Posté le 18.02.2008 par habari
La France s'est déclarée "gravement préoccupée" par la crise aux îles Comores appelant à tout faire pour préserver leur unité et leur stabilité, "menacées par le comportement des autorités illégales d'Anjouan".
"L'autorité des institutions de l'Union des Comores doit être rétablie sans plus de retard", a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux.
"Il s'agit d'une condition essentielle pour assurer la stabilité dans la région et pour le développement des Comores, aujourd'hui compromis par cette crise", a-t-il ajouté.
Paris "réitère son plein appui au président (comorien Ahmed Abdallah) Sambi et aux efforts inlassables de celui-ci, avec le soutien de l'Union africaine, de l'Afrique du Sud et de la communauté internationale, pour maintenir l'intégrité de l'Union des Comores".
La France précise qu'elle "participera à une ultime mission de médiation dont le principe a été arrêté par le groupe des Etats de la région en marge du sommet de l'Union africaine". La participation française "sera précisée une fois la date connue", a dit le porte-parole.
L'archipel des Comores, composé de trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), est très pauvre. Mayotte, qui avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975, fait figure d'"eldorado" dans la région.
source: le figaro
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Posté le 18.02.2008 par habari
La France est gravement préoccupée par la situation aux Comores. Elle réitère son plein appui au Président Sambi et aux efforts inlassables de celui-ci, avec le soutien de l’Union africaine, de l’Afrique du Sud et de la communauté internationale, pour maintenir l’intégrité de l’Union des Comores. La France souligne la nécessité de préserver l’unité et la stabilité des Comores, gravement menacées par le comportement des autorités illégales d’Anjouan.
Des mesures ciblées et coordonnées doivent renforcer la pression exercée par l’Union africaine sur les autorités illégales d’Anjouan. Elles devront être prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, comme suite à la demande faite par l’Union africaine lors de son sommet à Addis Abeba, le 2 février, et par l’Union européenne, qui finalise un dispositif de sanctions.
La France participera à une ultime mission de médiation dont le principe a été arrêté par le groupe des Etats de la région en marge du sommet de l’Union africaine. Nous comprenons que cette ultime médiation, menée par l’Afrique du Sud avec l’appui de la France et des Etats-Unis et comprenant également le ministre des Affaires étrangères de la Tanzanie ainsi que le représentant de l’Union africaine, M. Madeira, a été acceptée dans son principe par le Président Sambi. La participation française sera précisée une fois la date connue.
En cas d’échec de cette ultime mission, et si les autorités illégales d’Anjouan persistent à faire obstacle à la mise en œuvre des demandes de l’Union africaine et de la communauté internationale, elles assumeront les conséquences de leur attitude de blocage. L’autorité des institutions de l’Union des Comores doit être rétablie sans plus de retard. Il s’agit d’une condition essentielle pour assurer la stabilité dans la région et pour le développement des Comores, aujourd’hui compromis par cette crise.
source: France diplomatie
notre commentaire: cette réaction des autorités françaises face à la situation critique aux comores est assez riche d' informations
Nous devons retenir plusieurs points:
la france considère les autorités d'anjouan comme "étant illégales" , en aucun moment la notion de rébéllion armée ni de milice n'est utilisée. elle n a en aucun moment fait déclaration de violations de droits de l'homme , d'acte de barbarie de la part de ces autorités d'anjouan
la Françe appelle à renforcer les mesures ciblées et coordonnées contre les aurorités d'anjouan .elle appelle le conseil de sécurité des nations unies à valider de telles mesures
Elle veut participer à cette ultime mission de médiation qui sera conduite par les sud africains,l'UA, la tanzanie avec la participation des états unis . Cette mission étant présentée comme étant la mission de dernier recours..
