les nombreux blessés !! encore ces 3 états qui seront sollicités pour organiser des élections présidentielles à anjouan!On le concoit ainsi que le président SAMBi ne peut pas débarquer tout seul pour faire la sale guerre contre l'avis de la communauté internationale , et venir secondairement les solliciter pour les blessés de guerre, l'après guerre, une éventuelle reconstruction , du moins pour verser des indemnités aux pauvres civils qui auront vus leur maison et biens détruits!!
de la part de SAMBi c'est bien joué statégiquement , car en massant des troupes à MOHELI et en montrant qu'il ira jusqu'au bout de son action ( je crois qu 'il faut pas douter de sa détermination !!) , la pression est énorme sur les autorités d'anjouan qui s'attend à tout moment à un débarquement, mais cela oblige également les sud africains, la france et les USA à passer à la vitesse supérieure pour régler ce conflit !
Posté le 09.02.2008 par habari
MORONI (AFP) - The Comoran president held talks with military officials on Saturday ahead of a possible military assault on the rebel island of Anjouan to end the rule of Colonel Mohamed Bacar, officials said.
The tiny and impoverished Indian Ocean archipelago has long been beset by conflicts between the federal government and each one of its three main islands -- Grande-Comore, Anjouan and Moheli -- which all have their own institutions. Irked by the African Union's toothless intervention, the Comoran government has been preparing a military assault on Anjouan.
The Comoros Union, under the leadership of federal president Ahmed Abdallah Sambi, has upped the rhetoric in recent days, vowing to use force where diplomacy failed, to recapture the island.
Sambi visited Moheli on Saturday to review troops and hold talks with military officials, a source from his office told AFP.
Military equipment has be[SIZE=14]en transported in recent days to island, which lies opposite Anjouan, sources said.
The South African and Tanzanian foreign ministers, along with officials from the United States and France, were also expected to visit the Comoran capital this weekend, said Mohamed Nafiou, an adviser to the Comoran exterior relations minister.
South African Foreign Minister Nkosazana Dlamini-Zuma "will visit the Comoros on behalf of both South Africa and the African Union," the adviser said. South Africa leads the AU military mission in the Comoros.
Colonel Mohamed Bacar was re-elected president of the island of Anjouan in June 2007 but the ballot was not recognised by the African Union and the federal government.
Bacar has refused to organise new elections and clung to power.
On Thursday, an official close to the Comoran military leadership predicted an offensive was imminent.
"There are many soldiers here. You can see them in the streets. They seem determined to deal with Colonel Mohamed Bacar," said Mohamed Nanssuri Riziki, who heads a rights groups based in Moheli.
Whilst prepping its troops and military equipment for an onslaught from Moheli, the Comoran government has strived to rally popular support for the move.
Over the past few weeks, public radio and television have modified their programming to give ample air time to "awareness campaigns" on a military operation against Anjouan.
In November, the Comoros, the African Union and former colonial power France had reached an agreement whereby the solution would be solved with a maritime embargo of Anjouan and a freeze on the assets of the island's top officials.
Yet the blockade implemented by the African Union and its force of Tanzanian troops failed to break the will of Anjouan's strongman, with too little means at its disposal to effectively patrol the island's coast.
"The embargo we attempted to put in place is not working because we don't have enough ships and many officials have bank accounts in France," an AU diplomat told AFP condition of anonymity.
During the meeting of AU heads of state in Addis Ababa earlier this month, Sambi had informed his peers of his intention to "restore the integrity of the Comoran state."
An official from the AU peace and security council had reacted by warning that South Africa had not accepted the principle of a military intervention.
But the Comoran president has since complained that South Africa "abandoned him", opting to take his state's fate in his own hands and beginning to mass troops in Moheli.
notre commentaire: cette dépeche de l'AFP confirme qu'une délégation sud africaine, américaine et française est bien entendu à MORONi ce weekend .Cette délégation ira bien à ANJOUAN.
je vous rappelle que ces 3 pays sont résolument contre un débarquement à ANJOUAN .
