Posté le 15.02.2008 par habari
Difficile de vous dire si, oui ou non, il y aura une intervention militaire à Anjouan. Si l’armée nationale affiche une certaine détermination à recouvrer l’intégrité du territoire comorien dont une partie échappe aujourd’hui au contrôle de l’Etat central, les atermoiements du président Sambi laissent planer le doute quant à sa volonté réelle de passer à l’acte. C’est, en tout cas, l’impression d’une majeure partie de l’opinion comorienne qui ne comprend pas pourquoi, après tant de gesticulations et de menaces verbales, l’armée nationale n’est toujours pas intervenue à Anjouan. Si le gouvernement compatit réellement aux exactions et autres tortures que les milices de Mohamed Bacar font subir à la population anjouanaise, ne serait-il pas pressant de voler plus rapidement au secours de ces innocents ? Le risque de ces tergiversations sont multiples : non seulement le moral des troupes, devenues aujourd’hui la risée des Mohéliens, risque d’être gravement atteint, mais le gouvernement accorde paradoxalement un répit au colonel Bacar, qui, entre temps, en a royalement profité pour s’approvisionner en armes, ménager ses arrières et recruter des mercenaires. Encore une fois, l’intervention de l’armée nationale ne sera pas une simple promenade de santé. Au fur et à mesure que le temps passe, les risques d’un carnage à grand échelle augmentent. En outre, à Anjouan, certains n’hésitent pas aujourd’hui à s’opposer ouvertement au débarquement comme en témoigne les manifestations qui ont eu lieu récemment à Mutsamudu et dans le Nyumakélé. Chose improbable il y a un mois tant l’envie de sortir des griffes du colonel Bacar était grande parmi la population.
source inoussa blog
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Posté le 14.02.2008 par habari
Moroni, mercredi 13 février 2008 (HZK-Presse) – Depuis lundi, chaque heure, chaque minute et chaque seconde comptent pour l’armée nationale de développement (AND), qui s’apprêtent à passer l’offensive contre les forces du colonel Bacar. Les derniers détails sont réglés avant de passer à l’action, à partir du Relais de Singani de Fomboni, situé non loin de l’aéroport, et où l’Etat-major de l’armée comorienne a élu domicile depuis une semaine.
Sur le visage des centaines de soldats présents à Mohéli, la tension est visible. Il ne reste que l’ordre suprême pour que le compte à rebours se déclanche. Le colonel Salimou, chef d’Etat-major, et ses hommes déclarent « attendre uniquement la décision des politiques » pour mener l’expédition vers Mutsamudu. L’opération de rétablissement de l’ordre se dessine depuis la visite du président Sambi qui a encore mis en exergue l’imminence de l’opération.
Dimanche soir, le chef de l’Etat s’est entretenu en tête à tête avec les officiers de l’armée pour les soutenir moralement. « La plupart des militaires qui sont à Fomboni, sont ceux impliqués directement par l’opération. Le président a voulu parler aux troupes et prier aussi pour eux car il est avant tout un chef religieux », soutient le chef de l’Etat major juste après que le président de la république ait quitté l’île de Djoumbé Fatima.
A un moment où est entendu à Moroni une ultime équipe de négociation à caractère international, des rumeurs sur un éventuel report ou arrêt total de l’opération avaient perturbé un moment le moral des troupes. Mais la rencontre du chef de l’Etat de dimanche a permis d’enlever les nuages sur l’arrivée des émissaires de la négociation et de rassurer les hommes en treillis que la mission est maintenue à jamais.
« Aucune organisation, encore moins un pays ou une personne sur cette terre ne peut empêcher l’allée de l’armée nationale en terre anjouanaise. Qu’il pleuve ou qu’il neige l’AND doit se positionner à Anjouan comme dans les autres îles de l’union », martèle le président de la république à Radio Comores. « L’arrivée de la délégation de négociateur ne perturbe en rien notre détermination à libérer Anjouan des rebelles », précise de son coté le colonel Salimou lors d’une rencontre avec les journalistes.
A Mohéli où les militaires sont visibles dans tous les coins de l’île, la population s’impatiente. Elle voudrait tout comme dans les autres îles que l’opération se fasse le plus rapidement possible. Mais par rapport au temps, l’armée déclare que « il s’agit d’une autre stratégie pour fatiguer l’ennemie. L’AND est consciente que les hommes de Bacar sont positionnés sur les cotes pour attendre. Donc, on préfère les faire attendre jusqu’à les épuiser. En plus en prenant du temps, cela permet à l’opération de réduire au maximum les risques en pertes humaines ».