La diplomatie française avertit qu'en cas d'echec de cette médiation , les autorités d'anjouan assumeront les conséquences de leur attitude de blocage. le mot est lâché , en terme diplomatique ce mot voudarit dire que l'autorisation à un débarquement militaire aurait leur aval..
pour résumer: La france s'oppose à un quelconque débarquement militaire sans la venue aux comores de cette ultime médiation . le président SAMBI est mis en garde .. l'ANd doit rester à moheli jusqu'à l'issue des négociations de cette ultime médiation qui viendra aux comores les prochains jours
Si cette mission échouait ,c.à.d que les autorités d'anjouan restent dans leurs positions , le recours à une débarquement armée sera à priori inévitable.. la question qui n'a pas été éclaircie : si un tel débarquement a lieu , se fera t il avec ou sans la participation de la communauté internationale?
équipe habari centerblog
Posté le 18.02.2008 par habari
A Moroni, la perspective de l'arrivée d'une médiation internationale (lire ci-contre) a été éclipsée par l'arrivée, samedi 16 février, de deux hélicoptères de fabrication ukrainienne.
Alors que les préparatifs militaires s'accélèrent à Mohéli, la dernière chance de régler la crise de manière pacifique patine. Attendue depuis une semaine, la médiation internationale pourrait cependant intervenir en ce début de semaine. La participation des Etats-Unis, aux côtés de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie et de la France, au sein de cette mission de médiation, constitue une première. Jamais le géant américain n'avait jusque-là occupé une place de premier plan dans les tentatives de règlement des crises politiques de l'archipel. Lors de la visite, début janvier, de la secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires africaines, Jenday E. Frazer, Sambi avait toutefois sollicité ''l'implication des Etats unis dans la recherche d'une solution à la crise comorienne''. Le porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores et ministre de l'Education nationale, Abdouroihim Said Bacar, affirme que ''l'Union africaine a officiellement annoncé l'arrivée de cette délégation avant lundi 11 février. Nous avons espéré qu'une issue pacifique se trouverait grâce aux bons offices des ces pays. Il n'en reste pas moins que nous croyons fermement que les voies du dialogue sont épuisées et que la voie militaire est l'unique solution pour rétablir l'ordre à Anjouan et démettre Mohamed Bacar''.
Si la Lettre de l'Océan Indien avait annoncé que ces appareils seraient fournis par la Libye, nous n'avons pu vérifier cette information. Arrivés en pièces détachées, les hélicos sont actuellement en cours de montage. Leur mise à disposition devrait donner un coup d'accélérateur aux préparatifs du débarquement. A l'occasion de sa dernière conférence de presse, la semaine dernière, le chef d'état major de l'Armée nationale de développement, Salimou Mohamed Amiri, déclarait en effet que ''la raison qui retarde l'opération du débarquement militaire, a trait au retard mis dans l'envoi des hélicoptères'', très attendus pour couvrir les opérations au sol, faciliter le déplacement des troupes et l'évacuation rapide des blessés. Lors de sa visite à Mohéli, du 10 au 12 février, Sambi a été "briefé par l'état-major sur les probables pertes humaines et matérielles" en fonction de la participation ou non d'hélicoptères aux opérations, indique un journaliste présent à Mohéli la semaine dernière. "Le président a alors décidé de ne pas les laisser partir sans hélicoptère, même si tout avait été préparé sans ça."
Le retard des hélicoptères n'est cependant pas la seule explication au report de l'intervention. De source militaire, ''la météo très défavorable, marquée par de fortes pluies et des houles très hautes et des menaces de cyclones dans la région ont joué en défaveur du débarquement''. Un témoin oculaire à Mohéli, confirme que le bateau 13 Radjab chargé de transporter les militaires a failli s'envaser au port de Mohéli, entraîné par les vents forts et les vagues très hautes. Le bateau est sommé par l'état major de rester au large ''pour éviter de heurter les côtes''.