C'est du beau monde qui est attendu , sûrement une mission de dernière chance .C'est pas parce que ces 3 pays sont contre un débarquement militaire que cela sous entend qu'ils soutiennent MOHAMED BACAR ..Loin de là , à mon humble avis les jours sont comptés pour MOHAMED BACAR .. DU point de vue de SAMBi c'est bien joué statégiquement , car il ne cesse de mettre la pression sur la communauté internationale , cette même communauté internationale qui est bien persuadé que si L'AND débarque , cela sera surement une sale guerre ...
l'autre point à souligner : c'est l'implication des états unis dans la recherche d'une résolution à cette crise. Il est étonnant de constater que les USA s'interessent de plus en plus aux comores.. WHY? question de stratégie? les USA se méfie de l'attitude pro iranien de SAMBI?
En tous cas la "saga" du débarquement continue, et il n'y aura surement pas de débarquement avant quelques jours
Posté le 09.02.2008 par habari
Un mois et demi après qu'Ahmed Abdallah Sambi a annoncé qu'il avait donné l'ordre à l'armée nationale de se préparer à débarquer à Anjouan, les Comores vivent dans l'expectative. De jour en jour, le départ du président pour l'île de Mohéli, où sont transférés progressivement les hommes et le matériel de l'armée, est repoussé au lendemain ou au surlendemain… Vendredi, la présidence l'annonçait pour ce samedi, sans confirmer pour autant l'information à 100%.
Jeudi, deux bateaux civils ont quitté le port de Moroni dans une ambiance surchauffée et sous les cris d'encouragement, avec à leur bord un contingent de militaires. A Itsamia, le petit village mohélien où campent les soldats, les habitants sont cependant sceptiques quant à l'imminence de l'opération. "Le centre de commandement n'est pas encore installé. Le transfert du matériel se fait petit à petit. Soit une partie du matériel nous est caché, soit le débarquement ne pourra pas se faire avant une ou deux semaines", affirme un villageois. Difficile de savoir ce qu'il en est réellement quand le cercle de personnes réellement informées de l'avancée des préparatifs s'est considérablement resserré.
A entendre Sambi, ce n'est pourtant plus qu'une question de temps. "Désormais, l’Union des Comores ne souhaite plus la continuation du cycle des réunions et conférences internationales sur la crise anjouanaise, car ces dernières ont épuisé leur pertinence", a-t-il annoncé à ses pairs lors du dernier sommet de l'Union africaine. Après l'échec de la mission de l'Organisation internationale de la francophonie voici deux semaines, les pays partenaires n'ont pourtant pas désarmé. L'Afrique du Sud, les Etats-Unis et la France auraient officiellement saisi les autorités comoriennes pour tenter une ultime médiation. "Le gouvernement n'a jamais refusé de telles initiatives. Cette dernière offre se ferait à un niveau ministériel", indique le conseiller politique Mohamed Nafion, qui ajoute que "le problème qui se pose est celui des délais." Cette nouvelle tentative a-t-elle une chance d'interrompre la marche vers l'épreuve de force ? Sambi ne le croit pas, qui bouclait jeudi trois jours de consultations auprès des ulema, notables et partis politiques qu'il a reçus pour les informer de sa décision.
Les uns après les autres, les partis politiques se sont d'ailleurs prononcés pour ou contre le débarquement au cours de ces deux dernières semaines. Après qu'une coalition réunie autour de la CRC, le parti de l'ancien président Azali, ait adopté la position "ni débarquement ni embargo" prônant le dialogue avec Mohamed Bacar, onze partis parmi lesquels le PA.SO.CO, le FNJ ou encore le Mouroua ont organisé ce vendredi une conférence de presse dans laquelle ils annoncent la signature d'un "pacte pour la République une et indivisible" qu'ils ont présenté mardi à Sambi, et que celui-ci aurait signé.
© Malango Comores 2008
Posté le 09.02.2008 par habari
je vous fait part d'un article interessant de l'auteur du blog kavou sur le séparatisme
Je suis surpris en faisant ma revue de presse comorienne. Inoussa, un blogueur que je ne presente pas, souligne un fait inconstestable: le départ de Bacar n'est pas une fin en soi sur comores4. Je partage cette analyse puisque j'ai parlé sur ce blog de la necéssité de reflechir à la relance socio-économique d'Anjouan au lendemain du départ de Bacar.