Tout en assurant que son équipe est prête, le colonel Salimou reconnaît que des hélicoptères sont attendus incessamment dans l’armée pour dit-il, « réduire justement les risques ». Il a aussi révélé au cours de la rencontre avec la presse que beaucoup de pays sont prêts à soutenir l’opération notamment en matière de troupes mais « malheureusement, le temps ne le permet pas ». Toutefois, l’on apprend que quatre Etats amis ont accepté d’y apporter leur appui au niveau logistique.
Source : Ahmed Abdallah - 130208/aa/hzkpresse/6h00
Posté le 14.02.2008 par habari
Des rumeurs de débarquement pour ce weekend circulent dans certains milieux du gouvernement de l'union..comment prendre cette information? réalité ou nouvelle intox. Ce qui est sûr c'est que l'arrivée à moroni du premier conseiller américain de l'ambassade des états unis à madagascar est un signe fort envoyé à SAMBI. les américains sont contre la guerre , bref contre le débarquement et par la venue de ce conseiller aux comores , ils veulent montrer qui'ils suivent de près ce qui se passe aux comores . Les américains ne font jamais les choses à moitié comme les français , s'ils sont contre la guerre , c'est foutu pour Sambi. Il est temps pour SAMBI d'étudier de près les propositions des américains pour une sortie honorable pour tout le monde de cette crise
équipe centerblog
Posté le 14.02.2008 par habari
Le premier conseiller de l'ambassade des Etats-Unis basée à Madagascar est arrivé mercredi 13 février à Moroni pour préparer une mission internationale de médiation dans la crise anjouanaise, composée de représentants de l'Afrique du Sud, des Etats-Unis, de la France, de la Tanzanie, et à laquelle le gouvernement aurait demandé l'intégration de la Ligue des Etats arabes. L'émissaire des Etats-Unis a indiqué que cette médiation, prévue au départ pour ce week-end, a dû être reportée pour des questions d'agenda des différents pays.
source: kashkazi
Posté le 14.02.2008 par habari
La tension est à son comble dans la capitale anjouanaise. Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février, la voiture du directeur d’Electricité d’Anjouan (EDA) a été incendiée devant la mairie de Mutsamudu, comme le fut début janvier celle de la directrice des Douanes, Roukia Ahmed.
La date de cet incendie n’est en rien liée au hasard. Le lendemain, alors que la ville se réveillait avec de nouvelles inscriptions en faveur de Bacar sur les murs ("Aha a trahi", "Sambi fossoyeur de l'UC [pour Union des Comores]", etc), des proches du régime ont appelé à une manifestation d’opposition au débarquement. Venus de toutes les régions de l’île, mais principalement de la capitale, un petit millier de manifestants –parmi lesquels de nombreux fonctionnaires "invités" par leurs supérieurs à participer au rassemblement sous peine de licenciement- ont défilé dans les rues, portant des banderoles anti-guerre et anti-Sambi, telles que : "Anjouan prise en otage par Sambi", "Oui à la table ronde, non au débarquement", ou encore "Anjouan est pour la paix donc contre Sambi".