Dimanche 17 février après-midi, un observateur qui avait quitté Mohéli la veille estimait à quatre jours le délai nécessaire pour lancer l'opération. "Les militaires étaient dispersés et déconcentrés à force d'attendre", affirme-t-il. "On m'a dit qu'ils commencent maintenant à se regrouper sur Itsamia, d'où doit être lancée l'opération. Il faut aussi essayer les hélicos, faire quelques exercices. Enfin, on dit que le président devrait s'adresser à la nation lorsque tout sera prêt." Ces soldats commencent à s'impatienter : partis à l'origine pour quelques jours seulement, certains manquent de matelas, de vêtements de rechange et souffrent des moustiques. "On a cru qu’on venait juste pour un ou deux jours mais ce n’est pas le cas. La rage diminue de jour en jour", avouaient la semaine dernière des soldats en permission dans les rues de Fomboni.
source:Kashkazi
Posté le 18.02.2008 par habari
Ukombozi (Libération) : tel est le nom de la radio mise en place par le gouvernement de l’Union pour "sensibiliser et conscientiser" la population d'Anjouan. Installé dans les locaux de la gendarmerie de Mohéli, le studio de fortune est géré directement par l'état-major militaire qui pose un regard vigilant sur tous les programmes.
L’antenne émet régulièrement des messages à l’endroit des autorités de l’île "rebelle", de la population et des soldats des Forces de gendarmerie anjouanaises. Les chansons militaires passent en boucle à longueur de journée. Les responsables politiques de l’Union interviennent de temps à autre pour appeler la population à désavouer Bacar et sa bande. "L’utilité de cette radio, vous la verrez au moment où les combats vont commencer", précise le chef d’état-major. Le colonel Bacar n'a pas tardé à répliquer par la voix de son propre organe de propagande, RTA (Radio et télévision d'Anjouan), qui émet jusque sur les côtes mohéliennes. "Vous avez monté une radio pirate mais je finirai par vous avoir", a–t-il lancé à ses "ennemis"…
(Le Quotidien de la Réunion)
Posté le 17.02.2008 par habari
Le gouvernement comorien menace d'intervenir millitairement à Anjouan pour déloger le colonel Mohamed Bacar, réélu à la tête de l'île aprés un scrutin controversé l'an dernier. A Moroni, les autorités fédérales affirment qu'elles viennent de recevoir deux hélicoptères capables de soutenir une « intervention » sur l'île d'Anjouan. Ces hélicoptères, livrés par l'Ukraine, pourraient être utilisées pour transporter des troupes et évacuer des bléssés précise l'état-major comorien.
Il y a un peu plus d'une semaine, ce sont des bruits de bottes que l'on entendait à Moheli. L'armée a en effet massé plusieurs centaines de soldats sur cette île située à quelques encablures de l'ile rebelle d'Anjouan.
Chacun avait alors pris conscience que la guerre pyschologique que se livrent depuis juin dernier l'ile rebelle et la fédération était en train de changer de nature. D'autant que jeudi dernier les autorités fédérales affirmaient haut et fort qu'une opération armée était la seule option possible pour ramener le présidnet autoproclamé d'Anjouan à la raison.
Aujourd'hui, avec la livraison de deux hélicoptères, l'état-major envoie un signal clair. L'armée fédérale n'entend pas recommencer les erreurs du passé. La dernière opération contre Anjouan, en 1997, s'était soldée par un échec, notamment en raison du manque de moyens aéroportés.
Cette fois-ci l'état-major assure que les hélicoptères seront utilisés pour achemier les forces, appuyer les opération au sol et évacuer les blessés. A Moroni, beaucoup attendent pour la semaine prochaine un dénouement à la crise politique ouverte en juin dernier, avec la réélection du président d'Anjouan Mohamed Bacar au terme d'un scrutin dénoncé par le gouvernement fédéral et contesté par l'Union africaine qui a réclamé en vain l'organisation d'une nouvelle élection.