Surprise totale ! Surtout quand il évoque encore le séparatisme à Anjouan. Le long processus de reconciliation ayant conduit la tenue d'election du président de l'UNion des Comores à Anjouan marque à jamais la fin du separatisme populaire. Comment peut-on être separatiste et voter pour un président de l'union des Comores? Comment peut-on parler de separatisme alors que les Anjouanais denoncent le regime séparatiste qu'ils subissent? Parler de séparatisme anjouanais c'est comme si on évoque encore que la Franche 2008 est Vichiste. Tous les observateurs politiques et civils de la société anjouanaise sont unanimes: le problème à Anjouan demeure similaire à celui des autres îles soeurs à savoir le sous devéloppement, la pauvreté, le manque de moyens. L'election présidentielle fut un moment de reconciliation nationale. Hélas nous ne manquerons pas de souligner la subsistence d'un séparatisme nostalgique et idéologique de l'actuelle junte militaire au pouvoir sur l'île.
Parler de separatisme anjouanais ne serait-ce qu'une representation de l'esprit ou une vue de l'esprit. Peut-être d'autres formes de separatisme emergent ailleurs qu'Anjouan pour défendre des intérets d'une île face à l'administration de l'Union des Comores.Il en va de la crédibilité de chroniqueurs, journalistes ou polémistes comoriens de ne pas faire une confusion entre le sentiment de la population anjouanaise et l'idéologie d'un regime en mal de reconnaissance populaire, de projet politique et crédibilité.
Nous ne pourrons pas quotidiennement demander aux Anjouanais de justifier leur appartenance ou leur adhésion à l'unité nationale des Comores, nous ne pourrons pas eternelement leur reprocher d'avoir eu un soulevement populaire, nous ne pourrons pas leur demander de se repentir sur leur "volonté" d'avoir voulu pendant un instant de l'histoire des comores faire bande à part. A Anjouan aucune haine envers les grands comoriens, les moheliens et les maorais n'est developpée. Je concluerai par la photo qui illustre ce billet et qui se trouve à la sortie de l'aeroport de OUani à Anjouan: "namou karibu hounou Ndzuouani".
Posté le 09.02.2008 par habari
Sur le champs de tir d'Itsoundzou lors des entraînements
Selon des sources dignes de foi, quatre pays africains pourraient envoyer des troupes militaires en appui à l'armée nationale dans son opération de libération de l'île d'Anjouan. ''Tous les préparatifs sont bouclés'' a déclaré à notre envoyé spécial, le chef d'état-major, le colonel Salimou Mohamed, jeudi. L'opération sera menée conjointement par la gendarmerie, la Force comorienne de défense (Fcd) et le service de santé militaire. L'essentiel des troupes est déjà sur place (Lire l'article Bruits de bottes à Fomboni). ''Il n'est pas exclu que des troupes combattent à nos côtés sous mandat de l'Union Africaine'' et des tractations seraient en cours pour déterminer le genre de concours dont l'And a besoin, selon un haut gradé de l'armée qui précise, toutefois, que l'assaut n'est pas conditionné par la conclusion de ces discussions. ''Elles nous retrouveront là-bas''
notre commentaire:
Comme on ne cesse de le dire , on constate encore et encore que L'AND montre qu'elle n'a pas à priori tout l'arsenal necessaire pour faire un débarquement dans les meilleures conditions.que les colonels de l'armée soient motivés pour faire un débarquement c'est sûr il faut pas en douter !! Mais à les écouter ils sont prêts pour en découdre à faire la sale guerre .. A anjouan la population ne se battra sûrement pas pour mohamed bacar , il a fatigué le peuple , il bat d'ailleurs des records d'impopularité, mais la population ne se battra pas non plus pour SAMBI( hormis ses partisans) accusé à juste titre d'avoir précipité anjouan dans une misère socio économique inégalée!!!
Posté le 09.02.2008 par habari
A toute heure du jour comme de la nuit, de longues files à la queue leu leu s'étirent partout où l'on vend du kérosène, particulièrement devant les stations d'essence. Par de-là son caractère insolite, le spectacle aurait été beau à voir de par cette foule bigarrée qui se bagarre parfois. Mais pour peu que l'on pense au temps perdu par toutes ces centaines de personnes dont l'addition des heures donnerait le tournis aux économistes qui s'amuseraient à les convertir en argent, on se résout à laisser de côté le spectacle pour se plaindre de ce gâchis économique que personne ne veut voir.