Organisée par des proches du régime Bacar –parmi lesquels Makany, leader du Parti populaire anjouanais, favorable à l’indépendance de l’île- et par le mouvement des sans-papiers dirigé par Brazza –qui réclame le rattachement de toutes les îles de l’archipel à la France-, cette manifestation à laquelle a participé Caambi el-Yachourtui, ministre du gouvernement Bacar et ancien vice-président de l’Union sous Azali, s’inscrit dans la guerre de l’information que se livrent l’Union des Comores et le gouvernement anjouanais. Elle visait à montrer aux yeux de la communauté internationale que les Anjouanais sont contre un débarquement. Le soir même, la Radio télévision d'Anjouan (RTA), organe de propagande du régime, annonçait un chiffre de 6.000 manifestants…
Pourtant, au passage du défilé, de nombreux "spectateurs" cachaient difficilement leur colère. C’est que la capitale anjouanaise est, à l’image du reste de l’île, loin d’être acquise à la cause du président autoproclamé de l’île. Au contraire : les rues de Mutsamudu bruissent d’espérances quant à une intervention armée qui mettrait fin à ce que de nombreux Anjouanais appellent "une dictature". Le sentiment de terreur est en effet unanimement partagé dans l’île, entre ceux qui se cachent dans les villages de brousse ou dans la vieille médina arabe de la capitale, ceux qui pansent leurs plaies après avoir été passés à tabac par les forces de la gendarmerie anjouanaise, et ceux qui se taisent mais n’en pensent pas moins, espérant échapper aux geôles du régime
source: kashkazi (malango): journal traduit en justice par les autorités d'anjouan
Posté le 14.02.2008 par habari
L’armée nationale de l’Union des Comores s’est déjà positionnée sur l’île de Mohéli, la plus proche des côtes anjouanaises et attend les ordres pour un débarquement militaire. La communauté internationale veut éviter un affrontement sanglant entre Comoriens, qui se retrouvent, une nouvelle fois, dans l’impasse des crises institutionnelles…
Les applaudissements et les cris d’«Allah Akbar» qui accompagnent l’acheminement des troupes de soldats et du matériel militaire démontrent que le choix de l’option armée pour rétablir l’ordre a Anjouan reçoit une large adhésion de la population comorienne, fatiguée de voir leur pays souffrir de tentatives séparatistes.
Après les multiples pressions de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la francophonie, c’est au tour de l’Afrique du Sud, des Etats-Unis et de la France (qui contrôle déjà Mayotte) de venir proposer leurs bons offices pour éviter à ce petit pays de quelque 600 000 âmes les affres de la violence.
Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, aurait donné une dernière chance à l’initiative internationale pour amener le colonel Mohamed Bacar, à la tête de l’exécutif de l’île d’Anjouan, à se conformer aux exigences de la communauté internationale, à savoir le déploiement immédiat à Anjouan de l’armée nationale comorienne et l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle libre et démocratique à Anjouan. Ce que Mohamed Bacar refuse de faire. Depuis 2002 en effet, il ne cesse de multiplier les menaces séparatistes à l’égard des autorités de l’Union des Comores.
La reconduction du président de l’Union des Comores en 2006 et celui des chefs des exécutifs des trois îles, en juin 2007, devait normalement consacrer définitivement la normalisation des institutions comoriennes.
Toutefois, le cafouillage orchestré par les hommes du Colonel Mohamed Bacar a conduit au report des élections à Anjouan. Défiant le gouvernement central et l’Union africaine, en charge de l’organisation du scrutin, l’homme fort de l’île s’est présenté tout seul aux urnes et s’est autoproclamé vainqueur.
Depuis, toutes les pressions de la communauté internationale pour organiser de nouvelles élections libres ont échoué, ce qui a conduit l’Union africaine à prendre des sanctions individuelles contre les principaux responsables de la junte. Ayant compris que l’Union africaine ne prendrait aucune mesure en dehors des pressions diplomatiques pour restaurer l’autorité de l’Etat sur l’île rebelle, le Président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi a exprimé sa détermination à mettre fin à cette crise en employant la manière forte.
Depuis, dans les administrations, les places publiques, les médias et même dans les familles, que ce soit à Ngazidja ou à Anjouan, le seul sujet de conversation est le «débarquement militaire».
Par ailleurs, le 14 janvier dernier, ils étaient un millier de personnes rassemblées place de l’indépendance pour soutenir l’idée d’un débarquement militaire afin de libérer Anjouan. «Nous sommes réunis sur cette place parce que nous sommes convaincus que la communauté internationale va continuer à tergiverser alors que notre pays se désagrège depuis dix ans. Nous soutenons notre armée dans sa décision de mettre fin, une fois pour toutes, à la prise en otage d’une partie de notre pays», s’est exclamé un des orateurs sous les applaudissements.
Souffrances humaines et dégâts matériels
Jamais un sujet aussi délicat que le choix des armes pour résoudre un problème politique, ne s’était autant banalisé. Ceux qui connaissent les Comores, le calme et la sympathie de ses habitants, ne manqueront pas de s’étonner de la fièvre qui règne à Moroni et à Mutsamudu ces dernières semaines.
Toihir, un ancien ministre, estime que par ces cris de guerre, le président Sambi veut pousser l’opinion internationale à accélérer la recherche d’une solution rapide. Et au ministre d’ajouter : «S’il n’y a pas de solution, il devra effectivement intervenir militairement.»