source:RFI
Posté le 17.02.2008 par habari
selon ALWATWAN de ce samedi 16/02/2008 :
Un avion cargo, arrivé à l'aéroport de Moroni-Hahaya dans la nuit du vendredi à samedi, aurait transporté deux hélicoptères destinés à l'opération de rétablissement de l'ordre à Ndzuwani. une information confirmée par le correspondant comorien de l'agence REUTERS
notre commentaire:
la réception de ces deux hélicoptères est en soi un avantage non négligeable pour l'AND pour espérer gagner le combat qu'il compte livrer à ANJOUAN dans l'optique de ce débarquement présenté comme imminent . il faudrait sûrement encore quelques jours pour que l'AND puisse s'en servir.
quels pays auraient mis à disposition des hélicoptères pour donner un coup de pouce à SAMBI? Il est fort à parier que cet état fait partie de ces "états que washington qualifiait "d'axe du mal", et donc probablement de l'IRAN, ou de la libye .
Même avec ces hélicoptères , Sambi sait qu'il ne peut pas s'aventurer tout seul sur le chemin de la guerre . Ce qui est sûr les états impliqués contre la guerre seront obligés de sortir leurs griffes pour montrer à sambi que c'est pas lui qui est maitre de ce dossier contrairement à ce qu'il croit!! .voyons pour quelles raisons ces pays restent pour le moment opposés à une intervention militaire
Les USA qui s'impliquent dans ce conflit et qui en général vont jusqu'au bout de leurs démarches , n'hésiteront sûrement pas à renverser sambi à sa moindre erreur.Ils ont montré en ayant délégué leur sécrétaire d'état chargé des affaires africaines qu'ils mettent sambi sous surveillance et qu'ils espèrent que ce conflit soit résolu de façon pacifique . il est clair que le positions pro iranien de SAMBi ne sont pas vues de bon oeil par washington.
La france qui chacun le sait a mis en alerte à mayotte ses militaires et même un bâteau de guerre reste un des éléments clefs de ce conflit .le soutien d'antan que bénéficiait les autorités d'anjouan de la part de notre ancien colonisateur est remis en question.Mohamed bacar n' a plus ce soutien , mais la France a des "amis comoriens " qui sont dans le gouvernement de mohamed bacar . La france n'a aucune envie de laisser SAMBI dicter sa loi à anjouan , il faut le savoir . la stratégie actuelle de la france est de faire partir MOHAMED BACAR, laisser le pouvoir d'anjouan à un membre du gouvernement bacar réputé "pro francais" , une manière pour elle d'avoir encore présente une puiisance d'influence à anjouan et une force utile pour contraidre l'Union si besoin surtout par rapport au dossier de mayotte. Tout le monde le sait , les autorités d'anjouan sont considérés par PARIS comme étant plus réalistes sur le "dossier" de MAYOTTE , par rapport aux positions affichées de l'union qui croit que mayotte reviendra dans l'union des comores en faisant fi de la volonté des mahorais ...MAYOTTE deviendra un département français si telle est l'envie des mahorais et des français et cela quelque soit l'attitude affichéee de l'union des comores
Bien sûr le 3ème pays fortement impliqué dans ce conflit est bien sûr SUD AFRIQUE qui dispose de troupes à moroni et qui est à l'heure actuelle opposé à un éventuel débarquement. Pour les sud africains , il y a encore une marge pour le dialogue ,ils estiment que ce dialogue est devenu difficile du fait de l'intransigeance de deux camps.l'union des comores réfusant de se mettre sur une même table avec les autorités d'anjouan qu'elle qualifie de "rébéllion armée".