Depuis plusieurs semaines, se procurer du pétrole à Moroni et dans le reste de Ngazidja relève de l'exploit. Pour chaque ménage, excepté une petite minorité qui fait la cuisine au gaz ou qui s'éclaire à l'électricité, la première question, chaque matin, reste de savoir comment se procurer du pétrole qui pour l'éclairage, qui pour la cuisine. ''Nous avons des stocks dans nos cuves qui correspondent à nos prévisions'', a déclaré un responsable de la société des hydrocarbures (Sch) qui précise : ''il n'y a pas de pénurie, le pétrole est là''.
Corollaire à cette situation, une hausse inexpliquée du prix du litre de kérosène s'est installée : Entre de 250 à 300 francs en Grande-Comore et 500 à 1.000 francs à Anjouan. C'est à celui qui sait faire le plus d'argent et, naturellement, plus de mal aux paisibles consommateurs devenus plus que jamais leurs moutons sacrificiels. Ceci sans que le prix ait connu la moindre modification à la pompe.
''La situation actuelle est un des effets collatéraux à la décision de début novembre de ne pas livrer du carburant à Anjouan'', souligne le même responsable des hydrocarbures. Et ceux qui ne veulent rater aucune occasion de se faire de l'argent de s'en mêler. Et de l'argent, ils s'en font sans compter. De 175 francs à la pompe aux 200 chez le détaillant, le prix du litre de pétrole lampant s'est envolé. La propension de ceux qui, faisant feu de tout bois pour avoir de l'argent, étant trop forte, le ''commerce'' qui a commencé à Anjouan a déferlé à Ngazidja et à Mohéli. C'est alors tout le monde qui se livre au trafic.
''Une fois, il a été découvert huit mille litres de kérosène embarqués clandestinement sur un bateau se rendant à Anjouan'', rappelle-t-on à la Sch. Le manège mis à nu, des dizaines de kwassa-kwassa vont être affrétées presque chaque jour. Des centaines, voire des milliers de bidons de kérosène prennent tous les jours la mer en direction d'Anjouan. Chaque point des côtes anjouanaises où un kwassa-kwassa peut jeter l'ancre est devenu un port de déchargement. Si tout cela se fait à l'insu des autorités de Moroni, il n'en est pas autrement de l'autre côté de l'archipel où tout se fait au vu et au su des autorités rebelles anjouanaises qui ne pourraient que laisser faire.
La population anjouanaise, payant le prix de l'entêtement des chefs rebelles ne peut que se résigner en payant le prix fort. Les consommateurs anjouanais prennent la marchandise, paient et se taisent. ''On ne nous laisse que le seul choix de nous faire déplumer'', déplore un anjouanais interrogé au téléphone.
''Cette situation de contrebande perturbe le marché en Grande-Comore souligne-t-on à la Sch où l'on se refuse de suivre ''la voie tracée par les contrebandiers'' : ''Nous allons continuer à ravitailler le marché et à assurer la distribution suivant nos prévisions jusqu'à l'arrivée de la prochaine cargaison'', déclare notre interlocuteur non sans rappeler un point de vue du président de Ngazidja.
D'après ce responsable, s'opposant à tout rétablissement de l'ordre à Anjouan par l'And, le chef de l'exécutif de Ngazidja aurait fait part de ses observations en soulignant de ''nombreuses perturbations de plusieurs ordres'' sur son île. Celle du pétrole n'en serait qu'une.
M. Hassani
source: al watwan
notre commentaire:
ANJOUAN est coupé de toutes livraisons de pétrole depuis novembre sous ordre de sambi..;la déforestation est entrain de faire de ravages à anjouan.. le prix du pétrole sur lîle est exhorbitant...
qui est responsable?
SAMBi avant tout!!! SAMBi sait très bien qu'en bloquant l'approvisionnement de pétrole à anjouan c'est le peuple qui souffre avant tout et surement pas le régime bacar !! eux circulent encore en voiture !!
alors qu'ALWATWAN arrête de diffuser des informations incensées !!!! qui n'ont aucune logique ..peut être que le niveau exigé pour être recruté sur alwatwan est tellement bas que ses jounalistes écrivent excusez moi l'expression "de la merde" . Néanmoins on en a besoin même de cette merde pour comprendre ce qui se passe au bled...
Mohamed bacar doit sûrement demissioner pour trouver une issue à cette crise!!