Les opposants à la guerre ont bien essayé de montrer les conséquences d’une entreprise par essence faite d’incertitudes, de souffrances humaines et de dégâts matériels pour un pays pauvre et faiblement peuplé. De plus, certains émettent des doutes quant à la volonté et à la performance d’une armée qui a toujours déposé les armes lors des coups d’Etat de Bob Denard.
Conscient de ce fait, le chef d’état-major disait devant ses hommes : «Il s’agit d’une intervention à l’intérieur de nos frontières, nous n’allons pas faire une guerre mais une opération de rétablissement de l’ordre».
Lors du sommet de l’Union africaine qui s’est déroulé le 31 janvier dernier, le président Sambi a annoncé à ses pairs l’imminence de l’intervention de son armée. Et depuis, les Comoriens vivent avec le bruit des bottes. L’avenir s’annonce périlleux.
A. Mohamed
(des Comores)
source: l'express de maurice
Posté le 14.02.2008 par habari
JOHANNESBURG CORRESPONDANTE
sur l'île comorienne de Mohéli, les troupes - quelques centaines d'hommes - sont prêtes à l'attaque. A l'horizon : l'île d'Anjouan et son président, le colonel Mohamed Bacar, que le pouvoir central de l'archipel des Comores est décidé à renverser. L'assaut serait imminent. Après des mois de vaines négociations, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, est déterminé à employer "incessamment" la force pour déloger celui qui le nargue depuis sa réélection contestée, en juin 2007.
L'origine de la crise remonte au dernier scrutin, lorsque Mohamed Bacar, président sortant de l'île d'Anjouan, est entré en dissidence et a organisé le scrutin hors la présence d'observateurs, prenant le pouvoir central de court. L'Union africaine (UA) et la communauté internationale ont condamné le coup de force et exigé la tenue de nouvelles élections à Anjouan. Mohamed Bacar demande de son côté la convocation d'une conférence intercomorienne sur les institutions.
Anjouan, qui avait déjà fait sécession en 1997 et proclamé unilatéralement son rattachement à la France, a la réputation d'une île rebelle. A l'époque, l'UA avait instauré un blocus et la crise s'était dénouée après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Celle-ci prévoit l'élection de trois présidents, un par île, et d'un président de l'Union, issu alternativement d'une des trois îles.
Cependant l'origine anjouanaise de l'actuel président de l'Union, Ahmed Adballah Sambi, n'a pas permis d'éviter cette nouvelle crise. Les nouvelles dispositions constitutionnelles ne suffisent pas à assurer la stabilité politique d'un archipel secoué, depuis des années, par les coups d'Etat et les crises politiques à répétition.
Mohamed Bacar est arrivé au pouvoir en 2001 par un coup d'Etat ; il a ensuite été élu une première fois en 2002. Aujourd'hui, il est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, même à l'affrontement armé. Ses troupes sont équivalentes à celles du pouvoir central.
Déjà autoritaire, il a durci le ton. L'opposition l'accuse de régner par la terreur, de procéder à des détentions arbitraires et à des intimidations. Des récits de tortures alimentent la rumeur et entretiennent un climat de peur.
AIDES EXTÉRIEURES
Jusqu'à récemment, le colonel Bacar a profité de la position ambiguë de la France à son égard. Anjouan est en effet proche du territoire français de Mayotte, quatrième île de l'archipel. Et c'est à Anjouan qu'atterrissent les avions chargés d'immigrés clandestins refoulés. Mayotte, un territoire grand comme deux fois l'île d'Oléron, bat le record d'expulsions : plus de 16 000 en 2007, alors que la métropole affiche un peu plus de 23 000 reconduites à la frontière.
Le président de l'Union, Adballah Sambi, n'est pas aussi bien disposé que Mohamed Bacar à l'égard de la France. Comme d'autres "unionistes", il considère que Mayotte fait partie des Comores et que les Comoriens y sont chez eux.
Il semble cependant que, depuis son élection controversée, le colonel Bacar a été lâché par la France, qui a laissé le dossier aux mains de l'Union africaine.