En tous cas la saga du débarquement continue, et probablement d'ici une semaine aucune intervention militaire ne se fera même avec l'arrivée de ces hélicoptères .Sambi continue de monter la tension mais ira t-il jusqu'au bout? ou plutôt le laisseront il aller jusqu'au bout?
source: habaricenterblog
Posté le 16.02.2008 par habari
comme le confirme le correspondant comorien de l'agence reuters , il parait qu'il y ait bien eu reception de 2 hélicoptères de fabrication soviétique ( ukrainienne ....voir photo ); il est fort à parier que ces hélicoptères ont été fournis par des pays ayant eu des rélations de coopération étroite avec l'ex URSS ( viennent ils de l'iran? de la libye?)..
en tous cas, l'évolution de cette crise entre dans une phase de plus en plus décisive... comment va réagir la communauté internationale qui ne cesse de mettre en garde le président SAMBI contre une action armée aux conséquences incalculables..
les prochains jours seront riches de renseignements
voici le modèle du genre d'hélicoptère
MORONI (Reuters) - Comoros has received two Ukrainian helicopters to back up its planned military action against the rebel island of Anjouan, a government spokesman said on Saturday.
Comoros' federal government believes military action is the only way to resolve a bitter stand-off with Anjouan's self-declared leader Mohamed Bacar, who held a poll eight months ago that was designed, critics say, to keep himself in power.
An African Union (AU) mission, which was expected to visit the Indian Ocean archipelago this week, has yet to materialise, adding to the tension in the islands that have endured 19 coups and coup attempts since independence from France in 1975.
"They (the helicopters) arrived ... early this morning. Originally they are from Ukraine," Abdourahim Said Bacar, a government spokesman, told Reuters.
"Since there hasn't been any peaceful alternative, they will back up the military operation," he said, prevented by a bad telephone line from giving further details.
Hundreds of government troops have assembled on Moheli island, the closest one to Anjouan, in preparation for a likely assault on Anjouan, local media and residents say.
AU sanctions against Anjouan and other diplomatic efforts to resolve the standoff have failed.
On Friday, Comoros' top military officer was quoted as saying he had no clear idea of Anjouan's firepower and acknowledged the operation's dangers.
"It is a high-risk operation," Lieutenant Colonel Salimou Mohamed Amiri was quoted as saying in the state-owned Al Watwan newspaper.
He was quoted as saying the helicopters would be used to cover ground operations, transport soldiers and evacuate the wounded if there was an assault.
Anjouan is a small, wooded, hilly island, whose forces appeared well-trained and had automatic weapons when Reuters visited the island last July.
Lying off Africa's east coast, the Comoros islands retain some autonomy through local leaderships under the terms of a 2001 peace deal, but also share a rotating national president.
First settled by Arab seafarers 1,000 years ago, the islands that produce vanilla, cloves and ylang-ylang later became a pirate haven.
Posté le 16.02.2008 par habari
''Plus rien ne nous empêchera d'aller à Anjouan. Si l'intervention militaire tarde encore à se concrétiser, c'est parce que nous cherchons à limiter les dégâts sur place. Et nous pensons qu'avec des moyens aériens, les dommages collatéraux de cette intervention seront sensiblement réduits''. En recevant la presse à l'hôtel Relais de Singani, le lundi 11 février, le chef d'état-major de l'armée nationale, le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, s'est voulu rassurant. Selon lui, les forces de gendarmerie d'Anjouan (Fga) ne pourront aucunement résister aux assauts de l'And, même s'il avoue ne pas savoir avec exactitude la puissance de feu de l'adversaire. ''Nous connaissons précisément l'arsenal d'armes qu'il a spoliées à l'armée nationale. Reste à savoir si, entre temps, il a pu s'approvisionner en armes'', a-t-il dit.
Dans son court déplacement à Mohéli le week-end dernier, le président Sambi a réaffirmé le maintien de l'opération militaire contre Anjouan et prodigué ses conseils à l'état-major. A un journaliste qui lui a demandé pourquoi le débarquement est reporté d'une semaine à une autre, le colonel Salimou a répondu : '' A ma connaissance, aucune date n'a jamais été fixée. Il faut aussi savoir que ce ne sera pas une simple promenade de santé. C'est une opération à haut risque. Une chose est sûre : à Anjouan, nous irons. Nous sommes d'ailleurs sur le chemin. Nous n'allons pas faire marche arrière''.