L'envoyé spécial de l'UA, Francisco Madeira, a essayé pendant plusieurs mois de trouver une solution négociée, proposant notamment l'organisation d'une nouvelle élection à Anjouan, à laquelle le colonel Bacar pourrait être candidat. L'UA avait envisagé puis abandonné l'idée d'organiser elle-même une intervention militaire pour déloger Mohamed Bacar. L'organisation ne voulait pas prendre l'initiative de déclencher un conflit dans une île qui, jusque-là, était certes en crise mais pas en guerre.
Il aura fallu plusieurs mois au président Sambi pour se préparer à une intervention armée. Il menace depuis juin 2007 de lancer l'assaut sur Anjouan, sans avoir les moyens de le faire. A l'époque, l'armée nationale ne disposait ni de bateaux ni d'hélicoptères ou d'avions capables de mener à bien cette mission.
Depuis, le président Sambi a reçu des aides extérieures, notamment de la Libye et de l'Iran. Au moins quatre avions cargos affrétés par Tripoli sont arrivés aux Comores. Coup de bluff ou réelle menace ? Le colonel Sambi s'est dit prêt, lors de son discours du nouvel an, à "prendre l'uniforme pour faire face aux mercenaires envahisseurs".
Fabienne Pompey
source: le monde
Posté le 13.02.2008 par habari
à l'heure actuelle , on ne sait toujours pas ou en est cette délégation internationale conduite par la ministre sud africaine et censée arriver bientôt aux comores . quand est ce qu'elle doit arriver à Moroni? personne n' a reussi à nous donner une date exacte.. que se passe t-il à anjouan depuis quelque jours ? aucun moyen d'entrer en communication avec nos correspondants sur place.. Bref on dirait que le pays est suspendu..et tout le monde se dit: c'est quoi la suite des événements?.l'ambiance est assez lourde.. Sambi dit vouloir en découdre, mais d'un autre côté , il sait qu'au moindre faux pas , la communauté internationale non seulement le lachera , mais provoquera sa chute ...
qui tire les ficelles actuellement? on saura davantage dans les prochains jours
Posté le 12.02.2008 par habari
Moroni, lundi 11 2008 (HZK-Presse) – Pourquoi ne sont-ils toujours pas là et
d’où vient cette confusion qui semble entourer l’arrivée à Moroni des membres de
la mission de médiation internationale dite « de la dernière chance », annoncée
depuis quelques jours ? La question est sur toutes les lèvres, mais au fil des
heures, l’information n’a pu être officiellement confirmée, ni démentie par
aucune autorité comorienne compétente.
Même le chef de l’Etat semblait quelque peu surpris et même sceptique à l’idée
qu’une telle mission puisse réussir à dénouer la crise anjouanaise, en un laps
de temps aussi court. Puis, une délégation de haut niveau n’atterrit pas dans un
pays sans prévenir, observe un diplomate à Moroni.
« Je ne refuse pas la venue de médiateurs, autant de fois qu’ils le
souhaiteront, mais je suis au regret de constater qu’ils ne pourront interrompre
le processus déjà engagé de libération d’Anjouan, pour lequel notre armée s’est
préparée », a répondu sans ambages le président Sambi à un journaliste de la
radio nationale.
Le président de l’Union a regagné Moroni ce lundi, en milieu de journée, après
une visite de deux jours à Mohéli où il était allé s’enquérir de l’état
d’avancement des préparatifs du débarquement dont le plan serait « bouclé dans
ses moindres détails ».
Accompagné de son directeur de cabinet chargé de la Défense, Mohamed Bacar
Dossar, le chef de l’Etat s’est longuement entretenu avec l’état-major de
l’armée nationale de développement, dans toutes ses composantes [force
comorienne de défense (Fcd), gendarmerie et autres corps auxiliaires, tels que
l’unité de santé militaire et le personnel administratif et technique, tous
mobilisés dans l’île, pour un même et seul objectif : « la libération d’Anjouan
» en proie à une rébellion sécessionniste depuis août 1997.
Ce contact direct avec les soldats est devenu si fréquent qu’il se crée
presque des liens insoupçonnés entre un président de la république qui n’hésite
plus à revêtir l’uniforme, et une institution militaire peu habituée à cet
exercice de communication voulu et entretenu par un pouvoir civil lequel a
succédé en 2006 au régime du colonel Azali, auteur du putsch militaire de 1999
qui avait renversé le président Tadjiddine pour se faire élire trois ans plus
tard premier président de l’Union.
A Fomboni, le président Sambi est allé encore tester le moral des troupes,
avant de prier avec eux et implorer la bénédiction d’Allah « pour que
l’opération se déroule avec le moins de pertes possibles », a-t-il déclaré.
De son coté, le chef d’état-major des armées, le colonel Salimou Mohamed
Amiri, parlant au nom de ses frères d’arme officiers et sous officiers qui
composent le commandement, a tenu à rassurer l’opinion sur leur « détermination
sans faille à accomplir loyalement et efficacement la mission » de
rétablissement de l’ordre constitutionnel sur l’île d’Anjouan, et qu’à ce jour
toutes les conditions étaient presque réunies pour passer à la phase finale, «
avec les moyens du bord ».
Il est vrai qu’une opération de débarquement de ce genre suppose des moyens
logistiques appropriés, aériens et navals, mais tout porte à croire que leur
usage peut s’avérer d’une « utilité marginale dans le contexte comorien », où il
ne s’agit pas de mener une guerre conventionnelle à proprement parler, nous
confiait un ancien officier à la retraite, qui avait suivi de près à Anjouan la
première tentative de débarquement de 1997.
Selon lui, « les milices de Mohamed Bacar n’ont pas la capacité de résister
plus de deux jours à la puissance de feu de l’armée nationale, en effectif et en
équipement, et la population anjouanaise semble avoir changé de camp, après 10
ans de séparatisme sans issue ».
Coupés du reste du monde, à cause de la suspension des télécommunications, les
autorités au pouvoir à Anjouan maintiennent la pression et quadrillent les
points stratégiques de l’île, tels que le port de Mutsamudu et l’aéroport de
Ouani ainsi que les bâtiments administratives.
Leurs apparitions publiques sont rares alors que la psychose continue à gagner
la population. Certaines mauvaises langues disent que le principal allié du
colonel Bacar était la météo, la persistance des fortes intempéries de ces
derniers jours expliquant probablement le retard qu’accuse le débarquement…
El-Had Said Omar
110208/eso/hzkpresse/21h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
BP 2216 Moroni - UNION DES COMORES
Siège : Badjanani (route du port)
Tél/Fax: (269) 76 26 20 - Mobile :(269) 33 26 76
Site web : www.hzk-presse.com
Posté le 12.02.2008 par habari

ce jour en écoutant l'édition de 13 h de radio comores, j'ai été frappé de constater qu'il n y a eu aucun mot sur la crise politique actuelle, en particulier sur l'état des troupes qui sont à Fomboni et qui sont entretenues par l'état au détriment de tous les autres fonctionnaires qui sont sacrifiés depuis des mois. En effet en évoquant un hypothétique débarquement , le président SAMBI a donné des consignes clairs au gouvernement de l'union de bloquer les salaires des fonctionnaires ( le fruit de leurs efforts, de leur travail ) pour financer l'entretien des troupes à moheli . le seul inconvénient qui reste à souligner demeurre dans le fait que ce débarquement est soumis à beaucoup de conditions à commencer par une certain "laisser faire " de la part la communauté internationale. Or sambi n' a pas cette autorisation , On dit même que sambi serait ménacé par les états unis, la france et sud afrique au cas ou il se permettrait de débarquer à anjouan en faisant fi des avertissements qui lui ont été donnés!!! Que ca doit être dur d'être président d'un pauvre pays du tiers monde!!
Ce qui fait qu'étonnament aucune allusion à la délégation internationale sensée séjourner aux comores en ce début de semaine , non plus aucune allusion à l'état des troupes à MOHELI n'est mentionnée .Sambi est bien confronté à un dilemme : soit envoyer ses troupes à anjouan au risque de le payer très cher de la part de ces 3 états , soit ne pas débarquer à anjouan , quitte à se faire traiter d'incompétent , de menteur , et d'autres insultes quant à cette gestion chaotique de la crise. je crois que sincèrement que SAMBI gère la crise en montrant sa détermination à vouloir débarquer à anjouan pour qu'au final cette même communauté internationale finisse par changer d'avis pour le soutenir , mais comme l'a fort bien dit la communauté internationale par le biais de l'ambassadeur de france aux comores:L'agenda de la médiation internationale n'est pas calqué sur l'impatience des comoriens.. SAMBI aurait du comprendre cela depuis longtemps!!!! quel gâchis!!!!
équipe centerblog