Au sujet de l'appui dont pourrait bénéficier l'armée nationale de la part de certains pays amis dont la Libye et le Soudan, le patron de l'And a indiqué que cette aide revêtira plusieurs formes. ''Il s'agit essentiellement d'un appui logistique. Certes, ces pays sont aussi disposés à nous envoyer des troupes, mais, pour en arriver là, il faut une série de procédures, souvent trop longues, comme par exemple une réunion des chefs d'état-major de l'Union africaine,….Et là, on risque de perdre beaucoup de temps'', a poursuivi le colonel Salimou.
Depuis le vendredi 9 février, le bateau Treize Radjab mouille au large de la capitale mohélienne avec près d'une centaine de militaires à bord, mais aussi du matériel lourd destiné à l'intervention militaire contre les autorités séparatistes d'Anjouan. Entre le samedi et le dimanche, le navire s'était embourbé le long de la plage de Fomboni, après le retrait de la mer. Il a fallu de grosses manœuvres et l'arrivée d'un engin extraordinairement puissant pour pousser le bateau à gagner le large. Une journée plus tôt, un féticheur de Bandarsalama, connu sous le surnom de Radio, a été surpris en train de rôder autour du Treize Radjab. Il aurait été chargé par l'ex-président Mohamed Said Fazul d'empêcher, par des exercices d'incantation, le bateau de reprendre la mer.
D'autres sources invoquent une météorologie peu clémente ces derniers temps pour justifier le report de l'intervention militaire à Anjouan. Il va sans dire que les conditions climatiques sont un élément très important dans le dispositif d'attaque contre l'île séparatiste.
M.Inoussa
Posté le 16.02.2008 par habari
Au bureau de l'Ua à Moroni, on indique qu'effectivement une mission de l'organisation panafricaine est prévue pour se rendre à Moroni mais qu'il n'y avait pas encore ''de date précise'' pour sa venue. Selon son porte-parole, le gouvernement de l'Union a ''espéré une issue pacifique grâce aux bons offices de ces pays'' même si ''nous croyons fermement que les voies du dialogue sont épuisées et que la voie militaire est l'unique solution pour rétablir l'ordre à Anjouan et démettre Mohamed Bacar''.
La mission de l'Union africaine, conduite par l'Afrique du sud et la Tanzanie et rejoint par les Etats unis et la France, attendue depuis lundi 11 février n'est finalement pas arrivée. Cette mission très attendue puisque qualifiée de ''mission de la dernière chance'' par le ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, n'a toujours pas donnée signe de vie. Au secrétariat du bureau de l'Union africaine à Moroni, on indique qu'effectivement une mission de l'Ua est prévue pour se rendre à Moroni mais ''nous n'avons pas de date précise'' de son arrivée.
La participation des Etats-Unis d'Amérique dans une mission de bons offices sur la crise comorienne est une première. Lors de la dernière visite, début janvier, de la secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires africaines, Jenday E. Frazer, le chef de l'Etat, Sambi, avait sollicité ''l'implication des Etats unis dans la recherche d'une solution à la crise comorienne''.
Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education nationale, Abdouroihim Said Bacar, affirme, pour sa part, que ''l'Union africaine a officiellement annoncé l'arrivée de cette délégation avant lundi 11 février. Nous avons espéré qu'une issue pacifique se trouverait grâce aux bons offices des ces pays. Il n'en reste pas moins que nous croyons fermement que les voies du dialogue sont épuisées et que la voie militaire est l'unique solution pour rétablir l'ordre à Anjouan et démettre Mohamed Bacar''. Au service de protocole du ministère des Relations extérieures, on affirme que leurs services ''n'ont pas été saisis de l'arrivée de cette mission à Moroni''.
Le président de la République, en provenance de Mohéli, disait lui aussi : ''une délégation est attendue mais on ne sait pas quand'', martelant une fois encore que le débarquement militaire était en marche et que ''ni personne, ni aucun pays'' ne pouvait ''arrêter la machine''.
A l'occasion de sa dernière conférence de presse, le chef d'état major de l'Armée nationale de développement, Salimou Mohamed Amiri, déclarait que ''la raison qui retarde l'opération du débarquement militaire, a trait au retard mis dans l'envoi des hélicoptères'', très attendus sans doute pour couvrir les opérations au sol, faciliter le déplacement des troupes et l'évacuation rapide des blessés. De source militaire, ''la météo très défavorable, marquée par de fortes pluies et des houles très hautes et des menaces de cyclones dans la région ont joué en défaveur du débarquement''. Un témoin oculaire à Mohéli, confirme que le bateau 13 Radjab chargé de transporter les militaires a failli s'envaser au port de Mohéli, entraîné par les vents forts et les vagues très hautes. Le bateau est sommé par l'état major de rester au large ''pour éviter de heurter les côtes''.
notre commentaire: toujours des excuses et des justifications bidons comme la météo pour nous expliquer pourquoi L'AND tarde à aller à anjouan.. arrêter ce spectacle désolant!! on sait bien que les préparatifs sont loin d'être bouclés ..en attente encore de matériels?
Posté le 16.02.2008 par habari
L'AND depuis leur arrivée à moheli , voici plus de 2 semaines n'arrêtent par le biais de son chef d'état major de faire des commentaires qui parfois restent contradictoires. On nous parle d'une opération imminente depuis environ plus d'un mois et demi , force est de constater que depuis plus d'un mois rien n'a réellement évolué dans la préparation .
les caisses de l'état sont vidées pour entretenir ces 600 hommes qui sont à moheli et qui passent leur temps à admirer les belles plages de moheli et à faire du vacarme tôt dans la matinée par leurs entrainements physiques , ces militaires ne sont pas discrets et leur présence commence déja à perturber le calme qui prévaut dans cet île des comores . Pendant ce temps le colonel Salimou, chef d’Etat-major déclare: "il s’agit d’une autre stratégie pour fatiguer l’ennemie. L’AND est consciente que les hommes de Bacar sont positionnés sur les cotes pour attendre. Donc, on préfère les faire attendre jusqu’à les épuiser. En plus en prenant du temps, cela permet à l’opération de réduire au maximum les risques en pertes humaines" .L'argument est très leger. comment peut on parler d'une guerre imminente depuis environ 1 mois , comment peut on dire que les préparatifs sont bouclés depuis deux semaines et dire à la population que cette stratégie d'attente est concue expressément pour fatiguer l'ennemi? c'est pas sérieux !!
d'un autre côté le même colonel reconnait :"que des hélicoptères sont attendus incessamment dans l’armée " et que "quatre Etats amis ont accepté d’y apporter leur appui au niveau logistique."
En un mot , l'armée n'est pas prête de débarquer à anjouan . On attend encore du matériel , et d'autre part on attend l'appui logistique des "pays amis" censés pouvoir aider les comores..
Sûrement du côté de l'union africaine, qui a décidé le 23 janvier dernier de prolonger les sanctions contre les autorités d'anjouan , la date limite de ces sanctions tombera le weekend prochain.. qu'ont ils prévu de faire après ? reconduire les sanctions ou durcir le ton envers anjouan? la deuxième solution sera sûrement privilégié .. le président sambi s'est trompé dans sa stratégie, d'un côté il est ménacé par la france, les USA , et SUD afrique, de l'autre côté l'AND n'est pas encore prête pour un débarquement , Il est sûrement entrain de jouer la "montre" en attendant le weekend prochain C.à.d , la fin de l'ultimatum fixé par L'UA et là si celle ci ne décide rien de contraignant , les 4 pays amis censés lui prêter un coup de main pourront éventuellement le faire .. D'ici là les anjouannais peuvent dormir tranquilles !!!